Chiche ! Malgré les dénégations du ministre en charge du secteur, Hervé Novelli, je suis d'accord pour que chacun prenne ses responsabilités... Pas de baisse de tarifs, pas de baisse de TVA ! Un de mes anciens patrons, politique madré et homme de terrain, me disait parfois sur des dossiers glissants : "j'ai l'impression d'être cocu et de payer la chambre..." Des cornes sur les photos officielles, cela fait un peu négligé mais j'ai le sentiment que c'est ce qui arrive à l'Etat et à ses représentants.
Trop heureux d'avoir réussi à tenir une promesse vieille de près de quinze ans, nos ministres ont mésestimé l'invidualisme forcené de la profession et la "rapacité" congénitale de beaucoup de propriétaires d'établissements saisonniers, toujours aussi prompts à pressurer le citron touristique.
Et il n'y a pas que sur les prix que nos contrôleurs d'état peuvent se pencher. Contrats de travail, emplois dissimulés, hygiène, ... Jacques Prévert prendrait peur à inventorier les champs d'investigation pour lesquels les restaurateurs français sont passé maître dans l'art du camouflage.
Ce ne sont plus des opérations commando qu'il faut organiser mais plutôt déclencher la guerre totale pour redonner enfin ses lettres de noblesse économiques et sociales à une profession qui fut le moteur de l'image de la France.
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