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mercredi 23 septembre 2009

Je vous aime !

Le débat qui agite le microcosme politico-médiatique sur la réforme territoriale, m'amuse au plus haut point... C'est un délice que de constater les "fronts renversés" apparaissant dans les colonnes des journaux et les tribunes libres. Habituellement, et ce durant tout le temps passé à user mes costumes-cravate dans les hémicycles locaux, je croyais dur comme fer que la droite était attachée viscéralement au découpage territorial hérité de la Révolution ou du Général de Gaulle et que les jeunes loups de la gauche socialiste voulaient dynamiter tout ça et simplifier le millefeuille administratif français. Patatras ! C'était sans compter sur l'inversion de polarité provoquées par les différentes élections régionales ou cantonales qui ont mis cette même gauche largement majoritaire dans ces institutions en France.
Aujourd'hui que lis-je ? Montebourg, Martin et Terrasse, tous trois présidents socialistes de Conseil généraux lâchent leur bombe juridique contre le Gouvernement pour défendre le département. Ce même jour, lors du congrès des Présidents de Conseil généraux à Clermont-Ferrand, le landais Emmanuelli pourfend le Ministre de l'Intérieur et sa réforme. Et l'UMP derrière Copé demande la fusion département-région...
Pourtant, il n'y a pas si longtemps, lorsqu'il prônait la VIème République, Montebourg voulait voir disparaître cet échelon territorial cantonal accusé des pires maux et surtout celui d'être aux mains de petits potentats corrompus et inamovibles. Côté Emmanuelli, bien qu'ayant participé à de nombreux congrès des PCG, je n'avais jamais eu le plaisir ni d'écouter ni de voir le caustique président du Conseil général des Landes qui brillait habituellement par son absence et son peu d'intérêt pour la vie des institutions locales. Quant au sympathique et tonique Philippe Martin, le gersois d'adoption, il a déjà annoncé son départ de l'Hôtel du département à Auch pour se consacrer exclusivement à son mandat de député, trop heureux de mettre en adéquation le cumul des mandats et son amour de la capitale.
Finalement cette réforme a du bon, nonobstant son contenu. Elle nous permet d'enrichir encore notre collection de vestes réversibles de toutes les couleurs et de toutes les tailles. Même les plus voyantes sont dans le vent et la rubrique fashion du magazine Elle n'a pas d'emprise sur cette mode là. Politiques, je vous aime... !

mardi 22 septembre 2009

Pour l'honneur

"Monsieur le Président, mesdames et messieurs les députés, j'ai l'honneur au nom du Gouvernement de la République de demander à l'Assemblée nationale l'abolition de la peine de mort en France". Toute ma vie, je regretterai de ne pas avoir été sur les bancs de l'Assemblée en ce 17 septembre 1981, écoutant Robert Badinter et participant à ce moment fondateur d'une démocratie enfin lavée de ses vieux démons vengeurs.
Lors d'une discussion très personnelle que j'avais eu avec mon ancien patron, Jacques Blanc, alors député de la Lozère depuis 1973, il m'avait avoué avoir ressenti ce jour là le poids de l'histoire dans les travées du palais Bourbon. " Député UDF et donc opposé au gouvernement de l'époque mais avant tout médecin se battant pour la vie, je ne pouvais accepter de l'ôter. Pour tout cela, j'ai voté en mon âme et conscience l'abolition de ce châtiment" m'avait-il affirmé avec la fierté et aussi la pudeur de celui qui a participé à un instant qui doit compter dans la vie d'une homme politique.
Comment exprimer par des mots ce que que ce châtiment inhumain peut susciter en moi... J'essaye d'imaginer l'angoisse, les pensées, les images qui se bousculent dans la tête de celui qu'on emmène à l'échafaud. Je n'y arrive pas. Peut être est-ce parce que j'aime trop la vie pour admettre qu'on puisse s'autoriser à la prendre sous prétexte de loi ? Ou alors est-ce la totale irréversibilité de la peine, l'absolue impossibilité de concevoir la repentance du coupable qui m'interdisent d'accepter la peine de mort comme condamnation ultime contenue dans notre corpus législatif ?
On aura beau jeu de me renvoyer les tortures de victimes innocentes ou les drames vécus par les proches. Je comprends tout cela avec acuité et sensibilité mais je ne donne pas aux hommes le droit d'enlever la vie. Seuls la nature et Dieu, pour ceux qui y croient, en ont le pouvoir. Je me suis persuadé au fil de mon existence malgré tout, malgré la violence et la bêtise de certains, que seuls le pardon et la pitié pouvaient faire avancer, ne serait-ce qu'un peu, notre monde et notre société.
Le 25 septembre, une place de Périgueux portera le nom de Robert Badinter. Avec la maladresse de la pudeur et du respect, au delà des querelles politiciennes qui n'ont pas lieu d'être ici, je voudrais, en mon âme et conscience, le remercier d'avoir permis à mon pays de sortir de la Loi du Talion et de quitter la compagnie sanglante et mortifère de l'Iran des ayatollahs, de la Chine des exécutions massives ou celle des USA des souffrances sans fin.

lundi 21 septembre 2009

La haine et le mépris

L'affection du peuple est la seule ressource qu'un prince puisse trouver dans l'adversité - Nicolas Machiavel... C'est ainsi qu'un commentaire se conclut sur le blog de Dominique de Villepin, concernant la ténébreuse affaire Clairstream. Une sentence d'autant plus amusante que l'ex-Premier ministre n'a jamais affronté le suffrage universel et donc mesuré concrètement cette fameuse affection populaire sauf à croire qu'il est une réincarnation du pouvoir monarchique qu'il pense pourtant combattre en la personne de Nicolas Sarkozy.
Une chose est sure, nos deux impétrants ne partiront pas en vacances ensemble. Plus le procès se rapproche, plus les positions des deux protagonistes se raidissent et ne cachent même plus la haine et le mépris qu'ils transpirent à grosses gouttes. On a beaucoup ergoté sur l'opposition entre Ségolène Royal et Martine Aubry mais c'est de la roupie de sansonnet à côté de nos deux bretteurs.
Crochets de boucherie, attitude tordue, filature, officine parallèle, si un scénariste avait écrit une telle histoire, je pense que personne n'aurait osé la monter car si peu réaliste. Il y a même dans le générique de cette comédie dramatique les tontons flingueurs ou plutôt les Marx brothers avec Groucho Grand, Harpo Mariton, Chico Goulard et Zeppo Tron, tous députés proches de DGV et dynamiteurs patentés de la Sarkosie. Ils sont ainsi une poignée qui ne représentent qu'eux-mêmes mais font le régal des journalistes car toujours prompts à s'opposer à la moindre décision du Président de la république. Ils me font penser souvent aux hallebardiers des pièces de théâtre de village, se donnant des poses pontifiantes, souvent ridicules et toujours inutiles.
On peut rire de cette comédie humaine faute d'en pleurer mais cela donne une bien déplorable image de la geste politique. Contrairement à beaucoup, il me tarde que l'épilogue de ce procès déjà dans les annales survienne afin de tourner au plus vite la page de cette farce tragique et de s'occuper enfin de la seule chose qui vaille : notre pays, son peuple et son avenir...

samedi 19 septembre 2009

A con, con et demi...

Georges Frêche, le président divers gauche de la Région Languedoc-Roussillon, est allé vous accueillir, Madame Royal, à votre descente du TGV en gare de Montpellier afin de vous accompagner pour lancer devant les militants réunis la Fête de la Fraternité, organisée par les clubs Désirs d'Avenir.
Le 11 septembre dernier, vous aviez demandé publiquement la démission de Brice Hortefeux pour ses propos controversés lors de l'Université d'Eté de l'UMP à Seignosse.
Je voudrais, Madame, par ce petit texte tenter de vous rafraîchir la mémoire.
Le 30 juin 2000, lors de l'inauguration du tramway de Montpellier, Georges Frêche alors maire de la ville fait un trait "d'humour" pour qualifier le tunnel du quartier populaire de La Paillade "de plus long du monde puisqu'il part de Montpellier pour arriver à Tamanrasset". Le 11 février 2006, le même mais patron de la Région Languedoc-Roussillon traite, lors d'une autre inauguration, des harkis de "sous-hommes". Le 16 novembre 2006, Georges Frêche, décidément très en jambe, affirme, concernant l'équipe de France de football, "qu'il a honte pour ce pays, bientôt il y aura onze blacks". En juillet 2007, ce triste sire déclare avoir fait de Montpellier "une zone libérée d'Eretz-Israël". En février 2009, devant son parterre d'étudiants bêlant, il expose "que les cons sont majoritaires et qu'il a toujours été élu par une majorité de cons".
Voilà, Madame, le personnage recommandable qui va vous accompagner sur la tribune de la Fête de la Fraternité... Drôle de manière de considérer la fraternité en élevant ainsi des murs d'insultes, de bêtises et de fatuités sous prétexte d'intelligence.
On a souvent comparé votre soutien, Georges Frêche, à une montagne... Je préfère utiliser la délicieuse brève de comptoir de Jean-Marie Gourio : "c'est un iceberg, celui-là, sept fois plus con que ce que l'on voit..."

vendredi 18 septembre 2009

On arrête de jouer !

Le gouvernement prépare une réforme des collectivités locales qu'il voudrait profonde et durable... Au vu des us et coutumes locales, elle devra aussi être un peu plus autoritaire et bousculer ainsi le sempiternel prés carré de nos élus dits de terrain.
Un exemple patent aujourd'hui avec l'enterrement de première classe du projet de grand stade de Périgueux. Entre un comité d'entreprise de la SNCF, fleurant bon la lutte des classes et vouant aux gémonies les investisseurs privés, une mairie de Périgueux prise entre le marteau et la faucille pour le coup et enfin un promoteur activiste et fonceur, nous avons tout le casting d'un vaudeville qui va se terminer en pantalonnade de série Z.
Même l'intérêt général des habitants de l'agglomération périgourdine semble ne pouvoir réconcilier l'irréconciliable. Certes le projet présenté par Francis Roux peut apparaître pharaonique mais il a l'immense qualité d'être financé et de doter Périgueux d'une infrastructure pour les trente années à venir. En revanche, il oblige à repenser l'ensemble des infrastructures sportives de Périgueux et bien au delà, de celles de l'agglomération. Et quelle aliénation de l'ambition que d'entendre des élus et responsables se déchirer pour récupérer ici des bribes de club et là un morceau de stade. Il est amusant de constater que lorsqu'il s'agit de décharges d'ordures, tout aussi importantes en matière d'aménagement, il y a beaucoup moins d'empressement chez nos édiles à s'approprier le bébé.
J'en appelle à l'autorité de l'Etat, à la responsabilité de tous et surtout au jugement des électeurs pour que tout le monde se mette autour d'une table et pose les bases d'une vraie coopération intercommunale où Boulazac serait membre impératif de la structure, où la compétence sportive, vecteur essentiel d'animation et de vie, serait intégrée totalement dans les décisions et les financements de la CAP. Il serait peut être temps d'arrêter de jouer avec l'avenir. Il n'y pas de problèmes insurmontables tant en matière d'environnement, de vie sociale ou d'aménagement qui ne résistent à l'intelligence, la compréhension et à l'effort collectif.

mardi 15 septembre 2009

L'automne de tous les dangers

Le mois à venir nous réserve, en tant que citoyen mais aussi observateur de la vie publique, bien des plaisirs, des surprises et des rebondissements. Que ce soit la rentrée parlementaire qui est déjà partie sur des chapeaux de roue, la tenue du G20 ou les grandes heures du PS, nous n'allons pas manquer de matière à dire, redire, contredire, prédire ou maudire...
Au vu des différentes annonces et polémiques, le Parlement ouvre l'automne législatif sous le ton martial de la sanction. Tant avec Hadopi 2 qui n'est pas un pharaon mais est déjà perclus de bandelettes et de rustines constitutionnelles, qu'avec la future loi pénitentiaire, récidivistes ou copieurs impénitents n'ont qu'à bien se tenir. Les élections régionales approchant, le gouvernement a fait le choix politique classique de resserrer sa majorité autour d'un corpus légal laissant moins de place que prévu à la magnanimité et à la clémence vis à vis de la petite délinquance. Il ne faut tout de même pas occulter les avancées notoires que Michèle Alliot-Marie devra défendre à la tribune de l'Assemblée. L'usage renforcé du bracelet électronique, du régime de semi-liberté et de l'amélioration des conditions de détention permettront certainement à la France de se rapprocher des standards européens tout en confirmant la volonté gouvernementale de punir la récidive ou les délits quotidiens qui pourrissent le climat social de nos concitoyens. Il est clair que l'on peut toujours aller plus loin encore mais à quel prix ? Il faut aussi se placer du côté des victimes qui ne sont guère mieux loties socialement que les coupables et qui souvent bénéficient de bien moins de considération. La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres... non ? Le Président de la République a choisi pour sa part de calmer le jeu sur un autre dossier en acceptant de suspendre la mise en place de tests ADN pour les candidats à l'immigration, donnant ainsi des gages aux associations de défense.
Pour le G20, la mission de notre Nicolas national est infiniment plus ardue. D'entrée de jeu, il a refait le chantage au départ du sommet de Pittsburgh si des propositions de réduction des bonus financiers n'étaient pas prises. Concrètement avec le soutien de l'Allemagne, la France souhaite réguler mondialement les us et coutumes des officines boursières qui ont plongé la planète dans une crise sans précédent. Juste démarche pour une juste cause et tel Obélix dans l'excellent album "Astérix en Hispanie", Nicolas Sarkozy se dit prêt à retenir sa respiration si on ne l'écoute pas... Mais alors que l'économie semble se relever, nombreux, du côté de Washington ou Londres, sont eux décidés à continuer comme avant, rangeant l'année qui vient de passer au rayon des épiphénomènes économiques. Quelqu'un a-t-il un masque à oxygène ? Nous risquons d'en avoir un besoin urgent pour sauver notre président...
Enfin restent pour nous amuser mais aussi nous décevoir, les mésaventures chroniques du parti socialiste. Alors que l'Université d'été de la Rochelle paraissait avoir redonné un peu de rose aux joues des dirigeants de la rue de Solférino, patatras... C'était sans compter deux journalistes politiques et Ségolène Royal exhumant les procédés "démocratiques" qui ont prévalu lors de l'élection de justesse de Martine Aubry à la direction du PS. Désespérant de voir à quel point ce parti s'empêtre de plus en plus dans des querelles de personnes, oubliant totalement de jouer son vrai rôle d'opposant constructif et tiraillant au coup par coup tel un guérillero suicidaire. Note d'humour, allez donc vous balader sur le "nouveau" site internet de Désirs d'Avenir... Quand je vous parlais de la Pythie du Poitou dans un précédent texte, là on est en plein dedans. On se croirait sans rire ou presque sur la page d'ouverture d'une secte "Peace and Love" des années baba-cool...

lundi 14 septembre 2009

Bonheur Intérieur Brut

Juste avant le G20, un débat intéressant se fait jour dans les milieux économiques et financiers. Le prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz, président d'une commission de 22 experts, doit remettre un rapport détaillé au Président de la République sur la refonte en profondeur des indicateurs économiques.
En effet, la fameuse référence du PIB, produit intérieur brut, n'est pas à quelques aberrations prés. Par exemple, une catastrophe écologique majeure comme une marée noire est comptabilisée positivement parce qu'elle entraîne derrière elle un surcroît d'activité soit disant bénéfique. Quid des nuisances, des dégâts humains et de la paix sociale ? Broutilles de socio-démocrates en mal de reconnaissance... Et dès l'annonce de cette possible et souhaitable réforme, les proches de Ségolène ont dénoncé un plagiat du programme de campagne de la sémillante candidate.
Ces guerres pichrocolines ridicules et infantiles m'amusent car le sujet est d'importance et mérite avant tout l'union autour d'une volonté commune des dirigeants d'une nation. Et ce n'est pas pour tacler Madame Royale, mais j'avais reçu en 1999 une délégation ministérielle du petit état himalayen, le Bhoutan, qui m'avait expliqué que depuis toujours, ils mesuraient le Bonheur Intérieur Brut, trouvant parfaitement stupide de comparer leur pouvoir d'achat à celui des grandes nations développées. Avec ce sourire inimitable et lumineux des bouddhistes, ils m'ont démontré sans forcer qu'avec un euro dans leur pays, on fait infiniment plus qu'aux USA et pourtant le Bhoutan occupe l'une des dernières places du classement mondial.
Peut être enfin qu'avec ces différentes réformes, on comprendra que l'argent n'est pas un but dans la vie mais ne sera jamais qu'un outil perfectible pour atteindre un bonheur supposé.

dimanche 13 septembre 2009

Apocalypse... yesterday

Il y a soixante dix ans se déclenchait "officiellement" ce qui allait être le plus grand drame vécu par notre humanité, la Deuxième Guerre mondiale. France 2 a choisi cette date anniversaire, avec une dizaine de chaînes européennes et mondiales, pour diffuser une série en six épisodes de 52 minutes retraçant la montée et le déclenchement de ce cataclysme horrifiant.
A tous les amateurs de télé-réalité, je vous engage, mardi soir prochain, pour une fois à lâcher "Secret Story" et les Experts pour vivre la vraie réalité d'un monde de sang, de larmes et d'horreurs. De bouleversantes images jamais diffusées, des commentaires poignant pour illustrer la folie des hommes, la démesure de la bêtise et de l'extrémisme.
Faites en sorte, si vous le pouvez, de le regarder en famille, avec vos proches, vos enfants surtout, pour pouvoir ensuite avec eux décoder les mécanismes de cette conflagration qui transforma notre monde en champs de bataille et de mort.
Par la volonté de mes parents et en devoir de mémoire, je porte le prénom d'un jeune innocent de 23 ans, mort d'épuisement sur les 186 marches du camp d'extermination de Mauthausen. Mon rêve le plus fou serait que l'humanité, comprenant le sens d'Apocalypse et s'interdisant massacres ou crimes de guerre, n'ait plus jamais le besoin de baptiser un bébé du prénom d'un autre gamin torturé et assassiné simplement parce qu'il était différent...

samedi 12 septembre 2009

Le choc des titans

Rien à voir avec un quelconque match de football entre Barcelone et Madrid... Médiocre... Ni avec un débat politique pour les futures régionales... Insignifiant... Il s'agit de MACSJ0025.4-1222 qui répond aussi au doux surnom de Bullet. C'est de la balle diraient nos chers gamins !
Bullet est le résultat d'une énorme collision entre deux galaxies d'une masse chacune de millions de milliards de fois notre petit soleil. Excusez du peu... Ce carambolage dantesque a été observé conjointement par les deux télescopes spatiaux, le vénérable Hubble et le jeune Chandra-Xray, à une vitesse de dizaines de millions de km/h.
Le but de mon propos n'est pas de les dénoncer à la maréchaussée pour excès de vitesse mais d'imaginer, de rêver ce choc gigantesque, digne des plus inimaginables scénarios de science fiction. Comme j'ai pu le dire par ailleurs, les mécanismes stellaires me fascinent et me transportent dans un monde irréel paradoxalement si concret. Je voudrais juste à travers ce petit texte vous laisser imaginer la trajectoire de ces deux Titanic de l'espace, fendant le vide spatial à toute vitesse. Et surtout, les milliers de planètes, passagers impuissants de ces galaxies folles. Parmi celles-ci, peut être quelques unes avaient de la vie, des êtres qui ont compris, comme l'auraient fait nos astrophysiciens, l'imminence à l'échelle de l'univers de cette effroyable rencontre.
Toute cette aventure céleste a permis à nos scientifiques de distinguer la mystérieuse Matière Sombre, composante essentielle de notre cosmos, sombre peut être comme la mort de milliards de créatures prises dans ce maelström. Je laisse aller mon imagination, assurément infantile mais ô combien émerveillée et troublée par cet infini prodigieux. On me comprendra du côté d'Aldébaran...

vendredi 11 septembre 2009

Vos gueules les mouettes !

Vous en reprendrez bien une lichette... de polémique ? Il y a deux jours je vous laissai sur le calibrage promotionnel des réunions de Nicolas Sarkozy et je vous retrouve aujourd'hui pour les propos polémiques de Brice Hortefeux lors de l'Université d'été de l'UMP à Seignosse.
Il est fascinant de voir que des personnages aussi haut placés, a priori parfaitement brifés par leurs entourages, peuvent encore se faire piéger comme des lapins de sept jours.
J'ai le souvenir, il n'y a pas si longtemps de cela, des pratiques courantes en matière de déclaration des hommes politiques. Il y avait la conférence de presse, le meeting ou la réunion publique qui symbolisaient le "in" où tout ce que pouviez déclarer, serait retenu contre vous. Et puis, autour d'un verre, en petit comité, les "happy few" du moment pouvaient profiter en privé du "off" qui leur permettait de mieux comprendre la personnalité et la démarche de leur interlocuteur officiel. Jamais journaliste ou invité présent n'outrepassait les règles non écrites de la séparation des genres au risque ne plus faire un jour partie de ces petits cercles fermés. Puis, en 2002 par exemple, sont passées par là les déclarations catastrophiques pour lui de Lionel Jospin sur l'âge de Jacques Chirac et avec ça, le progrès technique qui transforma chaque citoyen en véritable console multimédia à même d'enregistrer images ou conversations, supposées privées ou confidentielles juste le temps d'arriver sur les autoroutes du net.
Envie de vous curer le nez, Monsieur le Ministre ? Non ! Envie de bécoter votre amoureux, Madame la Présidente de région ? Re-non ! Le seul endroit où vous pouvez espérer encore être tranquille, c'est peut être votre salle de bain... Et encore, faites attention à l'image que renvoie votre miroir... Pour revenir à Brice Hortefeux et à ses déclarations, une telle polémique arrive au mauvais moment, deux jours après le limogeage du préfet Girot de Langlade et alors que le Ministre de l'intérieur cherchait à faire oublier un peu son passage à l'Intégration. D'aucuns affirment qu'il n'est pas raciste, d'autres fustigent ses propos et réclament sa démission, oubliant en cela de faire le ménage dans leurs propres écuries d'Augias. L'écoute de la vidéo incriminée permet de distinguer des propos consternants de militants et une réponse équivoque du ministre. Durant deux années, j'ai eu Brice Hortefeux comme professeur, en communication politique... Jamais, je n'ai ressenti chez lui de propos racistes ou xénophobes même si, directeur de cabinet du Maire de Neuilly à l'époque, l'immigration n'était pas son problème le plus essentiel. Je laisse à sa conscience d'homme d'état le soin d'estimer l'importance de l'affaire mais l'honneur et la rigueur morale sont deux piliers incontestables de la vie publique. A lui de juger...

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