Demain, jeudi 28 mars, Laurence Parisot va proposer au conseil exécutif du MEDEF la modification des statuts de l'organisation patronale afin qu'elle puisse se représenter cet été comme présidente...
Patron de petite PME, membre du MEDEF, je n'entrerai pas dans une querelle de personne qui, ici, n'a pas lieu d'être; je ne jugerai pas d'un programme ou d'un bilan; je ne ferai pas de comparaisons "poutinesques" un peu exagérées.
En revanche, j'exprime dans ce texte mon opposition la plus absolue à cette réforme sur la base de mes convictions et de mes principes qui guident mes pas sociaux et politiques. Je ne pourrai approuver ce changement de règles avant le match alors que je combats au quotidien tous ceux, politiques ou non, qui s'accrochent à leurs mandats ou à leurs fonctions comme des arapèdes à leurs rochers. Je ne pourrais approuver la démarche de Madame Parisot alors que, comme chef d'entreprise et commerçant, je défends au quotidien les tentatives de reprise d'une structure afin d'en assurer la succession et la pérennité. "Gouverner, c'est prévoir", c'est aussi anticiper une fin de mandat en mettant en place non la même personne mais une nouvelle équipe pour une même politique si l'on estime que c'est la meilleure pour l'avenir. Les cimetières sont pleins de gens irremplaçables, mais quid des idées et des méthodes ? Acharnons nous à installer nos convictions ou nos idéaux mais pas les personnes qui les portent. "Qu'est-ce que le pouvoir ? C'est la réponse à la volonté de chaque individu d'être premier, irremplaçable et constamment prioritaire..." déclarait Maurice Druon. Donnons le pouvoir aux idées, pas aux individus !
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mercredi 27 mars 2013
vendredi 19 octobre 2012
Serons-nous les "Bourgeois de Calais" d'une politique fiscale sacrificielle ?
LETTRE OUVERTE AUX PARLEMENTAIRES DE DORDOGNE
Le Chef de l’Etat semble avoir décidé, au mépris de la parole donnée, de revenir sur la baisse de la TVA dans la restauration. Depuis quelques semaines, il n’est pas d’interview de ministres ou de députés qui ne stigmatisent cette mesure si « impopulaire » et avec, cette engeance semble-t-il malfaisante que sont les patrons des milliers d'établissements français, aquitains ou périgourdins qui ont "bénéficié" de ce "cadeau fiscal" indu.
Mesdames les Députées de la 2ème et 3ème circonscription de Dordogne, Messieurs les Sénateurs et Députés de la 1ère et 4ème de Dordogne, je me permets donc de vous inviter dans ma modeste entreprise pour que nous puissions enfin parler de cette mesure qui paraît provoquer sur les bancs de l’Assemblée et du Sénat, une levée de bouclier sans précédent.Je voudrais, par cette rencontre, vous expliquer ce que cela représente pour notre profession, vous faire partager combien est importante la faiblesse économique de ce tissu de petits établissements maillant notre territoire. Germinal Peiro, vous vous êtes fait le chantre de la sauvegarde de la ruralité. Vous êtes-vous posé la question de savoir quels sont les derniers commerces qui restent encore ouverts dans nos villages ? Le bistrot ou le restaurant... Qu'est-ce qui fait l'attrait touristique de nos bastides et villes classées ? Les mêmes... Pascal Deguilhem, en sportif averti, vous aimez les sympathiques troisièmes mi-temps ? Sans un bar ouvert ou une table festive pour accueillir un quinze en goguette, c'est bien moins amusant...
Je n'ai pas honte de le dire mais cette mesure a sauvé mon entreprise et avec elle, les dix-huit salariés qui se battent au quotidien pour leur emploi. Je ne suis pas le seul dans ce cas même si beaucoup de mes collègues ont trop de pudeur à l'avouer.Dans les 190 établissements du grand Périgueux, nous nous escrimons tous pour nos boites, avec des horaires de fous, des charges et des obligations sans cesse accrues. Et tout cela pour s'entendre dire que nous sommes des "privilégiés" gâtés par le système ? Cela suffit ! J'en ai par-dessus la poêle à frire de passer pour un exploiteur, confit de fric et mauvais citoyen. Je ne suis ni le groupe Total ni Madame de Bettencourt, ne mélangeons pas tout. Ou alors il faudra venir aussi expliquer à nos salariés que l'année 2013 risque d'être pour eux celle du chômage, de la précarité et du retour aux vaches maigres.Car derrière la TVA à 5,5% puis à 7%, beaucoup de donneurs de leçon médiatique omettent de dire qu'il s'est agi de nous placer à armes égales avec la restauration rapide, qu'aucun secteur de l'économie française, depuis, n'a autant embauché en période de crise, que nous sommes employeurs de beaucoup de jeunes en rupture scolaire sans qualification ni avenir.En cas de rétablissement au taux supérieur de TVA pour l'ensemble de la restauration, devra-t-on donc renoncer à la prime versée chaque année à nos salariés (500 euros environ), à la mutuelle générale mise en place pour tous, aux embauches d'apprentis supplémentaires (2 pour mon entreprise) et espérer le retour des aides à l'emploi que nous avons tous perdu (près de 3000 euros par mois concernant ma société) ? J'aimerais connaître de votre part ce qui accompagnera cette réforme fiscale qui va nous toucher de plein fouet. C'est important non seulement pour la survie de nos entreprises.
Cette mesure qui touche le 4ème employeur de France avec 800000 salariés s’ajoute à la disparition de l’exonération de charges salariales des heures supplémentaires. Le résultat est que les plus faibles de nos salariés ont perdu pas loin de 1000 euros par an. Est-ce acceptable quand par ailleurs, les propriétaires d’œuvres d’art, eux, échappent à toute fiscalité ? Peut-on croire en la parole d’un homme politique qui nous avait promis la stabilité fiscale pour nos entreprises ? Peut-on avoir encore de l’estime pour ces mêmes politiques qui s’en prennent à nous essentiellement parce que notre « niche fiscale » n’est pas populaire ? Je crains le pire pour les croque-mort ou les huissiers…Aujourd’hui, vous allez choisir d’envoyer à l’abattoir des centaines de PME qui ne peuvent, elles, délocaliser, qui ne peuvent éviter ce couperet fiscal alors qu’il existe des pistes d’économie que l’Etat se refuse à voir. C’est une grave responsabilité qu’il vous faudra aussi assumer publiquement et non dans un vote de nuit, en cachette, au Parlement !
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jeudi 5 janvier 2012
Non fluctuat sed mergitur
SeaFrance déchaine les passions, mobilise les élus, candidats et les médias... Inévitablement, on cherche, on creuse dans le passé, le présent de cette entreprise à la dérive. Et il faut reconnaître que ce qui a été présenté aujourd'hui concernant le syndicat "maison", la CFDT, n'est pas des plus reluisant.
Prébendes, népotisme, avantages indus, pressions et actes violents, on peut comprendre que personne ne se précipite pour reprendre ce "Titanic" de la Manche, préférant le voir couler plutôt que récupérer ce mistigri social.
En croyant défendre l'emploi, défendre une entreprise, en restant arc bouté sur son quant-à-soi, on finit tout au contraire par la pousser dans le vide de la liquidation et de la fin économique. "Non fluctuat sed mergitur", elle ne flotte plus pas mais elle coule...
Prébendes, népotisme, avantages indus, pressions et actes violents, on peut comprendre que personne ne se précipite pour reprendre ce "Titanic" de la Manche, préférant le voir couler plutôt que récupérer ce mistigri social.
En croyant défendre l'emploi, défendre une entreprise, en restant arc bouté sur son quant-à-soi, on finit tout au contraire par la pousser dans le vide de la liquidation et de la fin économique. "Non fluctuat sed mergitur", elle ne flotte plus pas mais elle coule...
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Clic-clac adieu Kodak
Les Oscars, remis au Kodak Theater de Los Angeles, vont se sentir un peu orphelins cette année car 2012 semble marquer la fin de la longue agonie du mythe économique Kodak. Né en 1884, le géant de Rochester est dans notre vie, nos rires, nos pleurs, tous les plus beaux ou pires témoignages photographiques de l'humanité depuis l'invention de la pellicule.
Malgré ce succès planétaire, le quasi-monopole et la démocratisation de la photographie, cette entreprise omniprésente n'a pas su gérer le virage du numérique. Enfermée dans son credo, dans ses certitudes, elle a été laminée par des concurrents pas moins chers mais plus réactifs, plus imaginatifs, plus en phase avec le marché. Une leçon peut-être pour tous ceux qui se croient intouchables...
Malgré ce succès planétaire, le quasi-monopole et la démocratisation de la photographie, cette entreprise omniprésente n'a pas su gérer le virage du numérique. Enfermée dans son credo, dans ses certitudes, elle a été laminée par des concurrents pas moins chers mais plus réactifs, plus imaginatifs, plus en phase avec le marché. Une leçon peut-être pour tous ceux qui se croient intouchables...
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