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samedi 24 octobre 2009

Le coeur au bord des lèvres

Il ne fait pas bon être journaliste à M6 surtout s'il on enquête sur les groupes Mc Donald's ou KFC (Kentucky Fried Chicken pour les intimes...). Il suffit de s'intéresser en profondeur aux agissements coupables de ces grandes chaînes de restauration rapide pour se faire immédiatement censurer par la direction craignant un retour de bâton publicitaire. Annoncé cette semaine dans le magazine "Zone Interdite", à grand renfort de bande annonce, ce reportage qui semblait "croustillant", sur les bas fonds et arrières cuisines des fast-food, a été rangé à la rubrique des occasions ratées...
Occasion ratée de démontrer enfin que les dimensions purement économiques et d'emplois ne suffisent plus à justifier voir couvrir les malversations, fraudes et autres contraintes auxquelles ont recours, dans une quasi impunité, les responsables de ces entreprises. Il est vrai qu'ils sont devenus en une génération les premiers acheteurs du monde agricole français, qu'ils s'installent en banlieue là où personne de veut plus aller et qu'ils ont surtout des moyens colossaux en terme de communication pour faire plier n'importe quel média même le plus "indépendant".
Mais enfin, il doit bien exister un moyen de les contraindre à fonctionner non seulement de manière rentable mais aussi en respectant les directives sanitaires ainsi que les droits les plus élémentaires des salariés et des clients. Employer des jeunes issus de la diversité de nos cités et contribuer à la survie de milliers d'agriculteurs français ne peuvent être les passe-droit pour des abus sociaux et le non respect des règles d'hygiène.
Par expérience, je sais qu'il est si facile de faire plier (boutique...) à de petits restaurateurs sans grands moyens ni avocats mais imaginons le même "acharnement" pour que Mc Donald's ou autre Pizza Hut prennent enfin en compte toutes la dimension humaine et réglementaire de ce métier fabuleux qui est de nourrir son prochain et de lui permettre de passer un agréable moment. Le poids économique de ces mastodontes de la "mal bouffe" ne peut tout excuser où alors il faudra aussi comptabiliser à leur passif les fermetures de petits établissements de proximité qui surviennent quelques temps après leur installation dans une ville...
D'ici là, espérons qu'il se trouvera un diffuseur, croyant dans son métier, qui achètera ce reportage pour que nous puissions enfin nous faire une petite idée de ce que nous ingurgitons et comment cela nous est servi...

vendredi 23 octobre 2009

Toujours les mêmes...

Il fallait bien que cela arrive. Dans un amendement parlementaire lors de la discussion sur la Loi de Finances à l'Assemblée Nationale, les députés ont voté la suppression de l'exemption de charges sociales pour le paiement des repas pris par le personnel des hôtels, cafés et restaurants. En effet, dans la convention collective qui régit cette profession, il est écrit que les chefs d'entreprises se doivent soit de payer les repas (3,10 euro par repas et par jour) , soit de nourrir directement l'ensemble de leurs salariés.
La remise en cause de cet abattement peut paraître anodin et ne génère "que" 150 millions d'euro pour les caisses bien vides de notre nation. C'est aussi et surtout une mesure de rétorsion à l'égard des escadrons de restaurateurs qui n'ont pas joué le jeu de la baisse de la TVA. Refusant le terme de cadeau fiscal, faisant la sourde oreille non seulement aux rodomontades des ministres mais aussi au mécontentement croissant de la clientèle, beaucoup de mes collègues ont choisit de ne pas répercuter ne serait qu'un peu cette fameuse baisse de TVA, arguant d'opaques explications bien peu compréhensibles par nos chalands.
Et comme d'habitude, ce sont toujours les mêmes qui vont subir le retour de bâton financier. Tous ceux qui déclarent leur personnel et qui respectent scrupuleusement la convention collective, tous ceux qui ont accepté de baisser les sept produits proposés par la profession et le gouvernement, tous ceux-là vont encore payer pour les autres, pour les quelques soi-disant professionnels qui ne respectent ni leur clientèle, ni leurs salariés, mais en plus, ni leur pays qui fait des efforts pour eux.
Avec mes quatorze employés, cette mesure que je comprends, va coûter à mon entreprise, au bas mot, 500 euro par mois... J'en ai marre, mais que j'en ai marre...

mercredi 14 octobre 2009

Les restaurateurs passent à table

Le 17 août dernier, le ministre du tourisme, Hervé Novelli, se défendait d'avoir fait un beau cadeau fiscal aux restaurateurs après la baisse de la TVA, attaqué qu'il était par certains parlementaires UMP excédés par l'inertie de la profession. Aujourd'hui force est de reconnaître que ces élus avaient raison très tôt.
Malgré les dénégations du ministre qui estime que la moitié du chemin est déjà parcourue, nombreux sont les établissements qui n'ont pas répercuté vers le client même une petite partie du cadeau fiscal gouvernemental. En période de crise et de déficit abyssal des comptes de la nation, 3 milliards d'euro qui disparaissent au profit d'une seule catégorie professionnelle, ça fait un peu négligé. Eric Ciotti, député des Alpes Maritimes, avait même proposé très justement d'accepter la baisse de la TVA uniquement à ceux qui jouaient le jeu des accords passés avec le gouvernement.
La réunion qui se tient aujourd'hui risque d'être houleuse entre professionnels arc-boutés sur des promesses et ministres sommés de trouver des économies. D'autant plus que l'automne qui s'annonce est la saison de mise en place des cartes d'hiver, astuce classique pour noyer le poisson et surtout effacer toute possibilité de comparer les prix... Et concernant les 40000 emplois promis, l'INSEE parie seulement sur 6000 au maximum tout en avouant que la mesure a au moins permis d'en sauver pas mal.
Jouant sur le fait que les prix sont libres, qu'il est pratiquement impossible de savoir si vraiment les salaires ont été augmentés, les restaurateurs lèvent les yeux au ciel, jurant leurs grands dieux qu'ils sont au maximum de leurs possibilités. Reste aux consommateurs de faire la police là où les parlementaires et autres organismes de contrôle sont impuissants. André Daguin, thuriféraire de la baisse de la TVA, propose d'ailleurs aux clients des restaurants de n'aller que dans ceux qui affichent clairement le panonceau officiel.
Chiche ! Chiche, car jouant le jeu dans mon établissement, je n'ai pas envie de payer encore et toujours pour ceux qui s'en mettent plein les poches, oubliant clients, organismes sociaux et règlementations sous le prétexte fallacieux de faire fonctionner une entreprise...

lundi 7 septembre 2009

Franchement bien...

Les décibels mélodieux et familiaux des premières Franche Musicales viennent à peine de s'éteindre qu'arrive déjà l'heure du bilan, un mot un peu trop dur qui ne caractérise en rien le succès populaire de la manifestation. Car avant toute chose, il faudra retenir ici l'ambiance festive et bon enfant ainsi que le grand nombre de spectateurs qui ont apprécié cette première édition.
Hommage en soit rendu à l'initiateur du projet, Jean-Pierre Pouamon, incontournable animateur du ZanziBar qui a trouvé les mots pour nous entraîner, les patrons des trois bars de la place, dans cette idée un peu folle d'offrir aux périgourdins un fête de rentrée gratuite et ouverte à tous. École de salsa, orchestres rock ou zouk, senteurs de cuisine créole, de barbecue, une météo clémente et les Franche Musicales ont pu débuter sous les meilleures auspices.
Un de mes anciens patrons avait coutume de dire que "quand le bébé est mignon, tout le monde en réclame la paternité"... Les mines réjouies de tous, samedi, ont confirmé qu'il est adorable... Ce n'est pas un problème alors pour l'adopter ! Nous sommes prêts pour la prochaine édition à élargir le cercle familial des partenaires et organisateurs pour en faire l'événement de la rentrée à Périgueux comme ce fut la tradition durant des décennies. Déjà des candidatures ce font jour et nos édiles ont apprécié l'ambiance détendue et sympathique qui a régné toute la soirée.
Il fallait juste oser prendre le risque financier et organisationnel d'un premier opus. C'est fait et bien fait. Les deuxièmes Franche Musicales seront certainement un peu plus longues et encore plus denses mais toujours gratuites, accessibles à tous les publics et aux associations culturelles locales afin d'aider à leur promotion. Franchement simple mais toujours franchement bien...

lundi 17 août 2009

Chiche !

Eric Ciotti, député UMP des Alpes Maritimes, vient de demander au gouvernement de décider un moratoire sur la baisse de la TVA dans la restauration. Le parlementaire argumente sur le fait que la plupart des établissements n'ont pas joué le jeu et n'ont réduit que partiellement leur prix sans respecter les engagements signés par la profession. Il propose donc de négocier cette baisse providentielle restaurant par restaurant et de contrôler plus activement l'ensemble de la filière.
Chiche ! Malgré les dénégations du ministre en charge du secteur, Hervé Novelli, je suis d'accord pour que chacun prenne ses responsabilités... Pas de baisse de tarifs, pas de baisse de TVA ! Un de mes anciens patrons, politique madré et homme de terrain, me disait parfois sur des dossiers glissants : "j'ai l'impression d'être cocu et de payer la chambre..." Des cornes sur les photos officielles, cela fait un peu négligé mais j'ai le sentiment que c'est ce qui arrive à l'Etat et à ses représentants.
Trop heureux d'avoir réussi à tenir une promesse vieille de près de quinze ans, nos ministres ont mésestimé l'invidualisme forcené de la profession et la "rapacité" congénitale de beaucoup de propriétaires d'établissements saisonniers, toujours aussi prompts à pressurer le citron touristique.
Et il n'y a pas que sur les prix que nos contrôleurs d'état peuvent se pencher. Contrats de travail, emplois dissimulés, hygiène, ... Jacques Prévert prendrait peur à inventorier les champs d'investigation pour lesquels les restaurateurs français sont passé maître dans l'art du camouflage.
Ce ne sont plus des opérations commando qu'il faut organiser mais plutôt déclencher la guerre totale pour redonner enfin ses lettres de noblesse économiques et sociales à une profession qui fut le moteur de l'image de la France.

samedi 8 août 2009

Salut l'artiste !

Mimos tire le rideau de sa 27ème édition et Périgueux va retrouver un peu de sa torpeur estivale. Il est vraiment paradoxal qu'un événement dédié à l'art du silence, du geste lent et de la suggestion muette, fasse autant de bruit en Périgord.
Les esprits chagrins, et ils sont encore nombreux, trouveront toujours à redire... Ce n'est plus comme avant ! Pas de hausse du chiffre d'affaires ! Moins de monde que d'habitude ! Et pourtant, en cette période de crise, quelle bouffée d'air pur et de fréquentation... Ceux qui se plaignent auraient peut être dû accompagner un peu la modification des comportements de consommation et respecter un peu leurs clients en réduisant leurs prix du fait de la baisse de la TVA dans la restauration. Donner un peu pour recevoir ensuite beaucoup, c'est à la fois la devise des structures sociales et des fiscalistes.
Alors, mesdames et messieurs les artistes, les mimes, les magiciens de la poésie et du corps, revenez nous vite ! Vous serez toujours les bienvenus en Périgord Blanc

lundi 3 août 2009

Ne tirez pas sur le mime !

Première semaine d'août et Périgueux va se parer de silence, d'ombre et de lumière avec l'ouverture de Mimos et de son 27ème opus. On pourrait croire qu'après une grossesse de neuf ou dix éditions, ce festival original et unique serait installé en Périgord. Que nenni !!! C'est sans compter sur l'esprit ronchon des pétrocoriens, toujours aussi prompts à magnifier Paris et ses manifestations culturelles et à jeter avec l'eau du bain le bébé potelé et envié par beaucoup qu'est Mimos.
Trop cher, ma bonne dame ! On y comprends rien, mon pauvre monsieur ! Élitiste, mon cher ami ! N'en jetez plus, le mime est muet d'horreur... La critique est aisée mais les actes concrets le sont un peu moins. Pourtant, si je ne m'abuse, en dehors de quelques reportages par trop convenus sur les marchés à la truffe et les mésaventures de Lascaux II, Mimos reste le seul événement qui arrive à passer les frontières médiatiques de la Dordogne. Personnellement, avant de m'installer à Périgueux, j'ai appris à connaître cette ville par les articles que j'ai pu lire sur Mimos dans la presse nationale et spécialisée. Et à l'heure de la surmultiplication tous azimuts des événements culturels estivaux, nombreux sont ceux qui convoitent le positionnement unique de Mimos et sa grande qualité artistique reconnue par tous les spécialistes du genre.
Alors, juste le temps de cette 27ème édition, remisons notre morgue bourgeoise et notre orgueil local mal placé. Pour une fois, reconnaissons là le travail accompli par les bénévoles de l'association car l'engouement des périgourdins sera le meilleur outils de promotion de ce festival du silence et de la beauté...

samedi 1 août 2009

J'en pose un et j'en retiens deux...

La saison touristique 2009 n'est pas encore achevée que les maniaques de la calculette ont déjà frappé. Ici, on compte les jambes des visiteurs et on divise par deux... Tant pis pour les unijambistes ! Là, on annonce une hausse de 300% des touristes turkmènes à l'office du tourisme de Gleux-lès-Lure en Saône supérieure... Merci au sapeur Camembert ! De toute façon, la saison sera bonne et nous aurons préservé nos positions de leaders incontestés du tourisme mondial. Dormez tranquilles braves acteurs du marché, l'arithmétique implacable veille sur vous !
Pourtant, il existe une comptabilité encore plus sûre que cette dernière, par trop officielle. Ce sont les comptes de résultats des entreprises françaises. Et là, cela semble bien moins réjouissant. En dehors de quelques exceptions si peu significatives et de l'effet TVA, les bilans 2009 s'annoncent au mieux stables et surtout, au pire, en forte baisse. Que ce soit la clientèle française ou étrangère, la consommation est en berne et les commerçants doivent se battre comme des lions pour limiter les dégâts.
A Périgueux, peut être plus qu'ailleurs, juin comme juillet furent mous, très mous. Sous la pluie ou écrasées par une chaleur intense, les rues de la capitale du Périgord blanc ont vu circuler des touristes, parait-il en nombre croissant, mais évitant consciencieusement de dépenser quelques devises bienvenues et trompant leur ennui en reprenant rapidement leur voiture pour aller voir ailleurs si la vie estivale existe...
Combien de temps faudra-t-il encore pour que nos spécialistes du tourisme national, régional et local arrêtent de considérer que d'être le premier corridor de passage au monde est une gloire indéfectible ? Est-ce qu'un commerçant comptabilise les passants qui flânent devant sa vitrine ou ceux qui entrent acheter un objet qui les tente ? La France n'est finalement que la troisième nation en matière de retombées économiques dues au tourisme et de durée des séjours loin derrière les Etats-Unis et l'Espagne. Tant que nous nous satisferons de simples passagers en transit, usant jusqu'à la corde nos infrastructures et s'éloignant rapidement car nous n'aurons su ni les retenir et ni les combler, nos positions continueront de s'étioler au plus grand bénéfice de nos concurrents de tous bords. Et cela reste valable à chaque niveau de notre offre touristique.
Notre pays et les territoires qui le constituent, sont uniques et reconnus mais nous nous endormons - à tous les sens du terme - sur ces lauriers séculaires. Comme le cinéma dispose de metteurs en scène, nous avons tous besoin de metteurs en vie qui dynamiseront nos vieilles pierres et les rendront désirables.
Fut une époque où nous n'avions pas de pétrole mais des idées... Quand aurons nous à la fois de beaux monuments et de belles idées remuantes et stimulantes ?

lundi 20 juillet 2009

Le train déraille

Catastrophe "ferroviaire" en plein Périgueux ! Le petit train touristique a déraillé... Ou du moins est menacé de rentrer au garage pour cause de baisse impressionnante de la fréquentation en juin et juillet.
Dans les colonnes de la presse qui se fait écho de ce nouveau problème, le responsable de cette institution locale met en accusation la crise avec son cortège d'économies et de budgets vacances restreints. L'argument tient parfaitement la route, contrairement au petit train, car ce type de dépense est souvent le premier à subir les frimas des restrictions au profit de choses plus tangibles et moins futiles que sont l'hébergement, la nourriture ou les transports, indispensables en congés.
Il y a deux possibilités de réponse à ce phénomène qui n'est pas nouveau. La première, celle qui est hélas en vogue sur Périgueux, est le constat abrupt et ensuite les lamentations qui ne font pas avancer le schmilblick. La deuxième solution eut été d'anticiper cette baisse annoncée depuis que la crise économique s'est abattue sur notre continent.
En cas de guerre - économique - les gros maigrissent et les maigres meurent... Nous n'avons pas su nous "grossir" promotionnellement pour attirer des touristes sur l'agglomération périgourdine. Aucune animation d'envergure sur le mois de juin ou de juillet en dehors de la Fête de la Musique ou le 14 juillet, soit un bilan bien chétif pour affronter les difficultés.
En tourisme comme en entreprise, suspendre la communication, la promotion ou l'événementiel revient souvent à accélérer le processus de régression. Le résultat est patent sur Périgueux avec une baisse de fréquentation et une baisse des dépenses moyennes par touriste. Nous aurions dû au contraire accélérer, investir et imaginer pour donner à tous l'envie de venir découvrir cette ville qui, je le répète, a tant d'atouts dans ses manches. Au lieu de cela, on se dispute, se déchire et on pleure sur le marasme ambiant. Que le dernier éteigne la lumière...

lundi 13 juillet 2009

Je hais les dimanches... à Périgueux

Pendant que les comploteurs et autres bretteurs d'estrade se déchirent au sein des associations commerçantes, Périgueux continue de s'étioler les longs week-ends d'été... Alors que le calendrier nous offrait un véritable viaduc pour ce 14 juillet agrémenté d'une météo parfaite, la capitale du Périgord ressemblait hier à Cracovie ou Kiev à la grande époque du rideau de fer. Personne dans les rues, la plupart des restaurants fermés, aucune animation, le désert des tartares au pays de Cro Magnon...
Désespérant quand on sait le potentiel touristique de cette très belle ville. Pourquoi ne pas profiter de l'arrivée des estivants pour doper la fréquentation locale avec un peu de remue-ménage et beaucoup de remue-méninge ? Depuis que je suis arrivé en Périgord, on me rabâche les oreilles avec la classement de la Dordogne sur la première marche du podium des départements hors littoral les plus visités de France. Et bien, à Périgueux, on a du sélectionner dans ce panel les furtifs, les invisibles et les fugaces ! Ajoutez à cela que tous les locaux amélioraient leur carnation sur les plages d'Arcachon, vous devinerez ainsi le désespoir de tous ceux qui essayent de faire bouger cette belle endormie.
Dommage car l'image détestable qui s'installe sera très longue à ôter des esprits ludiques et enjoués des touristes en mal de vie et d'animation. Chaque été qui passe sont autant d'occasions ratées de devenir une vraie ville touristique autrement qu'à travers un label aussi vide de sens que les rues surchauffées de Périgueux. "Last station before the desert" signalaient les cow-boys avant l'entrée dans la Vallée de la Mort... A quand la même pancarte sur les places pétrocoriennes ?

samedi 11 juillet 2009

Le crime était presque parfait

Nième épisode des guerres picrocholines et commerçantes à Périgueux... L'élection de l'actuel président des Enseignes a été invalidée pour non respect des délais de dépôt du procès verbal de la consultation. Résultat, l'ancien président, premier opposant du nouvel ex-président, est le nouveau président... Ouf ! Ou plutôt "burrrp" ! Car on atteint là l'indigestion.
Je m'amuse de lire souvent la condamnation des méthodes des politiques alors que ceux qui se défendent de l'être, font encore pire. Crimes, coup d'état, complots, règlement de comptes, tout est bon pour rafler une pseudo bribe de pouvoir alors qu'il y a tant à faire pour aider les commerçants à mieux fonctionner et à animer un centre ville sans âme.
Désespérant quand on sait le nombre de vrais bons professionnels prêts à s'investir mais effarés par tant de machiavélisme et qui ne veulent pas être pris entre le marteau des opposants et l'enclume municipale. C'est dommage pour Périgueux de s'épuiser dans des batailles inutiles et contre productives alors que le temps de certains établissements est compté...

jeudi 9 juillet 2009

We are the best

Je savais la France à la première place des pays producteurs de fromage, de brouettes, d'avions de ligne ou de vin rosé mais pour la troisième année consécutive nous montons fièrement sur la plus haute marche du podium des pires touristes au monde... Voilà enfin confirmée par 40.000 hôteliers une situation qui me semblait à notre portée car, pour avoir voyagé beaucoup sur cette petite planète, nous faisons beaucoup d'effort en ce sens.
Sales, impolis et pingres, mes chers compatriotes sont au top des différents critères retenus par cette étude très sérieuse. A des années lumières de l'exquise politesse japonaise, de la générosité anglaise ou du calme canadien... Charles de Gaulle avait en son temps tancé le peuple israélien, le qualifiant de sûr de soi et dominateur. C'était peut être oublier de se regarder dans un miroir et d'y découvrir des "zozos", dignes des bronzés mais incapables de représenter par delà les océans la première nation touristique au monde.
Nos voisins allemandes disent de la France :"Treu wie Gott in Franckreich", heureux comme dieu en France. Attention de ne pas gaspiller cet énorme capital économique et historique ! Ce classement calamiteux nous fait sourire aujourd'hui mais il risque un jour de nous faire pleurer des larmes de sang. Imaginez comme les grands commerciaux de nos multinationales doivent tractionner pour expliquer que tous les français ne sont pas comme ceux croisés au détour de la Place Tien An Men, d'un marché de Florence ou d'un parc d'attractions de Californie.
Essayons autant que faire se peut ne pas nous considérer comme les centres du monde que nous ne sommes plus. Faisons l'effort de parler l'anglais par exemple, d'être polis et respectueux des traditions et coutumes locales. Et surtout, je vous en prie concitoyens touristes, arrêtons de comparer, de juger ou d'étalonner ce que nous voyons, goûtons ou visitons à l'aune de notre pays. Le monde n'est pas la France et heureusement...

mardi 7 juillet 2009

Si les c... volaient (Bis)

Le samedi 9 mai, je m'interrogeais déjà de savoir si les cons volaient... J'ai la réponse ! C'est oui ! Ryanair étudie la possibilité de voyager debout dans ses avions, avec juste un tabouret. J'imagine déjà les conversations d'après vacances : "Tu y es allé comment en Australie ? Debout et à pied..."
D'ici que les intellectuels et cost-killers de la compagnie très low-cost irlandaise fassent un tirage au sort à l'embarquement pour savoir qui jouera le rôle d'hôtesse de l'air ? Il n'y a qu'un pas que les tontons flingueurs n'hésitent pas à franchir : "les cons, ça ose tout ! C'est même à ça qu'on les reconnaît..."

mardi 19 mai 2009

Ne demande pas...

"Ne demande pas ce que Périgueux peut faire pour toi, demande ce que tu peux faire pour Périgueux..." En paraphrasant JFK, cela pourrait être le thème d'introduction du débat sur le tourisme qui démarre dans la capitale du Périgord. A juste titre, le nouveau directeur de l'Office de Tourisme local a fait un état des lieux et a constaté, mais c'est une évidence, que malgré des atouts indéniables, Périgueux était désertée rapidement par les touristes.
Mais pourquoi donc alors que le centre préservé est de toute beauté, que l'accessibilité de la ville est maintenant favorisée par l'autoroute et que la position centrale de la ville-préfecture de la Dordogne devraient au contraire glaner des flots de touristes pleins de devises? Tout simplement parce que Périgueux, en été, après 19 heures, ressemble à Pyongyang sous le couvre-feu. Et oui, en dehors de quelques irréductibles commerçants fous, tout est fermé... Et ne vous avisez pas, je l'ai vécu, de rentrer dans une échoppe à 18 heures 50 ! On vous fera sentir très vite que vous n'êtes pas le bienvenu sauf si vous acceptez de dépenser quelques centaines d'euros en moins de dix minutes car après, il y a la Roue de la Fortune à la télévision. En outre, si vous êtes commerçant ouvert tard, donc fou et qu'en plus vous vous permettez d'animer le soir votre établissement en y faisant un concert ou autre, vous aurez très -trop- rapidement à faire avec les plaintes des résidents qui préfèrent habiter dans un cimetière que voir les jeunes et les moins jeunes s'amuser et vivre.
Je suis excessif mais parfois on doit faire peur au malade pour qu'il accepte de se soigner. Sinon, tous les plans de communication, tous les financements municipaux et toutes les belles initiatives seront voués à l'échec si les commerçants eux-mêmes, c'est à dire les principaux bénéficiaires de ces opérations, ne comprennent pas que l'on attrape pas les mouches "touristiques" avec du vinaigre même parfumé à la truffe du Périgord. Comprenons enfin que les touristes sont zappeurs, à l'image du téléspectateur. L'offre est telle et les moyens de communication si rapides, qu'en deux temps et trois mouvements, vous vous trouvez à 100 km pour enfin vous amuser et passer un bon moment. Jet Tours avait comme slogan : "on peut tout rater sauf ses vacances !" Méditons cette phrase et essayons de l'appliquer à tous ceux qui nous font l'honneur de venir nous voir et partager avec nous leurs instants de vacances si précieux en cette période de crise.

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