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dimanche 19 janvier 2014

Ce sera jamais !

Frédéric Taddeï 2006-2014... Ainsi en a décidé la direction de France 2 avec la déprogrammation de l'émission culte de débats "Ce soir ou jamais". Il semble que le fait d'inviter des débatteurs sulfureux comme Marc-Edouard Nabe ou Tarik Ramadan n'ait pas trouvé grâce aux yeux non seulement des pontifes de la chaîne mais aussi du locataire agité de la Place Bauveau.
S'il est vrai que les propos tenus ressemblaient à de la provocation, il ne faut pas moins relativiser et considérer la nécessité des espaces de liberté d'expression, de culture et de contradiction sur nos chaînes aseptisées et vociférantes. Les internautes et autres donneurs de leçons "boboïsant" ont beau jeu de s'étouffer devant les déclarations racistes et antisémites de certains mais ce n'est pas en mettant la tête dans le sable et les fesses en l'air que l'autruche échappe au lion !
Et il m'amuse de voir les tenants d'une certaine gauche se féliciter de la disparition des écrans de cette émission sincèrement passionnante et bien construite. Que n'aurait-on entendu si le précédent pouvoir avait supprimé des ondes la tranche horaire de "Là-bas si j'y suis" sur France-Inter, pilotée par le thuriféraire de la gauche radicale qu'est Daniel Mermet ? Les gémonies télévisuelles ne devraient pas être l'apanage de ministres vengeurs ou de technocrates comptables et Frédéric Taddeï devraient pouvoir encore longtemps convier à débattre des orateurs aussi contestables afin que nous puissions comprendre leur fonctionnement dialectique et les combattre efficacement.

vendredi 26 novembre 2010

Une vie... juste une vie...

Pierre Bergé a peut être posé de vraies questions… Mais qu’importe ! Dans une semaine, c’est le Téléthon 2010 qui s’annonce sur l’antenne de France 2 et dans les 36000 communes de France. La France a une nouvelle fois, une vingt-troisième fois, rendez-vous avec sa générosité et sa bonne conscience.

J’entends déjà des esprits chagrins dénoncer les images quasi-impudiques d’enfants touchés par ces maladies dites orphelines, les larmes à bon compte et le charité-business. Ils ont certainement raison mais je m’en fous ! Eh bien, oui, ces images me tordent les tripes. Oui, ces enfants torturés par la vie me bouleversent. Je suis un « beauf » ? Et alors.. ! Leur innocence, leur espoir fou et l’injustice de leur situation devraient suffire à taire certaines polémiques. Mais l’homme est suffisamment égoïste pour imaginer qu’il n’y a que sa dérisoire actualité, celle de la crise ou des retraites que nos petits malades ne connaîtront certainement pas, qui importent. Au lieu de comprendre et de soutenir, on arquebuse et on critique. Au lieu d'appuyer un incontestable succès populaire et médical, on doute et on minaude.

Pourtant combien de vies ont été déjà épargnées par le Genopole ? Combien de maladies, et pas seulement génétiques, ont été mieux comprises, mieux diagnostiquées et enfin soignées depuis quelques années ? Le résultat est à la mesure de la force des attaques contre le Téléthon. Et cette année encore, je m’émouvrai, je donnerai et ferai en sorte de promouvoir ce formidable élan de solidarité. Au frontispice du terrible mémorial de Yad Vashem, il est écrit que celui qui sauve une vie, sauve l’humanité… Pourquoi pas à l’entrée du Bioparc d’Evry ?

mardi 5 janvier 2010

Khmers verts et autres tartuffes

Décidément 2010 commence, en politique tout du moins, comme une bataille de boules de neiges qui dégénère en pugilat. Internet et les médias bien pensant bruissent déjà de la dernière polémique en date : le voyage aux Maldives de la leader écologiste, Cécile Duflot. Mettant en cause le bilan carbone de son déplacement, ils l'ont poussée à déclarer publiquement sur les antennes qu'il s'agissait d'un cadeau surprise de son amoureux...
Mais quel est ce pays de fou où l'on est maintenant obligé de se justifier même sur le plus intime de sa vie privée ? Que Cécile Duflot fasse ce qu'elle veut avec son chéri, cela ne me regarde absolument pas ! J'aimerais juste que tous ces khmers verts et autres tartuffes journalistiques arrêtent de considérer les femmes et hommes publiques comme des punching-ball aptes à recevoir tous les coups. Faudrait-il pour trouver grâce à leurs yeux que le candidate écologiste parte en vacances à Garges-lès-Gonesse, avec sa tente, ses bougies et de la quinoa "commerce équitable" comme festin de fiançailles ?
Incapables de passer plus de deux minutes à décortiquer un programme électoral, un dossier de presse ou une analyse politique, ils préfèrent jeter en pâture au peuple affamé la vie privée et les petites phrases de ceux qu'ils veulent abattre. Croyant servir la cause de l'écologie, au contraire ils ne font qu'effrayer les électeurs lambda devant tant d'intransigeance et tant de certitudes "vertes".
Nos concitoyens, très conscients des enjeux environnementaux, ont aussi, sans être systématiquement montrés du doigt, l'envie de pouvoir être heureux, voyager et tremper leurs pieds dans les lagons paradisiaques des Maldives sans passer pour d'odieux massacreurs d'ours polaires. Cécile Duflot m'intéresse non par son lieu de villégiature mais pour ses idées et ses arguments. "Messieurs (et Mesdames) les censeurs, je vous salue !"

samedi 24 octobre 2009

Le coeur au bord des lèvres

Il ne fait pas bon être journaliste à M6 surtout s'il on enquête sur les groupes Mc Donald's ou KFC (Kentucky Fried Chicken pour les intimes...). Il suffit de s'intéresser en profondeur aux agissements coupables de ces grandes chaînes de restauration rapide pour se faire immédiatement censurer par la direction craignant un retour de bâton publicitaire. Annoncé cette semaine dans le magazine "Zone Interdite", à grand renfort de bande annonce, ce reportage qui semblait "croustillant", sur les bas fonds et arrières cuisines des fast-food, a été rangé à la rubrique des occasions ratées...
Occasion ratée de démontrer enfin que les dimensions purement économiques et d'emplois ne suffisent plus à justifier voir couvrir les malversations, fraudes et autres contraintes auxquelles ont recours, dans une quasi impunité, les responsables de ces entreprises. Il est vrai qu'ils sont devenus en une génération les premiers acheteurs du monde agricole français, qu'ils s'installent en banlieue là où personne de veut plus aller et qu'ils ont surtout des moyens colossaux en terme de communication pour faire plier n'importe quel média même le plus "indépendant".
Mais enfin, il doit bien exister un moyen de les contraindre à fonctionner non seulement de manière rentable mais aussi en respectant les directives sanitaires ainsi que les droits les plus élémentaires des salariés et des clients. Employer des jeunes issus de la diversité de nos cités et contribuer à la survie de milliers d'agriculteurs français ne peuvent être les passe-droit pour des abus sociaux et le non respect des règles d'hygiène.
Par expérience, je sais qu'il est si facile de faire plier (boutique...) à de petits restaurateurs sans grands moyens ni avocats mais imaginons le même "acharnement" pour que Mc Donald's ou autre Pizza Hut prennent enfin en compte toutes la dimension humaine et réglementaire de ce métier fabuleux qui est de nourrir son prochain et de lui permettre de passer un agréable moment. Le poids économique de ces mastodontes de la "mal bouffe" ne peut tout excuser où alors il faudra aussi comptabiliser à leur passif les fermetures de petits établissements de proximité qui surviennent quelques temps après leur installation dans une ville...
D'ici là, espérons qu'il se trouvera un diffuseur, croyant dans son métier, qui achètera ce reportage pour que nous puissions enfin nous faire une petite idée de ce que nous ingurgitons et comment cela nous est servi...

jeudi 24 septembre 2009

L'écume des jours

Colère du président, lapsus du même, astrologue de Ségolène et procès des grotesques rapetous... Voilà ce qu'un lecteur-auditeur-téléspectateur va retenir des jours qui viennent de s'écouler. Qui est Colin, Chloé, Chick ou la souris grise aux moustaches noires ? Boris Vian avait tellement raison quand il peignait les travers de notre société dans son somptueux et irrespectueux roman, l'Ecume des jours.
Comme l'auteur mort trop jeune le dénonçait déjà, star-système et superficialité sont les deux mamelles de notre quotidien informatif alors que se joue d'une certaine façon l'avenir proche de notre planète à Pittsburgh ou à New-York. Sommes-nous condamnés à ne retenir donc que cette écume blanchâtre et insipide, servie à volonté par des médias simplificateurs et des journalistes parfois trop heureux d'avoir à re-brosser le nième portrait acide d'un leader politique plutôt que de creuser et étayer un dossier de fond ?
Je me fous royalement de savoir si Ségo a des problèmes avec son désir d'avenir au point de consulter astrologues et mages... Je me moque des sautes d'humeur de notre président comme si un politique devait être un homme calme et reposant. Nous sommes peut être à la croisée des chemins d'une civilisation qui se cherche et certains s'évertuent pourtant à nous enfermer dans un médiocre quotidien sans perspectives autres que l'idylle imaginaire d'un vieil ancien président le plus jeune ou le dernier avatar people des grands de ce monde.
Vulgarisation ne signifie pas vulgaire dans notre riche et mésestimé vocabulaire français. J'ai envie de connaître comment mon demain, votre demain sera fait sans toutes ces scories événementielles qui polluent notre jugement et affaiblissent la prise de conscience populaire. Prenons un peu de hauteur et entraînons avec nous tous ceux, et ils sont bien plus nombreux que Coca-Cola ne le pense, qui ont envie de remplir leur espace de cerveau libre avec des projets, des idées et un idéal.

mercredi 22 juillet 2009

Carton jaune

La Fédération Française de Football a actuellement bien du mal à fourguer les droits de diffusion des Bleus pour la période 2010-2014. TF1 s'étant retiré de l'appel d'offres, la FFF se trouvât fort dépourvue quand la bise fut venue... Relisons donc ensemble la fable de la cigale et de la fourmi !
Il est bien loin le temps d'après 98 où l'Equipe de France était rangée au rang de demi-dieux, où Zidane tutoyait l'abbé Pierre dans le top 50 du coeur des français. Depuis Raymond Domenech est passé par là avec son cortège de "bons" mots et d'impopularité, le coup de boule aussi. Mais surtout le jeu des Bleus ne fait plus rêver. Barragistes loin derrière la Serbie (!), ils risquent clairement de ne pas aller en Afrique du Sud jouer la prochaine Coupe du Monde. Imaginez actuellement l'état d'esprit des dirigeants de Nike qui ont investi plus de 40 millions d'euro par an (un record mondial !) sur sept ans dans une équipe qui risque de se retrouver à l'égal de Malte ou Andorre... Pour l'heure, ce ne sont que sifflets et quolibets qui accompagnent nos joueurs sur les stades de France. Il faut dire que les supporters sont aussi prompts à brûler ceux qu'ils ont adulé quelques temps auparavant.
Rien que de très normal car nos 23 sélectionnés mis à part ce grand gamin sympathique de Ribery, font preuve d'une morgue et d'un mépris qui n'ont d'égal que l'épaisseur de leurs comptes en banque. Plus présents dans les pages "people" de la presse à scandale que sur les terrains avec leurs fans et les jeunes, ils se sont progressivement coupés de leurs bases. Qui vous a fait roi ? Délaissez un peu les clefs des Ferrari ou autres Bentley, oubliez la climatisation de vos lofts et revenez mouiller vos maillots tricolores que tant de "minots", "gônes" ou "pitchouns" rêvent des nuits entières de porter ne serait-ce qu'une seconde... Retombez sur terre, dans la vraie vie celle de la passion, de la crise et du don de soi. Alors peut être que TF1, M6 et surtout tous les téléspectateurs retrouveront le chemin des stades avant de retrouver celui des vos coeurs.

dimanche 19 juillet 2009

On en remet une deuxième couche ?

Après les voyages et les petits fours de l'Elysée, on vient de dégager un deuxième filon polémique dans le rapport de la Cours des Comptes : les sondages OpinionWay commandités par le Château et utilisés par TF1 et le Figaro...
Ségolène, ne pouvant éreinter Martine - on achève pas les chevaux au PS -, a sauté sur l'occasion pour tirer à boulet rouge sur cet institut accusé de servir des études d'opinion systématiquement favorables au chef de l'Etat et à sa politique. C'est de bonne guéguerre politico-médiatique mais l'argument du tripatouillage ne tient pas très longtemps face à la raison et au discernement nécessaires dans cette affaire.
En premier lieu, même si la la somme de 400.000 euros versée par la présidence peut paraître rondelette, elle ne représente que 2% du chiffre d'affaires d'OpinionWay qui travaille par ailleurs avec nombre de clients venant d'horizons politiques bien différents. Peut on croire qu'un entreprise de cette taille mettrait sa crédibilité en jeu pour une si faible part de son budget ? Absurde et anti commercial s'il en est.
Deuxième point, ni l'Elysée ni le Figaro n'auraient à gagner à diffuser des sondages bidons. Dans un paysage médiatique où une enquête sur les attentes des français chasse l'autre, un trop grand écart serait immanquablement pointé du doigt. De plus, comment se servir en interne d'une étude trafiquée ? Quand on scrute la moindre réaction du corps électoral, on a besoin d'outils fiables répondant à des questions précises et étayées.
Et la désinformation dans tout ça, me direz-vous... Elle est une possibilité mais la France n'est pas l'Iran, Cuba ou l'Union Soviétique de grand papa. Les contre pouvoirs médiatiques et sondagiers existent et fonctionnent parfaitement. Une démarche de cet ordre, donc, même s'il n'est pas à écarter, relève malgré tout du fantasme du coup d'état permanent.
Enfin, pourquoi l'Elysée paye des sondages que tout un chacun peut lire le lendemain dans le Figaro ou entendre sur TF1 ? Tout simplement dans une étude quelle qu'elle soit, pour en avoir commandité personnellement un bon nombre, il existe des questions "balais", placées en queue de liste et portant sur des données très spécifiques et souvent ultra-confidentielles, posées par différents clients intéressés par le panel interrogé. La présidence de la République avait donc tout intérêt de profiter des "trains" d'opinion quotidien qui passaient pour parfaire sa connaissance de l'avis de nos concitoyens.
Encore une fois, je crois que cette polémique stérile va faire "pschittt" comme disait un prédécesseur de Nicolas. On ne peut reprocher à la fois au pouvoir d'utiliser tous les moyens parmi les plus modernes et de ne pas écouter l'opinion... Il y a bien d'autres champs d'opposition au gouvernement encore faut il avoir quelques idées et de vrais arguments à proposer aux français.

vendredi 10 juillet 2009

Moins pire...

Il est des sentiments qui ont la vie dure, celui d'une société en régression en est un des plus prégnants en France. Une étude très documentée du Centre d'Etudes Stratégiques vient tordre le cou à cette idée reçue de l'ascenseur social immobilisé dans les étages.
Même si 20 à 25% de nos compatriotes sont bloqués en bas de l'échelle, 40% vivent mieux que leurs parents. Et c'est là toute ma surprise car ce chiffre est en progression sur une trentaine d'années... De quoi remettre en cause bien des discours catastrophistes entendus à longueur de média. D'ailleurs la présentation de cette étude a fait si peu de bruit dans le landerneau politico-médiatique qu'il m'a fallu fouiller un peu sur la toile pour en découvrir tous les tenants et aboutissants. Et comme le souligne le directeur du CES, René Sève, il vaut mieux être en bas dans une société en progression qu'ascendant dans une qui recule... Tout est question de pente !
Autre paradoxe, la France est la seule nation européenne à avoir cette sensation permanente de recul. Il existe, semble-t-il chez les français, un fort sentiment de frustration du fait de l'augmentation des dépenses "automatisées", loyer, impôts, téléphonie, internet qui donnent l'impression de voir leur liberté rognée.
Comme quoi la perception des choses induit bien des comportements qui ne correspondent en rien à la réalité. Les "agit-prop" des années 60 et autres spécialistes de la propagande le savent parfaitement, même les météorologistes s'y mettent en proposant une température perçue à côté de celle, réelle, relevée en station. Tout dépend du vent... Comme en politique, en négociation sociale ou en voile... D'ici qu'il faille nommer Kersauzon ou Florence Arthaud à Matignon pour que les français acceptent de remonter dans l'ascenseur social.
Mais trêve de plaisanteries, gardons donc espoir pour nos générations en devenir. Simplement, n'oublions pas que seul, le confort matériel ne suffira plus à nous rendre heureux sur une planète dévastée par l'économie triomphante. Apprenons donc surtout à lutter contre nos frustrations. Elles n'ont pas fini de brouiller la réalité car notre liberté, cette liberté signe de progrès et d'évolution positive, sera aussi contrôlée et placée sous surveillance écologique et environnementale.

dimanche 5 juillet 2009

Vilains ! Pas touche à mon joujou !

A force de faire n'importe quoi avec, ils vont bien finir par me le casser, ce jouet ancien... Ce joujou que je ressors chaque année à la même période, qui sent bon les vacances, l'herbe fraîche et les après midi familiales aux bords d'un lac de montagne. Ce joujou inestimable que tout le Monde, avec un grand M, m'envie et rêve de posséder.
Pourtant, subrepticement avec force sourires et courbettes, des marchands du temple ont mis la main dessus et l'ont transformé en outils marketing de pointe, repeint à leurs couleurs, bravant tous les règlements et ayant toujours une longueur d'avance sur les détectives, policiers et experts que j'ai mis sur ses traces pour essayer de le retrouver et de le restaurer dans son "jus" d'origine...
J'ai bien tenter de le suivre, des heures durant, l'observant de loin en espérant le croiser de nouveau dans son habit d'apparat qui charmait mon regard de gamin. Je n'y ai vu que doute et suspicion, fric et paillettes, que stars d'un jour et faux semblant.
Cependant je suis sûr que subsiste encore l'espoir de le voir renaître et grandir comme avant, tant la base est extraordinaire, tant la matière existe. Nombre d'amoureux de ces beaux objets mythiques sont prêt à soutenir son retour au sommet. A nous simplement de nous battre et de signifier notre volonté de le voir revenir dans son rôle magnifique et grandiose d'épopée profondément humaine où faiblesses, forces, chutes et gloire ont toute leur place dans notre panthéon imaginaire.
Rendez-nous notre Tour de France, simplement mais vite avant que nous lui tournions définitivement le dos comme des enfants malheureux et désespérés mais têtus et rancuniers...

mardi 23 juin 2009

Un Mitterrand à la Culture

Non, vous n'êtes pas dans retour vers le futur... Un F peut en cacher un autre... C'est finalement Frédéric, et non François bien sûr, Mitterrand qui prendrait, dans le nouveau gouvernement annoncé demain, le Ministère de la Culture en lieu et place de Christine Albanel, victime expiatoire de la Loi Hadopi. Libération indique qu'il est déjà dans l'avion qui le ramène de Rome et de la Villa Médicis qu'il dirigeait depuis un an.
Avec cette nomination, au delà de l'ouverture confirmée, Nicolas Sarkozy accroche à son tableau de chasse un icône de gauche. Frédéric Mitterrand, homme de télévision et avant tout homme libre, avait déjà causé bien des soucis à sa "famille" politique en apportant son soutien à Jacques Chirac dès 1995, et du vivant de son prestigieux oncle. Que n'avait-on pas objecté à l'époque sur ce raliement qui signifiait que "Tonton" avait lui aussi choisi son camp présidentiel.
Aujourd'hui, le palais de la Rue de Valois va accueillir un locataire pour le moins éclectique et courageux. Éclectique car il fut successivement et en même temps réalisateur inspiré, commentateur recueilli et écrivain passionné. Courageux car il s'enthousiasma pour le 7ème art jusqu'à diriger durant près de quinze ans des salles d'arts et d'essais mais surtout il avoua son homosexualité et ses blessures dans un livre puissant et tourmenté, "la mauvaise vie".
C'est un homme complexe et profond, apprécié du grand public, qui devra amadouer le monde des arts, très traumatisé par le bouleversement de la consommation artistique contemporaine. Mais sa tache la plus ardue sera sans aucun doute de se faire accepter des politiques et des parlementaires qui tiendront fort peu compte de cette aura médiatique et populaire. A l'Assemblée, on aime les larmes et le sang comme dans l'arène du Circus Maximus que Frédéric Mitterrand a quitté en déménageant de la Ville éternelle. Tous mes voeux à celui avec qui j'ai eu de belles discussions passionnées et qui marche maintenant dans les traces de Malraux...

vendredi 8 mai 2009

Loi HADOPI, combien de morts ?

Jamais un texte de loi n'aura fait autant de victimes avant même d'avoir été voté. Sur les stèles que l'on pourra bientôt élever au coeur des écrans d'ordinateurs des internautes, on lira :
Morts pour -ou contre- HADOPI
- Jean-François Copé, Président du groupe UMP à l'Assemblée, et Roger Karoutchi, Secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, morts d'indigestion après un repas trop long qui les priva de débat.
- Martine Aubry, Secrétaire nationale du PS, fusillée par la gauche culturelle.
- TF1 descendue en flamme pour faits avérés de collaboration avec l'Etat.
- Christine Albanel, Ministre de la culture, disparue pour angélisme parlementaire et législatif.
Chaque jour qui passe, la liste s'allonge pour une loi certes nécessaire mais mal ficelée, mal présentée et mal défendue.

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