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mercredi 1 mai 2013

Tic-Tac

Tic... Tac... Le bruit lancinant du balancier des scandales et des affaires, qui part une fois à gauche, Cahuzac, et retombe une fois à droite, Guéant... Tic... Tac... Le bruit infernal de la minuterie de la bombe sociale qui va nous exploser à la figure déclenchée par le ras-le-bol de nos concitoyens envers une classe politique aussi immobile que détachée des réalités... Tic... Tac... Le bruit martial des défilés organisés par la frange la plus dure de notre nation, quel qu'en soit le bord, et qui fantasme ou rêve du "Grand Soir" et de la "Nuit des Longs Couteaux"... Tic... Tac... Rythme angoissant de cette pendule élyséenne qui joue la montre contre les événements, qui tente sans conviction de faire croire que le temps qui passe résoudra tout, qu'il suffit d'attendre le beau temps pour se croire sorti d'affaire...
Au temps voltairien "qui adoucit tout", je répliquerai par le populaire temps "qu'on croit user et qui nous use". Notre république et notre nation s'usent à attendre de vrais changements qui touchent avant tout notre classe politique et son fonctionnement chaotique, qui transcendent les partis et reforment cette union nationale tant espérée autour de ses dirigeants. Mesdames et messieurs, soyez exemplaires et nos concitoyens vous suivront même sur les chemins escarpés de la crise et de la réforme !

mercredi 10 avril 2013

Encore un effort, Monsieur le Président !

Sous la pression des événements et des médias -tiens donc...- François Hollande a consenti à présenter un train -petit- de mesures pour "lutter" contre la corruption et favoriser la transparence de la vie publique.
Même si on peut saluer le début du commencement d'une réaction à ce travail de sape de notre démocratie, il faut reconnaître que le remède ne semble absolument pas à la hauteur de la maladie qui ronge notre pays. Alors que tout une palanquée de tartuffes médiatiques s'amusent en désordre à jeter en pâture leur déclaration de patrimoine, avouant posséder qui une chaise à porteur ou une trottinette, les métastases de la défiance continuent de se répandre. Quand est-ce que notre classe politique prendra la mesure de cette crise et acceptera de se réformer en profondeur ?
Aujourd'hui il est grand temps de procéder à une "saignée" législative et référendaire en prônant ce que d'aucuns appellent la VIème république mais qui est avant tout la survie de notre système démocratique. Non cumul des mandats immédiat et limitation à deux consécutifs, réduction du nombre de parlementaires, instillation de la proportionnelle, strict contrôle mais création en parallèle d'un vrai statut de l'élu les protégeant et favorisant les vocations, officialisation et identification claire des lobbies professionnels, la liste est longue de ce qu'il faut proposer à notre peuple pour espérer retrouver sa confiance. En cela, François Bayrou a raison -encore...-. Il est urgent donc de vraiment se retrousser les manches, d'oublier les guerres picrocholines et de faire table rase d'un passé politique qui nous pèse. Alors, Monsieur le Président, encore un effort ?

jeudi 4 avril 2013

De Caraïbes en Scylla...

Dernier avatar de l'actualité alors que l'incendie de l'affaire Cahuzac bat son plein, n’apprenons-nous pas que le trésorier de la campagne de François Hollande a mis ses économies au chaud dans un paradis fiscal des Caraïbes... Et la meute des loups se déchaîne, les mêmes qui ont croqué dans ce gâteau frelaté mais sous d'autres cieux majoritaires, les mêmes qui ont mélangé leurs casquettes et ont benoîtement étouffé les conflits d'intérêts. Ces mêmes-là qui aujourd'hui devraient se taire et faire bloc avec l'opinion et l’immense majorité des élus honnêtes et désintéressés qui réclament une réforme profonde du fonctionnement de notre représentation nationale.
Ces élus locaux ou autres, plus de 500.000 en France, qui donnent bien plus qu'ils ne reçoivent, hormis des coups et des insultes, devraient être le socle de notre démocratie. Au lieu de cela, à cause de quelques irresponsables avides de pouvoir, de reconnaissance et d'argent, ils sont devenus les boucs émissaires d'une société en crise.
Non, Monsieur le Président, notre nation ne peut se contenter d'une réformette de plus, repoussant sous le tapis la poussière et le poison des affaires. Soyez courageux, sabordez le pédalo et remontez à bord d'un vrai navire pour affronter cette tempête ! Réformez en profondeur, oubliez les échéances électorales, vous avez du temps devant vous ! Les français, et moi le premier, ne vous reprocheront jamais d'avoir agi en conscience et en force...

mardi 2 avril 2013

Un cap ? Oui... vers la sortie !

Jérôme Cahuzac a avoué. RIP, paix à son âme politique, aujourd'hui damnée. Mais au delà du scandale personnel soulevé par cette affaire, c'est tout le gouvernement qui est secoué. C'est une lame de fond fortifiée par ce tsunami médiatico-politique qui submerge maintenant l'exécutif de notre nation.
Dans n'importe quelle démocratie aboutie comme on en connait en Scandinavie ou chez les anglo-saxons, l'issue d'une telle affaire ne ferait aucun doute et se solderait par la démission de toute l'équipe.
Je n'ai jamais eu l'habitude de hurler avec les loups ni de réclamer une tête mais là, après les scènes d'insultes "montebourgeoises", la cacophonie érigée en système, il me semblerait bienvenu d'entendre Jean-Marc Ayrault rendre son tablier. Le signal donné à notre nation serait fort et clair. Il permettrait certainement de clarifier la situation, de redonner un peu de crédibilité à une classe politique de tous bords, épuisée par les affaires et l'appétit du pouvoir.
La France "d'en bas" qui affronte si souvent avec courage et détermination les conséquences de la crise, aurait tellement besoin d'exemplarité, de rigueur morale et intellectuelle. Après Cahuzac, à qui le tour ? Faute de réformes et de moralité, j'ai bien peur que la prochaine au tourniquet du jugement des français soit la démocratie parlementaire.

dimanche 31 mars 2013

Pâques aux tisons

Les vieux proverbes météos s'adaptent comme des charmes aux conditions économiques et sociales... Nous avons vécu des années de "Noël au balcon", profitant sans compter ni prévoir d'une avance productive qui flattait notre optimisme et surtout notre inconscience. Aujourd'hui avec la froidure de la crise revenue, qui de plus persiste, nous oublions nos fondamentaux, rejetant sur d'autres nos errements.
C'est l'Europe, les riches, les pauvres, les immigrés : l'Autre, le Différent au sens large qui devient celui à combattre, à abattre. D'un langage de paix et de respect, nous sommes passés sans nous en rendre presque compte à des éructations violentes et insupportables. Par notre couardise à reconnaître nos propres erreurs et à en accepter l'impérieuse nécessité de réforme, nous nous ratatinons sur notre quant-à-soi, refusant l'obstacle comme une vieille carne mal débourrée.
Je veux bien que la Pâque calendaire annonce les beaux jours. J'en suis un peu moins persuadé pour celle de 2013 si pleine d'incertitudes et de menaces. Joyeuses Pâques tout de même à toutes et à tous, les petits et les plus grands ont encore le droit de rêver d’œufs en chocolat et de lapins gourmands... Jusqu'à quand ?

lundi 25 mars 2013

Mais bordel, vous allez vous respecter !

Après un long silence entrecoupé de tweets et autres posts FB, j'essaye de reprendre la "plume" blogueuse pour lâcher un coup de gueule...
Durant toute une campagne électorale aujourd'hui si lointaine, on a reproché, souvent à juste titre, au précédent chef de l'exécutif de cliver et de monter les uns contre les autres. Espérant un changement, peut-être pas maintenant mais au moins rapide, à quoi assiste-t-on en ces premiers mois  de 2013 ? Oubliant notre communauté de vie, on se jette anathèmes et insultes à tout vent. Politique contre justice, pro ou anti mariage pour tous, Europe ou nation, tous les prétextes sont bons pour vouer aux gémonies celui qui pense différemment !
Je suis effaré par la violence de propos qui traversent notre nation par média ou réseaux sociaux interposés et je renvois chacun à ses responsabilités. Relisez-vous, ré-écoutez-vous, regardez-vous et vous comprendrez peut-être que la première victoire d'un débatteur est de respecter son interlocuteur. Des convictions, même chevillées au corps, n'ont jamais empêché l'écoute et le partage. Ce n'est pas parce que son "adversaire" semble violent qu'il faut, quasi automatiquement, "enrichir" son vocabulaire d'insultes et de propos manichéens. Le monde et notre société ne sont ni blancs ni noirs mais, pour paraphraser le titre d'un récent roman, teintés de cinquante nuances de gris.
Alors que nos dirigeants, tous ceux qui ont un magistère de pensées, prennent vite la mesure de cet abîme qui est en train de se creuser dans les différentes composantes de notre société et donnent un tant soit peu l'exemple par leurs attitudes, leurs propos et leurs idéaux. Il est urgent de ré-apprendre à se respecter...

dimanche 5 février 2012

Sur les ruines d'un abattoir

East river - Manhattan, le siège de l'ONU est pour la énième fois le théâtre d'ombres des négociations du Conseil de sécurité entre les trois occidentaux, USA, France et Royaume-Uni face au bloc de l'Est, Russie et Chine. Aujourd'hui dans la balance, comme depuis des semaines, la survie de l'opposition syrienne et la fin du pouvoir sanglant de Bachar El-Assad. Après des heures de palabres, de transactions plus ou moins secrètes, le P3, comme ils se nomment en langage onusien, ont choisi de pousser à la faute leurs "partenaires" russes en les obligeant à poser leur véto au projet de résolution contre le pouvoir de Damas. Pour Poutine et ses alliés chinois de circonstance, il est donc urgent de ne rien faire pour ne pas risquer de perdre un tel marché de vente d'armes. Et puis, on ne sait jamais avec cette maudite contagion démocratique qui se répend sur cette planète à demi-folle...
Pendant ce temps, on enterre des centaines de morts à Homs. Des femmes et des enfants tremblent dans leurs caves d'Alep, Damas ou Hama. Quand on sait que les actuels bâtiments de l'ONU ont été construits sur les ruines d'un abattoir, il y a une logique à tout cela.

jeudi 5 janvier 2012

Non fluctuat sed mergitur

SeaFrance déchaine les passions, mobilise les élus, candidats et les médias... Inévitablement, on cherche, on creuse dans le passé, le présent de cette entreprise à la dérive. Et il faut reconnaître que ce qui a été présenté aujourd'hui concernant le syndicat "maison", la CFDT, n'est pas des plus reluisant.
Prébendes, népotisme, avantages indus, pressions et actes violents, on peut comprendre que personne ne se précipite pour reprendre ce "Titanic" de la Manche, préférant le voir couler plutôt que récupérer ce mistigri social.
En croyant défendre l'emploi, défendre une entreprise, en restant arc bouté sur son quant-à-soi, on finit tout au contraire par la pousser dans le vide de la liquidation et de la fin économique. "Non fluctuat sed mergitur", elle ne flotte plus pas mais elle coule...

dimanche 25 décembre 2011

Le bal des pendus

Tels les bourgeois de Calais avec la corde autour du cou, les français abordent 2012 avec le titre peu enviable de peuple le plus pessimiste du monde. Excusez du peu ! Paradoxalement les plus optimistes sur notre planète sont les afghans, les soudanais, les colombiens ou les nigérians. Faut dire que eux, ils partent de très loin, très très loin en matière de confort, de longévité ou de démocratie...
Alors que notre revenu a bondi de plus de 50% en trente ans ou que notre espérance de vie a gagné près de 5 années, nous persistons dans notre auto-flagellation suicidaire et déraisonné. Nous sommes en train de donner tous les arguments au monde qui nous scrute, pour nous enfoncer un peu plus tant sur notre avenir économique que culturel ou diplomatique. Belle réussite pour tous ceux qui ont conduit la politique de notre nation qu'ils soient au pouvoir à Paris ou dans nos collectivités. Est-ce que cliver, s'opposer systématiquement ou se plaindre sans arrêt ont fait changer quelque chose ? Non, jamais... Bien au contraire...

samedi 17 décembre 2011

Triple A, triple erreur ?

Qui trop embrasse, mal étreint... A trop vouloir mettre le "AAA" de nos finances nationales sur un piedestal, l'Elysée a pris le risque d'avoir à gérer une triple erreur de communication. Auprès de l'opinion publique tout d'abord qui avait elle aussi fini par "sacraliser" cette notation, auprès d'organismes prêteurs qui, malgré nos efforts, ont déjà dégradé nos intérêts et enfin, auprès de nos amis européens qui auront beaucoup de mal à entendre les leçons d'un "élève" bavard mais finalement aussi médiocre qu'eux...

dimanche 4 septembre 2011

Chronique d'Asie


2018… Coupe du Monde de Football dans un pays improbable sur un stade impossible, tenez par exemple au hasard, le Qatar… D’un côté une équipe de quatre joueurs, 150 kilogrammes de moyenne,  pas de goal et des cages qui couvrent tout le fond du terrain. De l’autre, 25 footballeurs, légers, mobiles avec 6 gardiens et des filets qui varient de cinquante centimètres de large à deux mètres maximum suivant les humeurs du capitaine et la vitesse du vent. Ne me demandez pas de combien l’équipe d’Asie a écrasé celle d’Europe, le score en est devenu anecdotique tellement il fut lourd...
Cette chronique fictive pourrait être celle de la future compétition mondiale de ballon rond, mais elle est plutôt celle de la guerre économique et politique qui fait actuellement rage sur notre planète, avec ses règles faussées et ses principes de jeux différents d'un pays à l'autre. 
Pensant la gagner, forts de notre prétendue mission civilisatrice et démocratique, nous avons laissé filer des batailles et pénétrer l'adversaire au plus profond de nos défenses. Si cette stratégie a pu sourire à l'Empire russe ou soviétique en son temps face à Napoléon ou aux troupes nazies, il m'étonnerait que cela marche pour nos économies aux bords de l'asphyxie sociale et financière. 
Pays de rien, pays de faim et pays de mains, l'Asie a su, aujourd'hui, de même que l'Amérique du Sud ou l'Afrique demain, nous prendre à notre propre piège, celui de l'ouverture. Nous faisant miroiter des marchés mirobolants, ils nous ont charmés pour baisser notre garde aux frontières, filer nos technologies, nos cerveaux et ont même acheté les bijoux de famille. Nous avons cru benoitement qu'il suffisait d'être coopératifs et patients pour que ces pays basculent dans le modèle que nous rêvions pour eux. Mais que connaissions nous de leurs vies et de leurs rêves ?
Par une petite expérience et par finalement pas mal de séjours tant au Japon, qu'en Corée, Chine ou Thaïlande, j'ai de plus en plus la ferme impression que nous vivons là sur un mirage qui nous conduit droit dans le mur. Nous ignorons tout ou presque de la vie de ceux qui sont en train de nous broyer sans aucune  espèce de pudeur. Comment pouvons-nous nous battre à armes égales quand un salaire moyen "correct" à Bangkok est de 120 euros par mois avec 10 de charges sociales et est six fois inférieur à ce que l'on considère en France comme le minimum vital, le RSA ?  Nous passons notre temps à nous ressasser notre passé triomphant en priant pour un avenir meilleur. Ils n'imaginent que leur présent et leur futur très proche.
Nous ne savons rien d'eux alors qu'ils connaissent tout de nous, nos rêves, nos habitudes et nos failles. A longueur de séries télévisées, de communication ou de publicités, nous leur avons déversé notre message de consommation à outrance, de luxe et de "progrès". Ils ont pris ce qu'il y avait à prendre, travaillant sans relâche et nous abandonnant à nos fantasmes démocratiques et nos idées pour un monde meilleur à la sauce occidentale.
Je nous crois devenus chasseurs chassés et blessés si grièvement que les soins à prodiguer se doivent d'être faits sans délai ni tergiversations. J'entends déjà certains se dire avec gourmandise que j'ai basculé dans le camp retranché des euro-sceptiques et des conservateurs nationalistes. Foutaises ! J'ai juste envie de plus d'Europe et de mieux d'Europe, juste envie de plus de frontières et de mieux de frontières. Donnons nous un vrai gouvernement européen et appliquons sans barguigner la TVA sociale, écologique et les taxes sur les transactions financières à nos frontières élargies d'une Europe lucide et ferme dans ses convictions. Nous ne voulons pas renoncer à nos avantages acquis, à notre système de protection sociale alors faisons en sorte de les protéger et de les faire payer par ceux qui sont en train de les abattre. L'Organisation Mondiale du Commerce -OMC- que nous échafaudions comme la panacée à tous les maux de la planète, est devenue les pompes funèbres générales de l'économie européenne et de notre patrimoine industriel. Posons donc des règles du jeu équitables et non pas égalitaires comme nous le serinent sans cesse les tenants du tout mondialisme béat. L'Europe et l'Euro, malgré tout ce que l'on peut en dire, ont été des avancées formidables à la seule condition de rester aux services des peuples qui les ont portés. Les fourvoyer à l'image des espoirs ultra-libéraux ou les abandonner comme le souhaitent les nationalistes de tous crins, serait un recul fatal. Les renforcer et leur donner enfin la masse critique politique ressemble de plus en plus à une nécessité vitale.




samedi 21 mai 2011

La loi des séries

Et de trois..! Ils sont aujourd'hui trois dans les prétoires à avoir tutoyé de près la fonction suprême de notre bonne république.
Depuis des années, la justice court après Jacques Chirac, ancien double détenteur du maillot présidentiel, qui se retrouve, malgré de nombreuses tentatives pour échapper aux magistrats, assis sur le banc des accusés pour les affaires de la Ville de Paris. De même, son ancien collaborateur le plus proche, candidat putatif à l'investiture populaire en 2012, Dominique de Villepin, lui, est impliqué dans la complexe et improbable affaire "Clearstream" qui porte bien mal son nom anglo-saxon d'eau ou de courant clair... Enfin, depuis quelques jours, c'est celui à qui tout souriait, celui qui devait revêtir le costume de Nicolas Sarkozy, d'après l'onction "sondagiaire",  le désormais trop fameux DSK qui est devenu le détenu le plus célèbre du NYPD.
Trois à essuyer les ires de la justice pour trois motifs différents. L'un a été pris les doigts dans la confiture financière; l'autre trempe jusqu'au cou dans une invraisemblable partie de billard à trois bandes visant son ennemi intime; enfin,  le dernier semble s'être "suicidé" médiatiquement et humainement au pied du Golgotha présidentiel. Trois affaires qui affaiblissent encore un peu plus les fonctions électives et politiques. Trois affaires, véritables séquoias géants cachant la forêt des turpitudes publiques, apportant de substantiels filets d'eau au moulin de tous ceux à droite comme gauche, tapis dans les extrêmes, qui ne rêvent qu'au "grand soir" de la chute du système.
A quand la fin de cette dramatique loi des séries, de cette TEM, la théorie de l'emmerdement maximum ? Faut-il que tout ce microcosme politique soit jeté dans un cataclysmique autodafé comme le souhaitent maintenant nombre de nos concitoyens ? Quand est-ce que ceux qui restent et qui briguent encore des mandats électifs vont-ils dépasser le stade du discours et des promesses pour enfin se conformer scrupuleusement aux préceptes d'une république exemplaire ?
Me concernant et concernant mon vote dans les élections à venir, l'humanité, l’honnêteté et la rigueur des candidats qui solliciteront mon suffrage seront tout aussi importants que le programme économique ou social. Pourquoi se battre pour un dirigeant dévoyé ? N'a-t-on pas vu des armées en haillons commandées par des officiers intègres et lumineux renverser de puissantes coalitions cornaquées par des généraux corrompus. Notre vieux pays et son grand peuple ont besoin de cet élan idéaliste et humaniste pour croire encore en des lendemains qui chantent.

dimanche 18 avril 2010

Bêtise à la puissance ²

Trois internationaux de l'Equipe de France de football viennent d'être entendus pour avoir eu des relations coupables avec des prostituées mineures. Nonobstant leur défense et la présomption d'innocence, à leur stupidité première s'ajoute celle, dramatique et incommensurable, de tous les internautes qui réagissent sur les différents sites de la toile. Raccourcis ineptes, racisme du plus bas niveau, ragots nauséeux, internet fait ici la preuve par le pire de l'âme humaine, laissant ouvertes les portes des écuries d'Augias de l'insulte et de la bêtise à la puissance ²...
Je ne prends en aucun cas la défense de ce trio plus bête que méchant mais je m'oppose à la facilité "Le Peno-Fréchiste" de trouver trop "noire" l'Equipe de France. Non ! Elle ne sera jamais ni trop "noire" ni trop "blanche" mais pour le coup elle est trop "conne" et devient le symbole avarié de notre société de consommation où la chair humaine à la même valeur que le burger acheté chez McDo. Nos trois zozos sont simplement des ados qui ont grandi trop vite, au milieu des millions d'euro faciles, du "bling-bling" et des caprices de stars. Le vouloir et le pouvoir se confondent dans une soupe nauséabonde sans barrière ni limite philosophique.
Mais comment reprocher d'être sans vergogne à ces gamins gavés de tout alors que la banque américaine d'affaire Goldman-Sachs semble être impliquée dans un gigantesque scandale de fraude financière à la base de la crise économique mondiale qui a ruiné des millions de pauvres gens de par le monde ? La morale se respecte à tous les niveaux de notre société et surtout à son sommet. C'est ce que d'aucuns nomment la valeur de l'exemple... Valeur ? Exemple ? J'ai l'impression par ces nobles mots de prononcer des insultes...

samedi 17 avril 2010

Flux et reflux tempétueux

Xynthia, de triste mémoire, n'en finit pas de faire des victimes : des vraies, noyées ou à la rue, et des politiques, déboussolées et populistes. Au milieu des ruines de ces villes et villages qui furent des havres de paix et de bonheur, fonctionnaires, experts, élus locaux et nationaux se disputent les podiums de l'impopularité, des atermoiements et des balivernes, chacun dans sa catégorie...
Car si les sinistrés, bouleversés à l'idée de perdre parfois toute une vie, toute une postérité dans ces murs blessés, sont légitimes dans leur émotion et leur volonté d'être justement traités, les réactions des élus et responsables face à cette situation dramatique symbolisent les errements d'autorités hypnotisées par les sondages, les médias et la rumeur.
Il y a quelques jours, l'Etat, comptable en premier lieu de la sécurité des français, annonce un zonage "noir" ferme et définitif, entraînant la destruction de plus de 1500 maisons sur le littoral. Broncha compréhensible des propriétaires, suivie prestement par le cortège larmoyant des sauriens de la politique locale... Raffarin, Royal et consorts qui hurlent avec ces malheureux, contribuant à la stigmatisation des services préfectoraux qui sont souvent les seuls à avoir fait leur boulot, contre les vents et marées des élus locaux cherchant des terrains à bâtir malgré les dangers d'un océan incontrôlable. En plus, le gouvernement en ajoute à la controverse en pratiquant un rétropédalage forcené, transformant le "noir" intransigeant en "solidaire" équitable...
Le résultat est sans appel : des sinistrés un peu plus désemparés, des services administratifs désavoués, un Etat décrédibilisé et des élus territoriaux plus accrochés à leurs mandats qu'à leurs convictions. Une belle réussite de médiacratie galopante et des dégâts collatéraux de la tempête bien plus profonds qu'il n'en paraît.

samedi 3 avril 2010

Tout, tout de suite...

Marbot-Bata, Foies Gras Champion, Crown, chaque semaine qui passe en Dordogne génère ses mouvements sociaux, ses drames économiques et ses destructions d'emplois. Notre département ne fait pas cavalier seul et la France, comme bien des "vieilles nations" de ce vieux continent démocratique qu'est l'Europe, souffre non seulement de la crise économique mais aussi d'une profonde mutation de la consommation.
Le pire est que ceux qui sont les plus touchés par ce mal qui ronge nos économies ouvertes, sont aussi ceux qui, inconsciemment et par besoin, sont à l'origine de cette plaie économique. Ouvrons les réfrigérateurs, les placards ou les celliers d'une famille d'ouvriers mis au chômage par un plan social et l'horreur qu'ils vivent y est entreposée. Produits de bas de gamme, bon marché, sans marques ni label, contrefaçons ou copies légales, tout ce qui fait la ruine de bien de nos usines est acheté par les victimes expiatoires des restructurations...
Je sens que je vais déclencher, par mes propos, bronchas et indignation. Ne vous mèprenez pas... Je ne fais pas ici de racisme anti-pauvre mais un constat désabusé d'une maladie ancienne mais ô combien en expansion qu'est l'appétit de consommation.
Nous avons envie de tout, tout de suite, sans attendre, sans comprendre ce que nos gestes d'achat vont engendrer comme conséquences dans la chaine économique qui régit notre vie. Je le comprends infiniment et c'est plus facile à écrire qu'à vivre... Comment expliquer à nos enfants qu'acheter une copie de Repetto tue les emplois de papa et maman ? "Les copains en ont, alors j'en veux aussi !.."
Manger des haricots verts frais en plein hiver ruine les pays d'Afrique tropicale, occupés à produire ces denrées pour la riche Europe pendant que ses habitants crèvent de faim. S'équiper du dernier cri en matière de hifi mais dans un hard-discount revient à détruire irrémédiablement les emplois des ouvriers de Philips à Dreux. Acheter des pneumatiques coréens à bas prix, en dehors des risques pour sa sécurité, envoie les salariés de Continental à Pôle Emploi... Je ne veux culpabiliser personne mais simplement essayer d'expliquer que nous sommes tous, à quelque niveau que ce soit, des "consommacteurs", responsables par nos actes commerciaux de l'avenir de notre économie. Mangeons moins mais mieux, prenons le temps de penser nos achats, de peser les conséquences sociales, environnementales et culturelles de nos caddies. La guerre n'est pas perdue. Nous avons simplement laissé filer une bataille par manque d'attention, par concupiscence économique du fait d'un complexe de supériorité civilisationnel.
La disparition de nos emblèmes industriels n'est pas une fatalité si nous apprenons à nos enfants la gestion du temps et de l'envie...

mardi 20 octobre 2009

Les milliards de la honte

Savez-vous à combien on estime les bonus qui vont être reversés cette année aux quelques milliers de traders des grands organismes financiers de notre planète ? 140 milliards de dollars, soit au cent près la somme consacrée par les nations les plus riches à l'aide humanitaire pour le milliard d'êtres humains, pauvres parmi les pauvres... D'après mes calculs fumeux, les champions de cette caste de privilégiés toucheront autour de 500 millions de dollars chacun, soit exactement 3.571.428 fois plus que le réfugié du Darfour ou l'amérindien du plateau bolivien.
Je n'ai rien de l'altermondialiste chevelu et revendicatif, je ne ressemble pas du tout aux thuriféraires du marxisme le plus absolu et le plus intégriste, pourtant je commence à comprendre l'écoeurement et la nausée de certains qui se battent au péril même de leurs vies pour aider et soutenir ces populations dans la misère la plus extrême.
Quand est-ce que les tenants de l'économie de marché comprendront que ces agissements sont les pires signaux que l'on puisse envoyer à des populations secouées par les drames du chômage et de la crise économique ? Quand est-ce qu'ils auront une once de bon sens (et pas d'or fin) pour se rendre compte que d'une crise financière, ils sont en train de fabriquer par leurs errements une crise de confiance qui ronge notre société ?
Je ne veux pas me joindre à tous ceux qui souhaitent revenir en arrière ou tout détruire sans trop savoir quoi construire mais j'en ai assez d'être mal à l'aise pour défendre un système de moins en moins défendable. Je n'ai aucune envie de devenir l'avocat d'une cause perdue, d'avoir ce goût de cendres dans la bouche et le regard fuyant quand on m'interpelle sur ce sujet.
Je crois encore que notre système, aussi imparfait soit-il, reste le seul à même de faire fonctionner notre économie mais à la condition expresse de ne jamais oublier les mots respect, prudence et sagesse. Sans cela, je ne réponds plus de rien... en tous les cas pas de mon soutien.

vendredi 16 octobre 2009

Le temps des jacqueries

Mai 1358, la terre de France s'enflammait avec le soulèvement des "jacques bonhommes", les paysans, laboureurs et manants du royaume. Les causes de cette insurrection, restée dans les livres d'histoire comme un symbole, sont multiples, à la fois d'origine sociale, économique et politique. Elle se termina avec le sac de Meaux (la ville de Jean-François Copé, l'actuel président du groupe UMP à l'Assemblée, amusant...) par les troupes présidentielles... euh... pardon, royales. Réputés riches et privilégiés, ces agriculteurs en avaient pourtant assez de subir impôts, destructions guerrières et mévente de leurs productions...
Comparaison n'est pas raison mais la ressemblance avec les mouvements ruraux de plus en plus radicaux auxquels nous assistons aujourd'hui dans notre pays, souligne la désespérance dans laquelle plonge progressivement le monde agricole français.
Successivement nourrisseurs, exportateurs et aujourd'hui aménageurs, on a demandé, en un demi siècle, plus à cette catégorie socio-professionnelle qu'aucune autre sur notre territoire. Au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, ils ont dû bouleverser leur mode de vie ancestral pour nourrir une population urbaine affamée par le conflit. Puis en quelques années, ils sont devenus le deuxième exportateur mondial de denrées agricoles, faisant peser notre vin dans la balance commerciale autant que les ventes d'Airbus. A présent, alors que les prix mondiaux s'écroulent, on exige d'eux qu'ils soient exemplaires en matière d'environnement, d'hygiène et de respect des normes européennes. La quadrature du cercle qui les pousse à se révolter contre l'implacable machine économique qui est en train de les broyer.
Pourtant, ils ont fait la fortune des plus grands groupes du CAC40, perles agroalimentaires mondialisées que la planète nous envie, et porté sur les fonds baptismaux la fameuse banque verte, le Crédit Agricole, cette même banque qui, aujourd'hui, les met à genou à coup de comptes bloqués ou de refus de prêts vitaux. Et puis, le pouvoir central les a un peu oublié, n'étant plus de ce monde rural qui a construit la France contemporaine. Ils coûtaient si cher à la nation et à l'Europe et ne représentaient que 4 ou 5% des électeurs...
C'était omettre qu'ils sont les jardiniers de notre quotidien, les peintres de notre paysage et les sculpteurs de notre imaginaire. C'était oublier qu'au delà de la statistique démographique brute et impersonnelle, ils sont le sang qui coulent dans les veines de l'immense majorité de nos concitoyens, que chaque ferme abandonnée fait autant de mal qu'une aciérie qui ferme à Gandrange. A cela s'ajoutent les réformes territoriales technocratiques qui ont élimé durablement le soutien et le bouclier que représentaient les cohortes d'élus locaux toujours prêts, avant, à se mobiliser pour faire digérer un nième loi ou directive.
Ils ne demandent pas grand chose, simplement d'être payés le juste prix de leur harassant travail, pouvoir enfin se regarder en face et faire vivre leur famille comme d'autres le font. Une revendication qui ne viendrait même pas à l'idée de la plupart d'entre nous, tellement elle peut nous paraître évidente. Posez cette question à un facteur, un conducteur de train ou à un professeur que l'on voit dans la rue et l'on entend si souvent dans les médias : accepteriez-vous de travailler 60 heures par semaine pour rien ? Non monsieur ! L'esclavage a été aboli ! L'esclavage peut-être, le servage pas sûr...
Je ne crois plus que notre nation exsangue financièrement puisse faire beaucoup pour nos paysans, peut être imaginer quelques soins palliatifs pour les plus atteints, peut être adoucir une mort certaine. En revanche, j'ai foi en la mobilisation citoyenne d'un nation enfin solidaire de ceux qui ont fait sa fortune et sa réputation dans le monde. Oublions un peu la dictature du prix de notre nourriture. Avons-nous vraiment besoin de 200 grammes de viande dans notre assiette ? 180 grammes au même prix mais produits en France suffisent largement à notre bonheur gastronomique et redonneraient l'oxygène nécessaire à bien des éleveurs. Exigeons plus de transparence dans ce que nous mangeons et buvons, soyons attentifs à notre alimentation et à ceux qui la produisent, autant que nous le sommes sur bien d'autres sujets et je reste persuadé que nos paysans retrouverons l'espoir et l'envie de continuer à façonner notre vie et notre paysage.

mercredi 14 octobre 2009

Les restaurateurs passent à table

Le 17 août dernier, le ministre du tourisme, Hervé Novelli, se défendait d'avoir fait un beau cadeau fiscal aux restaurateurs après la baisse de la TVA, attaqué qu'il était par certains parlementaires UMP excédés par l'inertie de la profession. Aujourd'hui force est de reconnaître que ces élus avaient raison très tôt.
Malgré les dénégations du ministre qui estime que la moitié du chemin est déjà parcourue, nombreux sont les établissements qui n'ont pas répercuté vers le client même une petite partie du cadeau fiscal gouvernemental. En période de crise et de déficit abyssal des comptes de la nation, 3 milliards d'euro qui disparaissent au profit d'une seule catégorie professionnelle, ça fait un peu négligé. Eric Ciotti, député des Alpes Maritimes, avait même proposé très justement d'accepter la baisse de la TVA uniquement à ceux qui jouaient le jeu des accords passés avec le gouvernement.
La réunion qui se tient aujourd'hui risque d'être houleuse entre professionnels arc-boutés sur des promesses et ministres sommés de trouver des économies. D'autant plus que l'automne qui s'annonce est la saison de mise en place des cartes d'hiver, astuce classique pour noyer le poisson et surtout effacer toute possibilité de comparer les prix... Et concernant les 40000 emplois promis, l'INSEE parie seulement sur 6000 au maximum tout en avouant que la mesure a au moins permis d'en sauver pas mal.
Jouant sur le fait que les prix sont libres, qu'il est pratiquement impossible de savoir si vraiment les salaires ont été augmentés, les restaurateurs lèvent les yeux au ciel, jurant leurs grands dieux qu'ils sont au maximum de leurs possibilités. Reste aux consommateurs de faire la police là où les parlementaires et autres organismes de contrôle sont impuissants. André Daguin, thuriféraire de la baisse de la TVA, propose d'ailleurs aux clients des restaurants de n'aller que dans ceux qui affichent clairement le panonceau officiel.
Chiche ! Chiche, car jouant le jeu dans mon établissement, je n'ai pas envie de payer encore et toujours pour ceux qui s'en mettent plein les poches, oubliant clients, organismes sociaux et règlementations sous le prétexte fallacieux de faire fonctionner une entreprise...

lundi 5 octobre 2009

Titanic Caraïbes

Il est des paquebots somptueux mais géants immobiles qui pourtant se jettent à toute vapeur sur des récifs mortels... La Guadeloupe et, pour une moindre mesure, la Martinique incarnent ces deux Titanic des Caraïbes en train de sombrer sur les écueils de la lutte sociale, du racisme et du communautarisme.
Imaginez deux îles bénies des dieux, à une portée de fusil de Miami, qui perdent à chaque soubresaut contestataire des charters entiers de touristes se détournant vers les Caraïbes anglo-saxonnes ou la République Dominicaine. De quoi rager quand on sait les potentialités exceptionnelles de ces territoires et leurs besoins en développement économique. Malgré ce, les hôtels sont désespérément vides et les services sociaux, eux, ne désemplissent pas.
La faute à qui ? Dans ce dossier inextricable, ministres éjectables et préfets tétanisés se sont épuisés à tenter de concilier l'irréconciliable entre communauté noire et propriétaires "békés". Chacun voulant soit toujours plus, soit ne rien lâcher de prérogatives d'un autre âge. Au milieu de ce duel suicidaire, touristes déboussolés et investisseurs écoeurés plient bagages sans regrets, préférant les rivages accueillants de Cuba ou autres paradis fiscaux des Bahamas.
Et tels des urgentistes consciencieux, spécialistes en soins palliatifs, la métropole et la Communauté Européenne financent à qui mieux mieux projets sans avenir et filières agricoles à bout de souffle. Mon constat peut paraître excessif pourtant je crois être en dessous de la vérité car n'ayant pas abordé ici les problèmes d'insécurité croissante, de racisme au quotidien et de trafics en tous genres. Que les Willy Angele et autres Elie Domota mesurent bien dans quelle impasse ils sont en train de diriger toute la communauté des Caraïbes françaises. Un jour peut être, les métropolitains trop absorbés à leur propres problèmes oublieront de signer un chèque en blanc. Et Guadeloupe ou Martinique rejoindront la voiture balais statistique des états fantômes à l'image du voisin Haïti ou de la Somalie.

lundi 14 septembre 2009

Bonheur Intérieur Brut

Juste avant le G20, un débat intéressant se fait jour dans les milieux économiques et financiers. Le prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz, président d'une commission de 22 experts, doit remettre un rapport détaillé au Président de la République sur la refonte en profondeur des indicateurs économiques.
En effet, la fameuse référence du PIB, produit intérieur brut, n'est pas à quelques aberrations prés. Par exemple, une catastrophe écologique majeure comme une marée noire est comptabilisée positivement parce qu'elle entraîne derrière elle un surcroît d'activité soit disant bénéfique. Quid des nuisances, des dégâts humains et de la paix sociale ? Broutilles de socio-démocrates en mal de reconnaissance... Et dès l'annonce de cette possible et souhaitable réforme, les proches de Ségolène ont dénoncé un plagiat du programme de campagne de la sémillante candidate.
Ces guerres pichrocolines ridicules et infantiles m'amusent car le sujet est d'importance et mérite avant tout l'union autour d'une volonté commune des dirigeants d'une nation. Et ce n'est pas pour tacler Madame Royale, mais j'avais reçu en 1999 une délégation ministérielle du petit état himalayen, le Bhoutan, qui m'avait expliqué que depuis toujours, ils mesuraient le Bonheur Intérieur Brut, trouvant parfaitement stupide de comparer leur pouvoir d'achat à celui des grandes nations développées. Avec ce sourire inimitable et lumineux des bouddhistes, ils m'ont démontré sans forcer qu'avec un euro dans leur pays, on fait infiniment plus qu'aux USA et pourtant le Bhoutan occupe l'une des dernières places du classement mondial.
Peut être enfin qu'avec ces différentes réformes, on comprendra que l'argent n'est pas un but dans la vie mais ne sera jamais qu'un outil perfectible pour atteindre un bonheur supposé.

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