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samedi 20 octobre 2012

Un drame sans mise en perspective...

En se rendant à la maternité de Brive (Corrèze), à une heure de chez elle, une maman habitant à Figeac (Lot) tente d'accoucher sur l'autoroute mais perd son bébé... Voilà bien un drame qui interpelle... Je lis les réactions aux articles de presse : "c'est une honte; déserts médicaux; abandon des services publics et au public..." J'en passe et des pires !
Des propos que l'on retrouve quand une poste ferme, un commerce ou autres. Mais quand on creuse un peu et que l'on interroge ceux qui savent tant s'émouvoir, on se rend vite compte qu'ils sont aussi les premiers à ne jamais utiliser ces mêmes services de proximité. "Moi, aller dans cet hôpital ? Jamais ! Je veux les meilleurs et les plus modernes dans la grande ville." "Aller dans cette épicerie ? Non c'est trop cher et pas assez achalandé alors je file à la grande surface." Tartuffe réveille toi, ils sont tous en train de t'imiter !La proximité qu'on le veuille ou non, cela se paye... Soit par le "consommateur" soit par le contribuable! De plus, j'aimerais juste connaître l'avis du gynécologue qui a laissé partir cette maman alors que son travail d'accouchement avait manifestement commencé. Figeac n'a certes pas de maternité mais peut accueillir des urgences avec un encadrement médical qui aurait certainement sauvé cet enfant. Tous les enfants ne sont pas nés dans une maternité et les médecins ou chirurgiens figeacois sont tout à fait compétents pour accompagner un accouchement dans les meilleures conditions.
Il est clair qu'il est facile de transformer un événement aussi dramatique en polémique mais l'information se doit d'être complète pour que l'on puisse au moins juger des responsabilités sans exonérer ni accuser à tord qui que ce soit.

vendredi 19 octobre 2012

Serons-nous les "Bourgeois de Calais" d'une politique fiscale sacrificielle ?


LETTRE OUVERTE AUX PARLEMENTAIRES DE DORDOGNE

Le Chef de l’Etat semble avoir décidé, au mépris de la parole donnée, de revenir sur la baisse de la TVA dans la restauration. Depuis quelques semaines, il n’est pas d’interview de ministres ou de députés qui ne stigmatisent cette mesure si « impopulaire » et avec, cette engeance semble-t-il malfaisante que sont les patrons des milliers d'établissements français, aquitains ou périgourdins qui ont "bénéficié" de ce "cadeau fiscal" indu.

Mesdames les Députées de la 2ème et 3ème circonscription de Dordogne, Messieurs les Sénateurs et Députés de  la 1ère et 4ème de Dordogne, je me permets donc de vous inviter dans ma modeste entreprise pour que nous puissions enfin parler de cette mesure qui paraît provoquer sur les bancs de l’Assemblée et du Sénat, une levée de bouclier sans précédent.Je voudrais, par cette rencontre, vous expliquer ce que cela représente pour notre profession, vous faire partager combien est importante la faiblesse économique de ce tissu de petits établissements maillant notre territoire. Germinal Peiro, vous vous êtes fait le chantre de la sauvegarde de la ruralité. Vous êtes-vous posé la question de savoir quels sont les derniers commerces qui restent encore ouverts dans nos villages ? Le bistrot ou le restaurant... Qu'est-ce qui fait l'attrait touristique de nos bastides et villes classées ? Les mêmes... Pascal Deguilhem, en sportif averti, vous aimez les sympathiques troisièmes mi-temps ? Sans un bar ouvert ou une table festive pour accueillir un quinze en goguette, c'est bien moins amusant...


Je n'ai pas honte de le dire mais cette mesure a sauvé mon entreprise et avec elle, les dix-huit salariés qui se battent au quotidien pour leur emploi. Je ne suis pas le seul dans ce cas même si beaucoup de mes collègues ont trop de pudeur à l'avouer.Dans les 190 établissements du grand Périgueux, nous nous escrimons tous pour nos boites, avec des horaires de fous, des charges et des obligations sans cesse accrues. Et tout cela pour s'entendre dire que nous sommes des "privilégiés" gâtés par le système ? Cela suffit ! J'en ai par-dessus la poêle à frire de passer pour un exploiteur, confit de fric et mauvais citoyen. Je ne suis ni le groupe Total ni Madame de Bettencourt, ne mélangeons pas tout. Ou alors il faudra venir aussi expliquer à nos salariés que l'année 2013 risque d'être pour eux celle du chômage, de la précarité et du retour aux vaches maigres.Car derrière la TVA à 5,5% puis à 7%, beaucoup de donneurs de leçon médiatique omettent de dire qu'il s'est agi de nous placer à armes égales avec la restauration rapide, qu'aucun secteur de l'économie française, depuis, n'a autant embauché en période de crise, que nous sommes employeurs de beaucoup de jeunes en rupture scolaire sans qualification ni avenir.En cas de rétablissement au taux supérieur de TVA pour l'ensemble de la restauration, devra-t-on donc renoncer à la prime versée chaque année à nos salariés (500 euros environ), à la mutuelle générale mise en place pour tous, aux embauches d'apprentis supplémentaires (2 pour mon entreprise) et espérer le retour des aides à l'emploi que nous avons tous perdu (près de 3000 euros par mois concernant ma société) ? J'aimerais connaître de votre part ce qui accompagnera cette réforme fiscale qui va nous toucher de plein fouet. C'est important non seulement pour la survie de nos entreprises.


Cette mesure qui touche le 4ème employeur de France avec 800000 salariés s’ajoute à la disparition de l’exonération de charges salariales des heures supplémentaires. Le résultat est que les plus faibles de nos salariés ont perdu pas loin de 1000 euros par an. Est-ce acceptable quand par ailleurs, les propriétaires d’œuvres d’art, eux, échappent à toute fiscalité ? Peut-on croire en la parole d’un homme politique qui nous avait promis la stabilité fiscale pour nos entreprises ? Peut-on avoir encore de l’estime pour ces mêmes politiques qui s’en prennent à nous essentiellement parce que notre « niche fiscale » n’est pas populaire ? Je crains le pire pour les croque-mort ou les huissiers…Aujourd’hui, vous allez choisir d’envoyer à l’abattoir des centaines de PME qui ne peuvent, elles, délocaliser, qui ne peuvent éviter ce couperet fiscal alors qu’il existe des pistes d’économie que l’Etat se refuse à voir. C’est une grave responsabilité qu’il vous faudra aussi assumer publiquement et non dans un vote de nuit, en cachette, au Parlement !


lundi 24 septembre 2012

Un pédalo dans la tempête

Allez, on reprend la "plume" numérique après avoir cédé trop longtemps aux sirènes radiophoniques, "facebookiennes" et vacancières... Il faut dire que l'actualité de notre nation prête le flanc au débat et à controverse. Entre les louvoiements des Verts, les petits reniements entre amis socialistes, le combat des chefs "Umpistes" et les rabiboches centristes, il y a de quoi trouver son bonheur !
Entre tout cela, il y a notre "capitaine de pédalo" qui se trouve pris dans une tempête sondagière dont il se serait très bien passé. Il faut avouer que quand on patauge gentiment avec pareil esquif sur le plan d'eau bien tranquille de l'opposition et de l'électoralisme, tout semble facile. Mais dès qu'il s'agit d'aborder la pleine mer de la gouvernance et ses vagues monstrueuses, les difficultés apparaissent rapidement. Au demeurant, Alain Bombard a bien traversé l'Atlantique sur un canot pneumatique. Mais la France n'est pas un laboratoire d'étude de la survie en pleine mer...
En mai dernier, François Hollande avait essayé et réussi à envoyer des signaux que l'on pouvait considérer comme positifs à l'opinion. Equilibre des pouvoirs et des contre-pouvoirs, respect des engagements, construction européenne, probité et rigueur dans la classe politique; pourtant chaque jour qui passe voit un de ses dossiers essentiels s'éloigner, s'étioler ou simplement disparaître. Je sais bien que "les promesses n'engagent que ceux qui les reçoivent" mais il y a une limite à notre capacité d'absorption de couleuvres. Rien n'est jamais facile. Tout le monde le sait. Mais dans ce cas, soit on ne promet rien et on subit ainsi la ire électorale. Soit on engage sa parole élective, s'assurant alors que sa majorité n'avancera pas à hue et à dia, sans respecter les engagements pris auprès de ses électeurs. Si gouverner c'est prévoir; se présenter pour la magistrature suprême, c'est aussi anticiper sur des difficultés que tout le monde connait.

samedi 7 juillet 2012

Synonymes

Un mois déjà ou presque que la France élective est passée en mode estival et il me semble, chaque jour qui défile, assister à une séance du dictionnaire de l'Académie française... De gauche à droite et du centre aux extrêmes, on conjugue, on exhume, on invente kyrielles de mots, de synonymes, de paradigmes et métaphores pour ne pas dire ce que l'on pense, ressent ou subodore.
Ainsi, au Gouvernement, rigueur et austérité deviennent justice et responsabilité; à l'UMP, guerre fratricide s'écrit primaire démocratique; au centre, échec électoral cuisant évolue en reconstruction positive. Je passe sous silence les oppositions du Front de Gauche qui se transforment en autonomie constructive ou le cumul des mandats en élus hors-sol pour les Radicaux de gauche...
Après des envols lyriques et des espoirs fondés, j'ai l'impression que nous retrouvons nos bons vieux travers politiciens. Croit-on vraiment que nous, français, sommes de grands enfants, incapables de comprendre un langage de vérité et de réalité ? Faut-il encore et toujours user et abuser des tournures de notre fabuleuse langue française pour nous faire prendre les vessies pour des lanternes ?
J'en ai un peu assez de ces synonymes qui ne font qu'enfoncer un peu plus notre classe politique dans cette crise de confiance dont nous n'arrivons pas à nous relever. Si Churchill avait usé des mêmes formules alambiquées en 1940, j'ai la furieuse impression que le futur défilé du 14 juillet aurait des couleurs vert-de-gris très germaniques. Je préfèrerais que politique soit le synonyme de courage et d'abnégation, de concret, de respect et d'unité... On peut rêver mais pas que...

mardi 12 juin 2012

Le crépuscule des "deux"

Même si, en politique, comme le déclarait François Mitterrand, "on ne meurt jamais, l'important est de durer...", j'en connais deux qui doivent trouver certainement que cette "annus horribilis" a assez duré. Je veux parler ici de Ségolène Royal qui, telle une Richelieu moderne, fait le siège de La Rochelle, et de François Bayrou qui, pensant se retirer sur son Aventin béarnais, se retrouve proche de la Roche Tarpéienne.
Pour la diva du Poitou, l'atterrissage programmé en terres charentaises tourne au cauchemar. Alors qu'elle se voyait déjà sur le perchoir de l'Assemblée, la voilà obligée de réclamer le secours de Martine Aubry, qui lui a volé son élection au PS, et de Cecile Duflot, autre parachutée autoritaire sur Paris. Je ne suis pas sûr que le rassemblement de ces suffragettes dans le port "parpaillot"aux deux tours suffisent à motiver des électeurs fort légitimistes.
De même, à quelques encablures de là, dans les vallées encaissées du Béarn, François Bayrou, déjà muet au lendemain des présidentielles, se retrouve sans voix pour le deuxième tour des législatives, pris en sandwich dans une triangulaire mortifère.
Les électeurs des deux circonscriptions sous le feu des médias, ont envoyé un message très clair à nos politiques, condamnant d'une même voix les parcours autoritaires et solitaires de nos deux candidats. D'un côté, un parti qui impose sans transiger une candidate sans légitimité, de l'autre un homme, courageux peut-être, mais terriblement solitaire dans ses prises de position. Dans les deux cas, ils campent une image de la politique que nos concitoyens dénoncent dans les cafés du commerce mais aussi, aujourd'hui, dans le secret de l'isoloir.
Nos partis politiques, quels qu'ils soient, ne pourront plus faire l'économie d'une profonde réforme du statut de l'élu. Si nous voulons freiner la chute de la participation et donner envie à nos concitoyens de s'impliquer et vivre de l'intérieur les grands débats démocratiques de notre nation, la nouvelle Assemblée Nationale se devra d'envoyer des signaux forts en ce sens. Non cumul des mandats, deux mandats consécutifs au maximum, refonte profonde de l'accompagnement social des élus, transparence et intransigeance absolue avec ceux qui auront maille à partir avec la justice, les sujets ne manquent pas pour les législateurs à venir. Il y a urgence sinon ce crépuscule charento-béarnais se répendra sur toute notre classe politique.

samedi 2 juin 2012

La prison nous guette

Julien Green écrivait "qu'un livre est une fenêtre par laquelle on s'évade" et j'ai bien peur, qu'après la lecture d'un article de la Tribune, la prison nous guette. En effet, Amazon, le géant américain de la distribution de livres, vient d'annoncer la construction d'un nouveau centre logistique à Chalon-sur-Saône, avec près de 1000 emplois à la clef. Ce n'est pas Arnaud Montebourg; le nouveau Ministre du Redressement Productif, qui s'en plaindra, lui qui est ancien député de cette circonscription bourguignonne.
Mais qu'en pense Aurélie Filipetti, la nouvelle Ministre de la Culture ? Car l'article du quotidien économique, s'il vante la création d'emplois, oublie pudiquement de parler des conséquences dramatiques de l'offensive commerciale d'Amazon sur la vitalité du tissu des librairies indépendantes françaises. Pourtant, elles font la richesse culturelle et commerciale de nos villes. Elle permettent aussi à des auteurs méconnus ou de petits éditeurs d'avoir pignon sur rue et de proposer à des lecteurs curieux -c'est presque un pléonasme- des ouvrages qui ne pourraient entrer dans le catalogue numérique du numéro un mondial de l'édition. Mais sans la rentabilité et le flux commercial créés par les best-sellers et autres gros tirages qu'Amazon saura parfaitement mettre en marché, ces librairies verront leurs chiffres d'affaires plonger et devront définitivement tirer le rideau. Il en sera de même des espaces culturels développés par la grande distribution qui seront passés à la moulinette économique du rouleau compresseur d'outre-atlantique.
Alors, on peut, aujourd'hui, se glorifier de la création de près de 1000 emplois, mais demain combien, essentiels, seront détruits ? Combien de librairies, trésors de culture, de savoir et de liberté, fermeront à jamais leurs portes et emporteront avec elles les rêves et les émotions de millions de lecteurs ?

De toute façon...

De toute façon, Ségolène Royal va gagner. De toute façon, l'appareil partisan fera le nécessaire pour. De toute façon, elle DOIT être présidente de l'Assemblée Nationale. De toute façon, dans six ans nous aurons oublié ce parachutage malheureux et la trouverons plus rochelaise que jamais. De toute façon, il est écrit que, malgré ses dénégations, une bonne partie de la classe politique en place, de droite comme de gauche ou d'ailleurs, a décidé de continuer de déprécier l'image et les principes des élus de notre démocratie.
Cumul des mandats et des candidatures, parachutage aux forceps, scandales plus ou moins étouffés, prises de position scabreuses ou insultantes, rien n'y fait ! Ils continuent à scier méticuleusement la frêle branche sur laquelle ils croient être assis confortablement.
Persistez ainsi, mesdames et messieurs nos dirigeants, à croire que l'on peut essuyer ses pieds passablement crottés sur les consciences citoyennes et vous risquez de vous prendre dans le tapis des populistes de tous crins qui n'attendent que cela...

dimanche 20 mai 2012

L'état de crasses

Pas de temps mort, pas d'état de grâce dans l'actualité politique nationale... Aussitôt élu ou nommés, président et ministres ont déjà droit à leurs bordées d'injures, rumeurs et autres coups bas. Faut dire que l'opinion a été habituée à cela avec la précédente équipe gouvernementale qui "pris cher" dans les réseaux sociaux ou la presse dite d'information devenue trop facilement d'opinion voire de caniveau.
Personnellement, je dois avouer ne pas m'y faire à cet état de crasses, ce grand déballage de passés prescrits, de commentaires à fleuret non moucheté, ces solutions politiciennes trop faciles pour occulter l'essentiel : les idées et les actes.
Encore un mois à tenir et à supporter une campagne électorale pour les législatives avant qu'on en vienne enfin à la mise en place d'une politique que l'on pourra juger sur pièces.

vendredi 18 mai 2012

Un beau livre d'images

Présentation officielle du nouveau gouvernement Ayrault 1, passation de pouvoir en cascade dans les différents ministères, consignes données et respectées... La vie après le 6 mai s'organise rondement comme dans toute alternance démocratique.
Si l'on peut donner quitus au nouveau Président de la République sur le respect de certaines promesses comme la parité intégrale, la modération et la normalité de ses premiers pas présidentiels, il faut "lire" la composition du gouvernement essentiellement comme un beau livre d'images. On y retrouve, en effet, en feuilletant ses pages encore brillantes de nouveauté, des éléphants échappés du zoo PS, représentants immémoriaux de courants pas toujours d'accord avec le "hollandisme" ambiant, de jeunes loups aux dents tellement longues que les huissiers des palais de la République s'inquiètent pour leur parquet, des électrons plus ou moins libres tous surpris d'être là, éblouis comme de très jeunes lapereaux par les phares de la célébrité et des illustres inconnus qui ont plongés les analystes politiques dans des abîmes d'interrogation. Un gouvernement paritaire, symbolique mais surtout sans pouvoir...
Sans pouvoir car, une fois n'est pas coutume, l'Assemblée en place n'appartient pas à la nouvelle majorité présidentielle et durant le mois qui nous sépare de l'échéance législative, il ne faudra attendre de nos "jeunes" ministres qu'effets de manche, déclarations et décrets sans importance mais lourds de symboles. La vie politique nationale est ainsi faite que, même après cinq années d'hyper-présidentialité, le Parlement garde malgré tout les prérogatives législatives et donne le la des projets gouvernementaux.
Alors, n'espérons pas grand chose de ce gouvernement Ayrault 1 qui ressemble à s'y méprendre à une affiche politique en quadrichromie, mais sans Martine Aubry tout de même. Gardons-nous de juger en attendant la deuxième mouture de juin qui aura vraiment à gouverner notre pays et mettre en place les grandes orientations du nouveau Président de la République.

lundi 7 mai 2012

Au boulot !

Lundi 7 mai, gueule de bois pour tous, ceux qui ont gagné bien sur mais aussi tous ceux dont le champion n'a pas été renouvelé dans ses fonctions.
Il n'empêche aujourd'hui qu'il faut se mettre au boulot et qu'en bon républicain, on ne peut souhaiter que le succès de la nouvelle équipe car ce succès sera avant tout celui de notre nation et de son peuple.
Sans m'avancer dans les prédictions sur fond de marc de café, je souhaite tout de même bien du courage à François Hollande, entre les remontées d'huile du Front de Gauche et les aigreurs d'estomac de certains caciques socialistes (N'est-ce pas Laurent Fabius ? On peut rêver...). Mais ce qui m'a toujours inquiété et que je n'ai cessé de dénoncer ici, c'est avant tout le vote-sanction plutôt que le vote-adhésion. Maintenant que la "cause de tous les maux" a disparu des écrans radars, certains vont se sentir bien orphelins sans meilleur ennemi à stigmatiser. Sur qui vont-ils passer leurs humeurs bileuses et critiques ?
Enfin, autre chiffre qui doit modérer tous les enthousiasmes des vainqueurs d'hier soir, c'est le nombre record de bulletins blancs avec plus de 2 millions d'électeurs qui sont allés voter mais sans choisir un des deux candidats. Alors oui, parmi eux, il y a bien quelques "mélanchoniens" grognons ou des "poutouïstes" revanchards mais aussi beaucoup d'électeurs de François Bayrou ou de Marine Le Pen qui seront en capacité, demain, de revenir dans leurs camps d'origine, si le nouveau pouvoir n'apporte pas les réponses attendues.
Les mois qui viennent seront déterminants pour François Hollande afin de former une vraie majorité autour de vrais objectifs et non sur la simple mais facile détestation d'un adversaire. Il n'y aura pas d'état de grace car notre calendrier économique et social ne le permettra pas.

dimanche 6 mai 2012

Quoiqu'il arrive...

Demain, quoiqu'il arrive, la France repartira au travail pour ceux qui en ont.
Demain, quoiqu'il arrive, nous aurons l'impérieuse exigence de nous retrouver, de nous fédérer autour d'un objectif commun, celui de l'avenir de notre nation et de tous ses habitants.
Demain, quoiqu'il arrive, le nouveau président se devra de redonner à sa fonction toute la hauteur nécessaire afin de montrer aux Français l'exemple, le signal à suivre.
Demain, quoiqu'il arrive, nous nous devrons d'explorer les chemins tortueux de la modestie et du respect tant à l'intérieur même de notre République qu'envers un monde qui ne nous attend plus pour évoluer et vivre.
Demain, quoiqu'il arrive, nous serons dans l'urgente nécessité de refonder le pacte républicain qui unit toutes les strates de notre société, en particulier les jeunes et l'éducation
Demain, quoiqu'il arrive, je resterai un observateur-acteur attentif, j'espère sans concession, mais gardant son libre-arbitre, sa capacité critique et toujours animé de la même volonté de comprendre et de partager un amour commun pour la chose publique.
Demain, quoiqu'il arrive...

vendredi 4 mai 2012

Posture gaullienne

En ce petit matin blême, tous les observateurs plus ou moins bien informés ont l'air de s'étonner du choix de François Bayrou pour ce deuxième tour des présidentielles. Pourtant, à tête reposée, si l'on analyse la lente maturation du béarnais, on peut non seulement expliquer mais comprendre son propos et son option nouvelle.
En premier lieu, faut-il rappeler ici que François Bayrou n'a jamais voté Sarkozy car en 2007 il a préféré une abstention discrète à un ralliement que le Nouveau Centre a effectué pour lui. Ensuite, s'il s'est positionné très fortement dans son programme 2012 sur la réduction de la dette et le contrôle drastique des dépenses, il a, avant tout depuis son indépendance retrouvée, prôné au sommet de l'Etat un rigueur intellectuelle, des valeurs et une vision de la fonction présidentielle que l'actuel locataire de l'Elysée a, d'après lui, trop souvent foulé aux pieds.
Ainsi, la posture du patron du Modem que d'aucuns pourraient qualifier de "gaullienne" -je vais faire hurler- se justifie logiquement et sans aigreur. Il faut surtout imaginer son questionnement pour effectuer ce saut vers l'inconnu, une première pour le centre. Le risque est grand que l'implosion prévisible de l'UMP, la recomposition de l'extrème droite et celle de la nouvelle majorité présidentielle fassent aussi des dégâts collatéraux qui impactent le Modem et ses satellites. Mais le jeu politique en vaut la chandelle pour qu'enfin cette sensibilité politique empreinte d'humanisme et de tempérance soit autre chose qu'une variable d'ajustement d'une quelconque construction majoritaire alambiquée.

jeudi 3 mai 2012

Moi Président

Hier, juste avant le grand débat Hollande-Sarkozy, dans la tiédeur d'une soirée enfin printanière, il flottait comme un parfum de combat, de sang et de larmes. Chaque camp fourbissait ses armes. D'un côté, le président sortant, devenu challenger par la volonté des urnes du premier tour, de l'autre son opposant transformé en favori comme le prédisaient les vagues de sondages, et tout autour, des millions de français qui pour certains voulaient pouvoir assurer leur choix et pour d'autres, assister à la mise à mort d'un des impétrants...
Et de tout cela, rien... Quelques passes d'armes, de belles faenas dirait-on en langage tauromachique, mais un torero-Hollande combattant "a recebir" et un toro-Sarkozy de belle caste qui marqua des points dans les premiers tercios mais qui faiblit sur la fin, fatigué d'un long combat contre un adversaire plus pugnace que prévu. Une tirade du "moi Président" digne de Cyrano qui vit François Hollande se conjuguer au futur alors que Nicolas Sarkozy déclinait au présent. Et voilà...
Résumer deux heures cinquante d'affrontement télévisuel en quelques lignes peut paraître une gageure mais pourtant on y arrive assez facilement tant l'ennui, une certaine déception et l'égotisme l'emportèrent sur l'enjeu réel de ce duel : l'avenir de notre nation et de son peuple.

mardi 1 mai 2012

Est-ce trop vous demander ?

Ceux, au sommet de notre nation, en qui j'avais placé ma confiance m'ont plongé dans des doutes abyssaux. Oubliant la symbolique essentielle des actes et des postures, foulant à coup de lois et de déclarations de grands principes qui ont fondé notre pays et ma conscience politique, ils ont progressivement renoncé à ce qui m'avait séduit en son temps.
Mais que leurs adversaires qui les combattent, ne se réjouissent pas trop vite car ils sont loin, très loin, de m'avoir convaincu, englués qu'ils sont dans leurs contradictions, illusions ou autres hésitations.
Le pire, dans cette démarche personnelle et humaniste que je crois citoyenne, est que je n'arrive plus à trier le bon grain de l'ivraie... Qui a raison ? Qui a tort ?
Réforme des retraites, crise bancaire et sociale ou débat sur l'Euro, les positions sont tellement antagonistes, les experts en tous genres tellement nombreux et opposés que je ne sais où donner de l'avis. Noyé dans les informations arrivant de toutes parts, je n'arrive plus à arrêter un choix, une opinion, une ligne de force.
Mais au fond, je crois que je n'espère pas ou plus de vraie réponse pour lever ces doutes qui me taraudent. Mon rêve est avant tout celui de l'exemplarité, du respect et de la pudeur. J'attends beaucoup donc de ceux qui gouvernent, ou qui aspirent à le faire, notre nation, nos consciences et nos vies, bien plus peut être que ce qu'ils nous promettent souvent trop vite et trop hardiment.

mardi 24 avril 2012

Et 1, et 2, et 3... 0 ?

Il faut dire que le paradoxe de ce premier tour d'élection présidentielle est que nous ayons un classement et des perspectives électorales à front renversé. Le président sortant est devenu, dimanche soir, le challenger du leader de l'opposition, une première sous la Vème République.
De ce fait, les deux ont stratégiquement raison, le locataire actuel de l'Elysée car il a tout intérêt à tenter de percer la faille de son concurrent et, au contraire, François Hollande qui se doit de n'ouvrir que rarement la "boite à gifle" médiatique et faire la planche, pour surfer sur les sondages...
Pour ma part, sevré que j'ai été d'une vraie confrontation programmatique, et sans a priori partisan, j'aimerais bien, comme je l'ai apprécié lors des primaires du PS, que les deux candidats à la Magistrature suprême puissent mettre en perspective le plus possible leurs visions de l'avenir de la France. Et 2 ou 3 débats, pourquoi pas ! Afin de redresser la moyenne proche de 0 de cette campagne électorale...

lundi 23 avril 2012

Après lui, le déluge

Non, déluge n'est pas le dernier surnom de François Hollande dans cette campagne de dénigrement systématique que nous venons de vivre ces derniers mois, mais l'espoir de beaucoup dans la succession de Nicolas Sarkozy.
Commençons par la grande triomphatrice de la soirée électorale, Marine Le Pen, qui avec ses plus de 18% de voix ne souhaite plus qu'une chose : la défaite du sortant et l'implosion de l'UMP pour ensuite reconstruire un grand parti de feu l'extrème droite, devenue droite nationale avec nombre d'anciens soutiens sarkozystes et proches de ses convictions. François Bayrou, ensuite, qui comme sa blonde adversaire, rêve de récupérer les déçus centristes d'une droite déboussolée et sans capitaine. Certains leaders de l'UMP, enfin, qui comme Copé préfèrent un petit chez eux qu'un grand chez les autres et se voient bien calife à la place du calife d'un parti certes abimé par la défaite mais recomposable à leur mesure.
Les chances du président sortant malgré son optimisme de façade, sont bien minces sans un sursaut d'outre-tombe de son électorat. Aussi nous allons vivre d'intéressants moments pour les amateurs du jeu politique et de la chose publique, la "res publica" chère à nos ancêtres romains.
Mais que ceux qui vont certainement triompher le 6 mai au soir, restent modestes. Car je crois que pour eux, à cette date, les ennuis ne feront que commencer. Il vaut mieux, en effet, éviter de klaxonner quand on va droit dans le mur, avec des alliés aussi pesant que des Verts divisés ou un Front de gauche aigri, et sans vraies convictions ni programme.

samedi 21 avril 2012

70 sur 200

70 sur 200... C'est l'estimation des grandes organisations non-gouvernementales sur le nombre de pays de notre planète pratiquant une vraie démocratie. Et si l'on s'en tient à la population, c'est plus de 4 milliards d'êtres humains qui ne sont pas libres de penser, de voter ou simplement de vivre...
Alors, demain dimanche 22 avril, profitez tous pleinement de ce droit, ce devoir d'aller voter, denrée si décriée chez nous mais si rare et si enviée ailleurs !
Votez, participez au scrutin même si vous ne savez pas pour qui vous pourriez mettre un bulletin dans l'urne ! Ce geste, cette démarche simple et banale sont vos assurances pour une vie certainement pas idéale mais toujours meilleure que celle d'un jeune barrista de Cuba, d'une ouvrière chinoise ou d'un gamin de Riyad.

mercredi 18 avril 2012

Le vent souffle

Edgar Faure, maître ès-aphorisme et expert en réalisme politique, affirmait que "ce ne sont pas les girouettes qui tournent mais le vent..." Il semblerait que la brise se lève car la presse d'hier et de ce matin faisait largement écho de ralliements à la candidature de François Hollande.
Annonces bien tardives alors que l'avalanche sondagière paraît attester du leadership du candidat socialiste, et qui confirment qu'il est ô combien facile de voler au secours de la victoire.
A tous ces spécialistes de la trahison et du poignardage pusillanime, j'aimerais simplement rappeler un devoir de pudeur et de retenue.
On peut certes avoir des "convictions" mais il est des moments où il vaut mieux les mettre sous cloche, faire son devoir civique et surtout se faire un peu oublier... Faire oublier qu'on a déjà trahi, trompé ses amis, ses proches, ses fidèles...
A la métaphore des girouettes qui tournent, j'ai toujours préféré celles des rats qui quittent le navire mais avant tout, que l'on ne mord jamais la main qui vous a nourrit.

mardi 17 avril 2012

1+1=1

L'arithmétique a ses vérités que la politique se plaît à contester. En effet, si l'on se réfère aux sondages qui abreuvent nos sillons médiatiques, les candidats qui se revendiquent de la droite plus ou moins parlementaire, restent majoritaires dans le pays. Prenons par exemple ces impétrants par paires opposables...
Hollande-Sarkozy, match nul avec une quasi égalité; Le Pen-Mélenchon, léger avantage à Le Pen; Bayrou-Joly, large avance du béarnais centriste; Dupont-Aignan-Poutou, le souverainiste écrase le gauchiste extrême; pour les deux autres, Arthaud et Cheminade, on est dans la marge d'erreur.
Dans chaque duel, le candidat positionné à droite de l'échiquier l'emporte sur son adversaire et pourtant ! Et pourtant, il se profile une victoire pour le moins écrasante de François Hollande au deuxième tour de ce marathon présidentiel. Comment interpréter une telle claque pour le camp conservateur qui a le vent en poupe partout en Europe ? On ne peut que constater ce qui fait la substance de ce scrutin : le rejet même de la personne de Nicolas Sarkozy. Jusqu'à Jacques Chirac qui met en scène sa détestation pour l'actuel locataire de l'Elysée et nous rejoue un grand air qu'il connaît parfaitement, celui de la trahison de son propre camp !
Depuis des années, dans ces lignes, j'ai souvent dénoncé le foulage aux pieds des grands symboles qui structurent notre société française. Aujourd'hui à quelques jours d'une expression nationale, nous ne pouvons que constater les dégâts d'une telle démarche. Le successeur potentiel est averti...

samedi 14 avril 2012

Je le crains

Finalement, après moult critiques et mes illusions perdues d'un vrai débat de fond lors de ces Présidentielles, mon désabusement fait place à une froide certitude... Je crains de plus en plus que nos candidats les plus "sérieux" soient à l'Elysée ce qu'ils sont dans leur campagne ... Et cela restera l'un des seuls avantages de ce grand marathon électoralo-médiatique qui, à force de meetings et d'interviews, dévoile progressivement ce qu'ils feront de la future fonction présidentielle s'ils sont élus.
Si Nicolas Sarkozy reste sans grandes surprises avec sa gestion politique par "coups" et à-coups, François Hollande semble lui aussi dans la continuité de ce que l'on connut en son temps du premier secrétaire du PS. Véritable punching-ball absorbant gnons et baffes, il se prédestine à gérer notre pays en louvoyant de conflit en rivalité, évitant de trancher et de déplaire, quitte à oublier de présider vraiment.
Entre un ludion immaîtrisable et un édredon étouffant, le choix de deuxième tour risque de s'avérer cornélien, si l'on ne se base que sur l'âme que l'Elu apportera à sa fonction.

dimanche 1 avril 2012

Le vrai vote utile...

Il semble acquis que François Hollande et Nicolas Sarkozy seront les impétrants du second tour de ces présidentielles 2012. Les gars de la Marine étant sur le reflux et les voiles rouges-bobos de la Méluche manquant encore de volume, les deux "gros" poissons de la politique française en découdront pour boucher ensuite le port de l'Elysée...
Réclamant à cor et à cri un vote dit utile dès le 22 avril, ils artillent à tout va l'un contre l'autre, sans programme ni idées mais à grand coup d'anathèmes et de verbiages vengeurs. Oublié le vote "pour", vive le bulletin "contre" !
Alors finalement, si le vrai vote utile, c'était de se prononcer pour un de ces candidats "crédibles" qui, par leurs scores, pourront ensuite peser sur l'orientation de ces deux "poids lourds" au second tour ? Vous voulez pousser à gauche ? Votez Mélenchon. Ecolo ? Votez Joly. Souverainiste ? Dupont-Aignan. Démocrate-social ? Votez Bayrou... En appuyant dans la direction que vous souhaitez, vous contribuerez certainement à orienter les grand-voiles de ces vaisseaux amiraux que sont Hollande ou Sarkozy. Vous leur donnerez un avertissement sans frais, les obligeant ainsi peut-être à prendre en compte enfin les aspirations profondes du peuple de France dont ils se réclament sans le connaître vraiment.
Et ce n'est pas un poisson d'Avril..!

jeudi 22 mars 2012

Vite !

Mohamed Merah vient de mourir les armes à la main après avoir résisté, comme il avait semblé le souhaiter durant la nuit et comme les médias l'annoncent en boucle...
Alors vite, mesdames et messieurs les gens de religion, mesdames et messieurs les politiques, mesdames et messieurs les acteurs sociaux, dépêchez-vous de descendre dans les cours d'immeubles, les cages d'escalier et les lieux de vie pour expliquer que ce jeune homme n'est pas un martyre, qu'il n'est pas un résistant ! Mais qu'il est la victime expiatoire d'un système qui l'a broyé et réduit au rôle inhumain de bourreau d'une cause absurde.
Mohamed Merah est mort de la bêtise et de l'obscurantisme, de l'ignorance et de l'isolement d'une société qui génère ses propres métastases dramatiques. Aucun dieu ni aucun homme ne peuvent souhaiter pareille issue sanglante, cette loi du Talion qui répond par la mort à d'autres morts, cercle vicié d'une pseudo-guerre sans fin ni but. Vite, parlons, démontrons la force des mots et du pardon, ouvrons nos âmes et nos coeurs pour éviter, si cela est encore possible, d'autres Mohamed Merah, pauvre gamin en jachère...

mardi 20 mars 2012

Les spores de la haine

Toulouse, la ville rose de mon enfance, s'est maculée du rouge sang d'enfants innocents. Au delà de la nécessaire compassion et du recueillement, ne doit-on pas se poser les bonnes questions, celles qui ont pu conduire une être de chair et d'âme à commettre l'irréparable, à exécuter froidement une petite fille de 7 ans, étendue devant lui ?
A chaque fois, que publiquement ou non, dans nos débats familiaux ou sur les estrades d'un meeting, nous proférons exclusives et réquisitoires contre telle ou telle communauté, telle ou telle différence ou comportement, nous répandons ces spores de la haine qui n'attendent qu'à trouver un terreau fertile pour exhaler leur puanteur morbide. Cet assassin sans pitié a été, comme vous et moi, un enfant joueur et gai, prêt à embrasser le monde et ses diversités, avant de devenir un bourreau corrompu.
Certains affirment aujourd'hui que la campagne électorale que nous vivons, ne sera plus comme avant, avec ses polémiques "à deux balles", ses luttes des classes surannées, ses opinions clivantes. J'aime à le croire, à l'espérer de tout mon être de démocrate attaché à la diversité et à la richesse de l'autre...
Le Kaddish, la prière juive des morts, dit ces simples mots "יְהֵא שְׁלָמָה רבָּא מִן שְׁמַיָּא,"
"Qu'il y ait une grande paix venant du Ciel, ainsi qu'une bonne vie et la satiété, et la salvation, et le réconfort, et la sauvegarde et la guérison, et la rédemption et le pardon et l'expiation et le soulagement et la délivrance". Un peu plus de tolérance et d'intelligence éviterait bien des pardons et des expiations...

samedi 10 mars 2012

Comiques & comics

Surfer d'Argent, l'Echo des Savanes, Humanoïdes Associés, le Garage Hermétique, Alien ou A Coeurs Vaillants... Des titres imagés qui ne nous laissent pas insensibles en pleine campagne pour les présidentielles. Amusons-nous simplement les repositionner dans l'actualité brulante des meetings, débats et interviews qui se hasardent  à nous convaincre de voter pour l'un ou pour l'autre des candidats.
Les humanoïdes associés de la galaxie du Front de Gauche, Alien ou Marine Le Pen, le garage hermétique d'Eva Joly, l'écho des savanes béarnaises de Bayrou, François Hollande ou le surfer d'argent des sondages et les coeurs vaillants de l'UMP, il manque encore quelques albums dans cette bibliothèque idéale de la politique française pour faire une collection 2012 qui, contrairement à d'autres, ne fera pas date pour ses textes mais juste pour la qualité de la mise en scène, pourtant si loin du sujet.
Trêve de plaisanteries et de galéjades. Un grand est mort, un très grand à l'opposé des précédents. Jean Giraud alias Moebius s'en est allé au paradis de la BD, emportant avec lui ses rêves et ses cauchemars oniriques. Blueberry et Alien, le vrai, pleurent dans leurs bulles...

lundi 5 mars 2012

Première Coalition... Bis repetita ?

Il y a 220 ans, à quelques jours près, la France révolutionnaire s'élevait contre la Première Coalition qui réunissait déjà contre elle ce qui composait à l'époque l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et la Grande-Bretagne. L'épilogue mythique aujourd'hui de ces événements guerriers fut la bataille de Valmy et la proclamation de la Première République.
D'ici que François Hollande ne se prenne pour Dumouriez ou Kellermann, il n'y a qu'un pas belliqueux que je ne saurais franchir. Mais tout de même...
L'alliance informelle et supposée des grands dirigeants de l'Europe dite conservatrice contre le candidat socialiste se pourrait d'être contre-productive pour celui qu'elle est sensée défendre. Car, en ces temps troublés de crise morale, économique et institutionnelle, trouver des boucs émissaires est devenu le sport national. Et je vois bien le candidat social-démocrate railler cette union des "banquiers" contre la liberté de penser et de voter du peuple de France, donnant ainsi le change aux nombreux euro-sceptiques qui gravitent à la gauche de la gauche, soudant aussi mieux qu'une bonne campagne nationale, le socle des électeurs de gauche.
Comme quoi les frêles ailes du Moulin de Valmy pourraient faire de l'ombre au résident actuel du Palais de l'Elysée...

samedi 3 mars 2012

Qataris cathareux

La mesure fiscale prônée par François Hollande de fiscaliser à hauteur de 75% les revenus supérieurs à un million d'euros par an ne fait pas tousser que dans les hôtels particuliers du XVIème arrondissement de Paris.
Les dirigeants du football français, et en premier lieu les richissimes qataris propriétaires du PSG, ont rapidement fait leurs calculs... Payant leurs joueurs en salaire net après impôts, une telle augmentation de la pression fiscale aurait deux conséquences : une explosion de masse salariale pour les clubs qui en ont encore les moyens et une hémorragie chez ceux qui tirent le diable par la queue.
Je ne doute pas que le Président fraîchement élu, aiguillonné par son nouveau ministre des sports et par les maires des villes-sièges de clubs de Ligue 1, trouvera vite une solution en créant une niche fiscale bienvenue. Ce n'est pas moi qui ai dit que cette mesure serait totalement neutre...

vendredi 2 mars 2012

Allez vous faire f..... !

Au delà, il n'y a plus de limites... Discours au scalpel, propos au vitriol, visites saignantes, la campagne se rapproche de plus en plus d'un épisode de Dexter ou d'une table de légiste des Experts au risque de constater bientôt la mort cérébrale des patients qu'ils soient candidats ou électeurs.  Les chroniques des quotidiens se déplacent progressivement de la rubrique politique à celle des faits divers.
Au fur et à mesure de cette escalade verbale et gestuelle infantilisante, je m'éloigne des débats, refusant, malgré mon attachement à la chose publique, d'entrer dans ce jeu débile de la surenchère populiste et programmatique. On se croirait au manche de son caddie dans les rayons surchargés d'un géant de la grande distribution avec une promotion chaque jour, un rasage gratis à tous les gogos qui croiront ce qu'on leur promet, la main sur le coeur, mais le majeur levé en guise de doigt d'honneur !
Pour la première fois en trente années de vote, j'entrevois l'abstention comme seule réponse à ces pathétiques gesticulations. Si vous arrivez, mesdames et messieurs les candidats, à occasionner mon renoncement, à faire que, pour la première fois de ma vie de citoyen responsable, je ne glisse pas un bulletin dans l'enveloppe, croyez que vous n'aurez pas à faire à un amnésique...

mercredi 22 février 2012

Adieu ma Grande Mademoiselle

Finies les demoiselles aux chapeaux verts, celles de Rochefort, de compagnie ou la Grande. Dans un souci, compréhensible, d'égalité de traitement, l'administration vient de mettre une fin définitive à l'usage du terme "mademoiselle" dans les cases de leurs formulaires. Avec, passent à la trappe les noms "d'épouse ou d'époux" ou ceux "de jeune fille"...
Je vais certainement ressembler encore à un affreux ringard mais je garde tout de même enfoui dans mon subconscient, les souvenirs émus de ces "mademoiselles sans âge" qui venaient visiter ma grand-mère, répandant autour d'elles un mélange entêtant de naphtaline, d'eau de Cologne Mont-Saint-Michel et de pipi de chat. Quand des inconscients se permettaient, par erreur ou par perfidie, de les accueillir trop bruyamment à coup de sonore "bonjour Madame !", elles leur retournaient, les lèvres pincées, un cinglant et métallique "Mademoiselle !!!", marquant à qui voulait l'entendre qu'elles n'avaient pas connu le loup et gardaient dans leur coeur un amour d'adolescence jamais concrétisé.
Longtemps notre langue donna aussi aux hommes la possibilité de signaler avec éloquence leur statut d'êtres en construction avec un léger "damoiseau" qui ne resista pas aux assauts machistes du XIXème siècle et resta l'apanage des pièces de théâtre de Molière ou de Racine. Aujourd'hui, c'est mademoiselle qui est rangé au rayon des incongruités linguistiques. Au lieu de s'enrichir, notre langue s'appauvrit un peu plus. Dommage, car elles sont souvent si belles, nos mademoiselles...

dimanche 19 février 2012

Le temps des boucs émissaires

La lecture matinale de la presse a le don de vous donner rapidement le tournis. En ces périodes troublées de campagnes électorales, de crises économiques et morales ou de conflits armés, chacun y va de ses accusations, stigmatisations ou mise au ban de la société.
Haro sur l'Europe, les riches, les immigrés, les chômeurs, les vieux, les jeunes, j'en passe et des pires. En résumé haro sur l'autre, fautif de n'avoir pas tout mis en oeuvre pour que je puisse vivre mieux.
Le frontispice de nos monuments publics arbore à qui veut bien encore le lire, ces trois mots magiques "Liberté, Egalité, Fraternité". La liberté qu'on le veuille ou non, reste encore une composante essentielle de notre vie et de notre nation. L'égalité, elle, est devenue progressivement une vue de l'esprit vite transformée en équité, nuance non sans conséquence. Quant à la fraternité, cet élément pourtant vital du vivre ensemble, elle a été passée à la moulinette de nos égoïsmes, renvoyant l'autre, celui qui est différent au rang, au mieux, d'adversaire, au pire, d'ennemi.
Nous filons du mauvais coton. Nous nous créons de boucs émissaires au fur et mesure que le contrôle de nos vies semble nous échapper. Tels des matelots dans la tempête, nous baissons les bras progressivement, laissant notre frêle esquif emporté par les vagues et les vents contraires, accusant notre voisin de banc de rame de tous les maux. Sans cette fraternité des galères, sans solidarité, sans union, nous ne pourrons nous en sortir qu'en perdant les plus faibles d'entre nous, ceux qui ne peuvent, sans notre main tendue, rester à bord et former avec nous une vraie communauté de vie.

dimanche 12 février 2012

Pas les mêmes valeurs...

Dans un interview donnée au Figaro de ce jour, le "Président-pas encore candidat mais ça ne va pas tarder" s'affirme sur le front des valeurs, laissant à d'autres la "quincaillerie" chiffrée des programmes économiques et sociaux. Valeur travail avec un référendum sur la politique du chômage, valeur patrie avec un autre référendum sur l'accompagnement de l'immigration, valeur famille avec le refus du mariage "gay" et de l'euthanasie assistée, au delà de la caricature que certains ne manqueront pas de faire sur la devise honnie "Travail, Famille, Patrie", Nicolas Sarkozy met la barre à droite toute pour préserver son électorat de premier tour des méandres du Front National. Volontairement clivant, il marque son pré carré électoral au risque de braquer tout un volant de voix centristes, effrayées à juste titre par cette posture droitière.
Dans un même temps, "l'autre" camp s'embarque sur le même radeau des valeurs et, balançant grandes phrases et idées courtes, tente de souder là aussi son capital-voix écorné par le Front de Gauche ou ce qui reste des écologistes.
Mais il ne suffit pas de se retirer sur son "Aventin vertueux" et surtout d'opposer les français entre eux, travailleurs ou non, riches ou pauvres, élus ou entrepreneurs, ou de stigmatiser telle ou telle catégorie pour construire le projet d'une nation. Désolé, messieurs, mais nous n'avons pas les mêmes valeurs. Sans cesse, après vos discours convenus, je vous retournerai les défaillances de votre propre exemplarité. Quand verra-t-on disparaître de vos entourages personnages peu recommandables, mêlés à des affaires qui sentent le souffre ? Quand est-ce que vos actes seront en adéquation avec vos exigences pour nos concitoyens ?

mardi 7 février 2012

Faut pas exagérer !

Autant je peux ne pas être d'accord avec les propos ambigus et polémistes de Claude Guéant sur la valeur relative des civilisations, autant je m'oppose à l'utilisation à tout va de la déportation et de la Shoah comme l'a fait cet après-midi à l'Assemblée nationale, le député radical de gauche de Martinique, Serge Letchimy (et non Lechtimi comme tout le monde essaye de le rebaptiser !).
Ce chapitre dramatique de l'histoire de notre nation et de l'Europe, occupée par les Nazis, s'il doit servir d'exemple pour les générations futures, ne peut être galvaudé, jeté en pâture de toutes les polémiques politiciennes. Monsieur Guéant, même si on ne l'aime pas, ne sera jamais le fils spirituel de Doriot ou Déat et la France de 2012 n'est pas la copie de celle de Vichy et de la Collaboration.
Parce que ma famille a souffert dans ses chairs, parce que je porte le prénom d'un gamin de 20 ans mort à Mathausen, je n'ai pas envie de voir ces événements tutélaires devenir des tartes à la crème que des politiciens en mal d'actualité, se jettent à la figure les mardis après-midi avant de rentrer douillettement chez eux. En s'en servant comme les cache-sexe d'une absence d'idéal, de perspective et de l'indigence du débat, on pervertit le sens même de la mort de millions de malheureux.

Neurones gelés

Entre Nora Berra, Secrétaire d'état à la Santé, qui recommande aux SDF "d'éviter de sortir de chez eux" et les dirigeants de la Ligue 1 de football qui clament à tort et à travers que les pelouses des stades sont chauffées alors que des milliers de français sont frigorifiés dans leurs domiciles sans chauffage, c'est à se demander qui va gagner le concours de la plus belle gaffe médiatique...
Je sais bien que je fais dans la facilité et le bassement racoleur. Mais tout de même, ce n'est pas parce qu'il fait si froid qu'il faut mettre ses neurones en sommeil. Nous ne règlerons pas le problème des mal logés d'un coup de baguette magique mais un peu de sollicitude des uns et de pudeur pour les autres permettront  peut être de dépassionner ce débat et de montrer une vraie solidarité envers les plus vulnérables d'entre nous. Communiquer c'est bien, à condition de réfléchir murement à ce que l'on dit et à qui on le dit...

dimanche 5 février 2012

Sur les ruines d'un abattoir

East river - Manhattan, le siège de l'ONU est pour la énième fois le théâtre d'ombres des négociations du Conseil de sécurité entre les trois occidentaux, USA, France et Royaume-Uni face au bloc de l'Est, Russie et Chine. Aujourd'hui dans la balance, comme depuis des semaines, la survie de l'opposition syrienne et la fin du pouvoir sanglant de Bachar El-Assad. Après des heures de palabres, de transactions plus ou moins secrètes, le P3, comme ils se nomment en langage onusien, ont choisi de pousser à la faute leurs "partenaires" russes en les obligeant à poser leur véto au projet de résolution contre le pouvoir de Damas. Pour Poutine et ses alliés chinois de circonstance, il est donc urgent de ne rien faire pour ne pas risquer de perdre un tel marché de vente d'armes. Et puis, on ne sait jamais avec cette maudite contagion démocratique qui se répend sur cette planète à demi-folle...
Pendant ce temps, on enterre des centaines de morts à Homs. Des femmes et des enfants tremblent dans leurs caves d'Alep, Damas ou Hama. Quand on sait que les actuels bâtiments de l'ONU ont été construits sur les ruines d'un abattoir, il y a une logique à tout cela.

C'est arrivé hier

Entendre un journaliste de radio si ému qu'on sent les larmes perler dans ses yeux... C'est rare et pourtant c'est arrivé hier quand le "grand" Dominique Souchier annonçait en direct le sabordage de son émission "C'est arrivé demain" qu'il tenait de main de maître sur Europe 1 depuis 15 ans.
Les comptes d'apothicaires du CSA ont eu raison de ce qui se fait de mieux ou presque comme moment d'antenne dévolu à la pédagogie de l'actualité, au respect des pensées et à la pluralité des tendances politiques.
Quand le mieux est l'ennemi du bien... J'espère juste que Dominique Souchier trouvera un point de chute radiophonique à l'aune de sa valeur. Nul doute que je m'empresserai de le suivre pour me regaler de ses invités politiques ou non.

Valeur vs Différence

Tout est certes question de sémantique mais est-ce que quelqu'un de bien placé pourrait expliquer à Claude Guéant la distinction entre valeur et différence..?
Pour lui, "les civilisations ne se valent pas". Non, non, cher monsieur, les civilisations sont simplement différentes comme le sont les hommes et les femmes qui les composent. Relisons ensemble Claude Lévi-Strauss et son superbe "Tristes Tropiques".
Certes les peuples de l'Amazonie ou de Papouasie n'ont pas construit de cathédrales mais ils ont su s'adapter et vivre en harmonie parfaite sur un territoire bien spécifique. J'aimerais juste imaginer notre Ministre de l'Intérieur, revêtu seulement d'un mince étui pénien, en train de chasser le pécari avec une sarbacane... On verrait qui est, là, le plus "valeureux".

vendredi 3 février 2012

Chapeau...

Elle n'a "que" 65 ans (pardon Madame...). Elle a été réélue sans discontinuer sur la même circonscription depuis 1988. Elle a occupé des postes ministériels plus de 7 années. Et pourtant elle "raccroche les crampons" pour faire de la politique autrement suivant ses déclarations.
Alors, messieurs les comiques donneurs de leçons, Roselyne Bachelot est parfois une gaffeuse, a un rire communicatif, des tailleurs roses bonbon mais elle sait aussi forcer le respect. Elle a des convictions, elle les défend bec et ongles et surtout elle sait passer outre les simples postures de "comm" pour affirmer ses sentiments profonds parfois à l'encontre de son propre camp. Que ceux qui aiment tant la moquer se rappellent juste son combat solitaire et courageux pour le PACS. C'est autre chose que tous ces "bêlants" sans aucune vergogne accrochés à leurs mandats comme des arapèdes à un rocher.

mardi 31 janvier 2012

Popaul Emploi

Une éducatrice de 53 ans, au chômage dans l'Hérault, s'est vue proposer un emploi de danseuse topless dans un cabaret de la région sétoise. Nonobstant le rapprochement croustillant qu'on pourrait faire avec la tradition poissonnière de cette région languedocienne, il faut avouer tout de même que les "machines" de Pôle-Emploi manquent cruellement de discernement.
J'ai personnellement souvenir, après la fin d'un de mes contrats dans la fonction publique territoriale, d'avoir été rappelé, une quinzaine de jours après par les services de feu ANPE, pour que je pose candidature à ce même poste. Ce que j'ai fait consciencieusement afin de ne pas risquer de perdre mes droits...
J'enjoins cette dame d'en faire de même, sans être obligée, non plus, de participer aux sélections. Il serait stupide d'être radiée et de se retrouver pour de bon "à poils"...

lundi 23 janvier 2012

Wait'n see

Disons-le sans ambages, François Hollande a été bon hier dans son grand discours du Bourget. Nonobstant les pantalonnades du "va-nu-pieds" Noah, le candidat PS à la présidentielle a été lyrique mais pas trop, intime juste ce qu'il faut et suffisamment bout-en-train pour chauffer une salle de 25000 militants affamés. Avançant dans son "oeuvre" discoureuse tel un maître du Siècle d'Or espagnol, il s'est joué des ombres et des lumières de son début de campagne, distillant à l'envie des bribes de programmes comme pour les tester auprès de ses soutiens.
Mais ensuite un fois les drapeaux et calicots remisés, butte-on sur les limites de l'exercice politicien. Après les envolées lyriques propres à remotiver un électorat un peu troublé, il reste à poser les fondations et les constructions d'un programme que tout le monde attend, certains pour le démolir et beaucoup d'autres pour l'étudier, le comparer et peut-être le soutenir. Alors le Bourget ? Aire de garage provinciale ou piste de décollage vers le ciel présidentiel ? Wait'n see...

dimanche 22 janvier 2012

Un exemple à la "Noah"...

Il est des symboles comme des brocolis... Même quand vous n'aimez pas, on vous les ressert à l'envie... Demandez si Nicolas Sarkozy a oublié la note du Fouquet's, la fameuse brasserie "populaire", le soir de son élection ? Cela m'étonnerait grandement vu le tapage que fait encore cette grave erreur symbolique.
Je ne suis pas sûr que tous les candidats en aient tiré les conclusions qui s'imposent quand je lis dans la presse dominicale que Yannick Noah fera l'ouverture en vedette "américaine" -suisse plutôt- du premier grand meeting de François Hollande.
Certes, le personnage est attachant, beau tennisman, bon chanteur et papa d'une filiation brillante. Mais la personnalité préférée des français me parait tout de même pour le moins décalée quand il s'agit, comme le fera certainement François Hollande, de dénoncer "les puissances de l'argent", "les mauvais citoyens, ces très riches qui délocalisent leur fiscalité". Vivant entre la Suisse et les USA, Yannick Noah est en procédure, depuis près de 15 années, avec le FISC français qui lui réclame la bagatelle de 1 million d'euros de redressement.
Les leçons quand on veut en donner, il faut, en premier lieu, se les appliquer à soi-même et accepter d'en recevoir. Au risque, sinon, de se les voir resservir jusqu'à plus faim, comme les brocolis...

samedi 21 janvier 2012

Incertain ou éclairé ?

Ce 21 janvier, et ce depuis 219 ans, églises et chapelles de France résonnent des chants et Te Deum marquant l'exécution du roi Louis XVI, balayé par la tempête révolutionnaire qui mit fin presque définitivement à la monarchie française.
Aujourd'hui, les historiens se collettent pour savoir si ce roi, trop longtemps déconsidéré, n'était pas en réalité un monarque éclairé, préférant la mort et l'opprobre à l'éclatement de cette nation qu'il aimait tant.  Prisonnier à la fois d'une tradition monarchique séculaire et d'une réelle ouverture d'esprit, Louis Capet a pu donner l'impression d'hésiter, de louvoyer mais aussi de préserver autant que faire se pouvait, l'intégrité de son peuple.
On ne peut refaire l'histoire mais après son exécution, la France a plongé dans des décennies de violence, de guerre et de révolutions, brillant aux frontispices des monuments aux morts et régressant dans celui du progrès technique et social. Le petit-fils de Louis XV aurait pu être le garant d'une monarchie à l'anglaise, pacifiée, démocratique et parlementaire.
Amusant de penser cela quand on se dit républicain dans l'âme mais l'intérêt général ne prime-t-il pas ? En tout état de cause, ce débat, loin d'être clos, devrait servir d'exemple très actuel à tous ceux qui tranchent, sans jeu de mots, clivent ou divisent...

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