On le savait vieillissant et fatigué mais la "bête" a toujours de la ressource quand il s'agit de provoquer et d'insulter l'histoire. Revenant sans vergogne aucune sur son fameux "détail de l'histoire", Jean-Marie Le Pen a obligé les cadres du Front National à monter au créneau pour défendre la toute nouvelle "respectabilité" de leur mouvement. Dénonçant les propos sans remettre en cause la position de "l'ancêtre", ils ont essayé de faire feu de tout bois pour éteindre l'incendie médiatique mais sans vraiment y parvenir.
Cet épisode grotesque et abject vient au moment où la "fifille à son papa", Marine Le Pen, tente de le dissuader de partir en tête de liste autoproclamé aux Régionales de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle argue que "papy" est âgé, que la région est immense et qu'une campagne électorale à 87 ans pourrait lui être fatale... Chiche ! Laissons-le y aller afin qu'il puisse plus rapidement encore rejoindre d'autres cieux où il pourra enfin discourir de certains "détails" avec les spectres de la Shoah.
Mais au delà de la plaisanterie, Jean-Marie Le Pen, par son lourd passé et son présent fort pesant, est le grain de sable dans la belle mécanique de sa fille. Elle tente, telle une Sisyphe très politicienne, de remonter l'image de son parti sur la pente raide des sondages et de l'opinion nationale mais certains membres éminents, dont son père, de cette arrière-garde conservatrice s'évertuent à renvoyer le Front National à ce qu'il est : un parti d'extrême-droite, nationaliste aux relents nauséeux d'antisémitisme et de xénophobie.
Pour les Régionales de décembre 2015, elle se doit de confirmer les bons résultats du premier tour des Départementales et potentiellement rafler un ou deux exécutifs régionaux. Mais pour cela, il lui faudra présenter les candidats les plus "lisses" possible et donc éliminer toutes les scories du passé... Pour paraphraser Caton l'Ancien - encore un- : "Papa delendo est... On doit détruire papa !"
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vendredi 3 avril 2015
jeudi 26 mars 2015
Elle a déjà gagné
Entre les ouf de soulagement gouvernementaux au soir du 1er tour des Départementales 2015 et les cris de victoire UMP à prévoir du second, on pourrait presque croire que le Front National a raté sa campagne...
Pourtant Marine Le Pen et sa formation ont déjà gagné le 1er, le 2ème et même tous les tours suivants !
Gagné parce qu'elle a occupé tous les espaces médiatiques malgré le vide sidéral des propositions de ses séides et leur quasi-anonymat local. Gagné parce qu'elle a du coup éclipsé tout débat de fond sur la décentralisation et les compétences des Conseils départementaux. Gagné car elle a renforcé son socle d'élus locaux qui lui serviront à vaincre de manière encore plus flagrante aux futures Régionales de décembre 2015. Gagné surtout car elle réussit le pari d'inoculer insidieusement ses idées fallacieuses dans toutes les couches de notre société.
Mais de tout cela, nos "grands" partis n'en ont cure... Au soir de ce dimanche 29 mars, la droite dite de "gouvernement" pavanera du haut de ses 60 ou 70 départements, la gauche trop plurielle fera grise mine certes mais tout le monde rentrera benoitement chez soi. Les uns dans une opposition un peu plus forte, les autres dans une gouvernance encore plus godillante mais personne ne tirera les vrais enseignements de ce nième scrutin raté. "On ne change pas une équipe qui gagne... ni celle qui perd d'ailleurs..."
On nous ressassera les réformes de la Loi Macron ou micron, je ne sais. On nous parlera de lutte contre le chômage, de sacrifices faute de pouvoir parler d'impôts nouveaux, de conjoncture économique se retournant, de courbes ou d'asymptotes... Mais rien, vraiment rien, sur ce qui fait l'essence même de la gouvernance : l'exemple.
Quand Bonaparte voulut entrainer ses troupes de l'autre côté de l'Adige, il s'emparât du drapeau et traversât le pont d'Arcole devant ses hommes, sous le feu de l'ennemi. Nos politiques n'ont certes pas l'envergure du "Petit Caporal" - tout juste la taille - mais s'ils voulaient que les français se mobilisent, faudrait-il encore qu'ils soient exemplaires, courageux et déterminés.
Marine et son rassemblement brinquebalant ne reculeront que quand nos dirigeants nettoieront enfin leurs arrière-boutiques de tous ces faisans qui polluent notre démocratie. Quand les Balkany ou les Thévenoud n'auront plus aucun "droit de Cité". Quand un vrai statut de l'élu sera repensé avec des droits mais surtout des devoirs. Quand on instaurera un seul mandat, renouvelable une fois, avec des suppléants permettant "la présomption de culpabilité" et le retrait, au moins temporaire le temps de l'instruction, d'un élu impliqué dans une affaire. Peut-être qu'ainsi, en devenant irréprochables, ils entraineront les français sur la pente positive de la réforme et de l'avenir.
Mais je crains que d'ici-là, d'autres victoires viendront ternir encore mon âme militante et républicaine...
Pourtant Marine Le Pen et sa formation ont déjà gagné le 1er, le 2ème et même tous les tours suivants !
Gagné parce qu'elle a occupé tous les espaces médiatiques malgré le vide sidéral des propositions de ses séides et leur quasi-anonymat local. Gagné parce qu'elle a du coup éclipsé tout débat de fond sur la décentralisation et les compétences des Conseils départementaux. Gagné car elle a renforcé son socle d'élus locaux qui lui serviront à vaincre de manière encore plus flagrante aux futures Régionales de décembre 2015. Gagné surtout car elle réussit le pari d'inoculer insidieusement ses idées fallacieuses dans toutes les couches de notre société.
Mais de tout cela, nos "grands" partis n'en ont cure... Au soir de ce dimanche 29 mars, la droite dite de "gouvernement" pavanera du haut de ses 60 ou 70 départements, la gauche trop plurielle fera grise mine certes mais tout le monde rentrera benoitement chez soi. Les uns dans une opposition un peu plus forte, les autres dans une gouvernance encore plus godillante mais personne ne tirera les vrais enseignements de ce nième scrutin raté. "On ne change pas une équipe qui gagne... ni celle qui perd d'ailleurs..."
On nous ressassera les réformes de la Loi Macron ou micron, je ne sais. On nous parlera de lutte contre le chômage, de sacrifices faute de pouvoir parler d'impôts nouveaux, de conjoncture économique se retournant, de courbes ou d'asymptotes... Mais rien, vraiment rien, sur ce qui fait l'essence même de la gouvernance : l'exemple.
Quand Bonaparte voulut entrainer ses troupes de l'autre côté de l'Adige, il s'emparât du drapeau et traversât le pont d'Arcole devant ses hommes, sous le feu de l'ennemi. Nos politiques n'ont certes pas l'envergure du "Petit Caporal" - tout juste la taille - mais s'ils voulaient que les français se mobilisent, faudrait-il encore qu'ils soient exemplaires, courageux et déterminés.
Marine et son rassemblement brinquebalant ne reculeront que quand nos dirigeants nettoieront enfin leurs arrière-boutiques de tous ces faisans qui polluent notre démocratie. Quand les Balkany ou les Thévenoud n'auront plus aucun "droit de Cité". Quand un vrai statut de l'élu sera repensé avec des droits mais surtout des devoirs. Quand on instaurera un seul mandat, renouvelable une fois, avec des suppléants permettant "la présomption de culpabilité" et le retrait, au moins temporaire le temps de l'instruction, d'un élu impliqué dans une affaire. Peut-être qu'ainsi, en devenant irréprochables, ils entraineront les français sur la pente positive de la réforme et de l'avenir.
Mais je crains que d'ici-là, d'autres victoires viendront ternir encore mon âme militante et républicaine...
samedi 25 juin 2011
Pot-au-feu national
Prenez deux ou trois carottes fiscales, des patates sociales, des choux paumés, des navets économiques, du porc bien sûr, du boeuf qui n'a rien de musical et du veau comme aimait à le dire De Gaulle, et vous obtiendrez un étouffant pot-au-feu "franchouillard" à la sauce Marine Le Pen...
La dernière prestation télévisée sur France 2 de la nouvelle cheffe de l’extrême droite française n'a fait que confirmer tout le "bien" que je pensai de ses talents avérés de cuisinière de l'enfer. Mélangeant tout et son contraire, éludant les coûts financiers et humains de mesures impossibles à mettre en oeuvre, elle a donné la pleine mesure de ses aptitudes à dédiaboliser sa formation politique. Vous abordez la perte de vitesse de l'industrie française, elle vous cite dans le texte la démondialisation du socialiste Arnaud Montebourg. Vous l’interpellez sur l'immigration, sans vergogne, elle s'acoquine avec André Gérin, le député communiste du Rhône.Vous lui parlez d'Euro, elle vous jette à la figure les positions de certains à l'UMP ou de la gauche de la gauche française. Ce n'est plus de la politique, c'est une nouvelle version d'Arturo Brachetti dans un numéro virevoltant de déguisements et de parodies !
Pourtant quand on gratte sous la croûte épaisse du maquillage sémantique et de la polémique, on a vite fait de se rendre compte que le FN n'est toujours pas un parti de gouvernement et que l'addition des peurs n'a jamais pu constituer une politique. Ce n'est pas en construisant des villes à la campagne, en chassant l'immigré, l'autre, le différent du territoire national ou en se recroquevillant derrière des pseudo-frontières aujourd'hui passéistes que l'on pourra extirper la France de la crise de confiance qu'elle traverse. Courir derrière des angoisses certes réelles, opposer les communautés entre elles, surfer sur de fausses bonnes idées ne peuvent conduire qu'à une chose certaine : l'échec dramatique d'une nation et d'une économie, les soi-disant remèdes ayant tué net le malade...
La dernière prestation télévisée sur France 2 de la nouvelle cheffe de l’extrême droite française n'a fait que confirmer tout le "bien" que je pensai de ses talents avérés de cuisinière de l'enfer. Mélangeant tout et son contraire, éludant les coûts financiers et humains de mesures impossibles à mettre en oeuvre, elle a donné la pleine mesure de ses aptitudes à dédiaboliser sa formation politique. Vous abordez la perte de vitesse de l'industrie française, elle vous cite dans le texte la démondialisation du socialiste Arnaud Montebourg. Vous l’interpellez sur l'immigration, sans vergogne, elle s'acoquine avec André Gérin, le député communiste du Rhône.Vous lui parlez d'Euro, elle vous jette à la figure les positions de certains à l'UMP ou de la gauche de la gauche française. Ce n'est plus de la politique, c'est une nouvelle version d'Arturo Brachetti dans un numéro virevoltant de déguisements et de parodies !
Pourtant quand on gratte sous la croûte épaisse du maquillage sémantique et de la polémique, on a vite fait de se rendre compte que le FN n'est toujours pas un parti de gouvernement et que l'addition des peurs n'a jamais pu constituer une politique. Ce n'est pas en construisant des villes à la campagne, en chassant l'immigré, l'autre, le différent du territoire national ou en se recroquevillant derrière des pseudo-frontières aujourd'hui passéistes que l'on pourra extirper la France de la crise de confiance qu'elle traverse. Courir derrière des angoisses certes réelles, opposer les communautés entre elles, surfer sur de fausses bonnes idées ne peuvent conduire qu'à une chose certaine : l'échec dramatique d'une nation et d'une économie, les soi-disant remèdes ayant tué net le malade...
lundi 21 mars 2011
Que "La Force" soit avec toi...

Premier round des cantonales 2011... Et j'entends déjà les déclarations d'autosatisfaction des uns et des autres. Personne n'a perdu et tout le monde a gagné, ne serait-ce qu'une poignée de voix par rapport à un improbable scrutin précédent, compte tenu de l'âge du capitaine et de la vitesse du vent...
Pourtant dans une terre rurale, la Dordogne, peut être plus qu'ailleurs encore, on assiste à une défaite complète des partis dits de gouvernement. Trois cantons verront un candidat du Front National affronter deux socialistes (Bergerac 2, Sigoulés) et un communiste (La Force). Quand on sait que seuls deux cents cantons sur plus de deux milles en France sont le théâtre de ce type de duel, on comprend ici que ce département sans problèmes particuliers est bien au dessus de la moyenne. Entre ceux qui ont trop joué avec "le feu populiste" et les autres, "petits barons locaux" maîtres du "faites ce que je dis mais ne dites pas ce que je fais...", les électeurs ont tranché dans le vif en apportant leurs suffrages aux représentants de l'extrème droite, chantre de la fermeture et du repli sur soi.
Et ce n'est pas la peine d'accuser l'autre de ses propres turpitudes. Chacun porte ici sa part de responsabilité dans ce naufrage démocratique et ce n'est pas un fumeux front républicain qui y changera quoi que ce soit. Que nos grands partis se penchent un peu sur les causes profondes de ces errances électorales. Ils éviteront peut être les postures nationales à Paris et les petits arrangements en famille dès qu'ils rentrent à la maison.
Dreux, St Gilles, Orange, Vitrolles ou Toulon, chaque fois que la formation "Lepeniste" s'est occupée de gouvernance locale, cela a été un échec retentissant. Favoritisme, népotisme, amateurisme et incurie dans la gestion ont conduit ces collectivités droit dans le mur. Ces exemples vécus valent mieux que de longs discours pour dénoncer les égarements frontistes. A l'UMP et au PS maintenant de se sortir de ce piège en redevenant eux-mêmes, en respectant les électeurs. Il est bien fini le temps où les promesses n'engageaient que ceux qui les recevaient...
mardi 8 mars 2011
Pétassou n'a jamais gouverné
Deuxième livraison de sondage revu et corrigé en modifiant l'échelle de température de la fièvre, en secouant le thermomètre et en stigmatisant le malade... Bilan : la poussée frontiste s'accentue même avec l'arrivée dans les nouveaux décomptes des stars DSK et Hollande.On aime à se faire peur, tutoyer le danger et effrayer le bon peuple mais pourtant, même en cette période de carnaval, je me permets d'affirmer sans grand danger que "Pétassou" n'a jamais gouverné et que Marine ne sera jamais élue à la Présidence de la République.
En revanche que le Fou devienne Roi et que, parfois, le Roi devienne Fou, symbolise aussi le malaise d'une société en manque de repères. Cela pointe de manière plus aiguë les errances des uns et les angoisses des autres. Le nier serait se fourvoyer et aller droit dans le mur, renvoyer la faute sur d'autres, itou... Courir après ce personnage caricatural serait la deuxième erreur. On ne poursuit pas une chimère, vide de contenu dès que l'on crève l'enveloppe de carton-pâte qui l'habille.
Servons-nous au contraire de ses grimaces, de ses caricatures et de ses pantomimes pour mieux cerner les attentes de nos concitoyens avides, eux, de résultats concrets et de mesures efficaces. Trions le bon grain de l'ivraie pour que ce carnaval sinistre annonce un printemps démocratique riche en débat. Affirmons ainsi, en restant nous-mêmes, notre attachement aux grands principes fondateurs de notre nation.
dimanche 6 mars 2011
Marine Le Pen ? Et alors...
Ça y est ! On entre de plein pied dans le grand cirque des présidentielles de 2012 et ce, de manière la plus spectaculaire avec une favorite, Marine Le Pen, et deux challengers surprenants, Martine Aubry et Nicolas Sarkozy... C'est le monde à l'envers ? Pas tout à fait... Nous sommes encore à quatorze mois du vrai scrutin et nos concitoyens, passablement déboussolés, épuisés par deux années de crise et d'incertitude, commencent à donner de la voix à qui mieux mieux.
Marine Le Pen ? Et alors, dirais-je... Que tous ceux qui sont prêts à glisser son nom dans une urne analysent le programme ou plutôt le non-programme de la nouvelle gourou de l’extrême droite. Dans ma prime jeunesse, le leader soviétique Nikita Krouchtchev avait été surnommé "Monsieur Niet". Nous découvrons aujourd'hui "Madame Niet". Niet à l'Euro, niet à la mondialisation, niet à l'Europe, niet à l'immigration, niet, niet, niet... Dire non n'est en aucun cas une politique, c'est du rasage gratis, une foutaise de marchand de tapis.
Depuis sa montée en puissance dans l'échiquier politique français, le Front National a eu quelques occasions de mettre en pratique localement son soi-disant programme et ce fut, à chaque coup, un échec retentissant. Alors réagissons ! Oui ! Mais dans le bon sens en dénonçant comme le pense justement Alain Juppé, les errances du FN et surtout en restant nous mêmes, de droite comme de gauche.
Ce n'est pas en courant après le mistigri frontiste que l'on construit une société, une nation apaisée et ouverte. Évitons aussi la caricature facile. Les ouvriers des cités, les commerçants excédés ou nos concitoyens apeurés ne sont pas les séides de la "Peste Brune" que d'aucuns voudraient nous le faire avaler. Ce genre de référent ne fait, au contraire, que raidir des attitudes et clore des dialogues nécessaires. La bataille démocratique ne se gagne que dans le débat, clair, argumenté et vrai.
Peut être, je peux rêver, que cet électrochoc nous fera toucher du doigt que les français peuvent en avoir assez des promesses sans lendemain, des bateleurs d'estrades ou des élus oublieux des symboles et des réalités.
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