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dimanche 6 avril 2014

4 ex et un enterrement ?

Ex-ténué, ex-plosé, ex-ilé, ex... ex... François Hollande, le soir dans le confort feutré du Palais de l'Elysée, ne compte plus les moutons, même noirs, pour essayer de s'endormir. Il compte les ex qui peuplent aujourd'hui sa vie et la transforme en cauchemar.
La première d'entre-elles, la mère de ses enfants, vient de revenir au gouvernement. Aussitôt nommée par Valls à l'écologie, Ségolène Royal marque sa totale indépendance et met les pieds dans les plats de verdure en contestant le bien-fondé de l'écotaxe carbone, au grand dam des écologistes déjà passablement froissés.
Autre ex, candidate malheureuse aux primaires socialistes, madame la Maire de Lille, Martine Aubry, laisse filtrer quelques amabilités sur la composition du nouveau gouvernement et surtout sur le fait qu'elle s'est sentie un "peu" ignorée lors du casting... Quand on sait la dose de sympathie qu'elle porte aux locataires de l'Elysée et de Matignon, cela augure des confidences au vitriol.
La troisième, parmi ces drôles de dames, se trouve être une ex-candidate à la présidentielle que l'on a vouée aux gémonies à gauche en 2002 et qui est devenue ensuite pour certains amnésiques un icône. Christiane Taubira que l'on croyait en train de faire ses cartons de la place Vendôme, reste garde des sceaux avec la promesse de faire voter sa réforme judiciaire. Là aussi, en regard des relations explosives sur le sujet qu'elle a eu avec l'ancien ministre de l'Intérieur, les parlementaires, pris entre le marteau et l'enclume, risquent de friser la crise de nerfs législative.
Enfin, dernière et pas des moindres, Cécile Duflot, l'ex-ministre du logement, patronne des écologistes, se donne des ailes et assume pleinement son départ du gouvernement en taclant le président de la République qui préfère "le verbe et la communication plutôt que les actes"...
Pour paraphraser l'éternel Sacha Guitry, je savais François Hollande "tout contre les femmes", mais j'ai la furieuse impression qu'avec ces 4 ex, il sera simplement "contre"...

vendredi 14 octobre 2011

Politiquement raison

Dernier acte de l'une, premier de la longue carrière de l'autre ? Le ralliement de Ségolène Royal et celui d'Arnaud Montebourg à la bannière de François Hollande sonnent comme de la musique dodécaphonique aux oreilles du profane... Entre les vacheries du couple décomposé de 2007 et son "plus grand défaut", le congrès de Reims et toutes les avanies survenues depuis, on pouvait décemment s'attendre à ce que le troisième triomphant et la quatrième déconfite du premier tour des primaires socialistes, aillent, ce dimanche prochain, au pire à la pêche et au mieux dans l'escarcelle électorale de madame la Maire de Lille.
Et bien, que nenni ! Celui qui incarnait "la gauche" du PS et celle qui portait un message de rigueur, rentrent dans le rang majoritaire du plus chiraquien des socialistes, drôle d'équipage brinquebalant, avec la girouette Jack Lang et le pizzaïolo Navarro.
En deuxième lecture, après l'étonnement et certainement un peu d'incompréhension, il faut y lire une vraie réponse politique de nos deux impétrants. Ravalant leur acrimonie et leurs principales idées de campagne, ils ont tous deux compris qu'il fallait, pour arriver à triompher du président sortant, que le candidat socialiste soit sans ambiguité le leader incontesté de son propre camp. La présidentielle est une rencontre entre un homme, non un parti, et la nation. Un candidat, sans un soutien infaillible de ses propres troupes, aura beaucoup de mal à rassembler une majorité de français dans ses filets électoraux. Mis à mal par un scrutin interne, il n'aura pas la légitimité nécessaire, la masse critique, pour peser de tout le poids de ses convictions face à ses opposants.
Alors faisons fi de quelques convictions, n'insultons pas l'avenir -surtout concernant Arnaud Montebourg- et donnons les gages nécessaires d'une démonstration raisonnable et politiquement correcte dans l'ultime épisode de ces premières primaires. En revanche, si j'étais les adversaires du PS, je me précipiterais dimanche pour voter massivement pour Martine Aubry... Un score serré serait certainement la meilleure assurance-vie de Nicolas Sarkozy et marquerait une conclusion amère et risquée de ce deuxième épisode fratricide, après celui des primaires d'Europe-Ecologie-Les Verts, de la saga des Présidentielles 2012. Mais je n'ai rien dit...


dimanche 15 novembre 2009

Elle ose tout, c'est même à ça qu'on la reconnaît

Vous partez en week-end dans votre résidence de Normandie ? Mamie organise un repas de famille pour le baptême du petit dernier ? Pensez à garder une place, il est fort possible que Ségolène Royal s'invite... Ayant oublié cela, le pauvre Vincent Peillon s'est fait vertement tancé par la dame du Poitou, transformée en mégère même pas apprivoisée.
Vous me direz que tout le monde est en droit d'aller, quand il l'entend, à Dijon mais de là à "polluer" et à diviser une réunion visant tout au contraire à l'union d'une gauche et d'un centre passablement fragmentés, il y a une marge qu'elle n'a pas hésité à franchir. César avait traversé le Rubicon mais j'ai bien peur que l'impératrice de Melles en ait oublié la couleur mais pas le qualificatif...
La surenchère médiatique que l'on sait si bien reprocher à notre Président de la République, est tout aussi un défaut chez sa challenger malheureuse. Apprendre à gérer la rareté, à provoquer le désir pour l'avenir (...), autant de leçons qu'elle sait donner mais pas s'appliquer à elle-même. DSK aura juste à compter les points et rafler la mise en fin de partie...

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