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mercredi 3 juin 2015

A qui le tour..?

Hier, c'était Jean Germain, l'ancien maire de Tours, aujourd'hui c'est Jean Roujon, ex-édile de Marvejols. Deux élus qui mettent fin à leurs jours, parce qu'ils considèrent que leur honneur est plus important que leur vie... Deux élus mêlés bien malgré eux à de pseudo-cabales orchestrées souvent par ceux-là même qui furent leurs féaux consentants... Deux élus qui nous laissent un message de courage, de respect alors que beaucoup jouent dangereusement sur la corde sensible mais perverse du "tous pourris".
Oui, nos élus, comme nous, sont faillibles. Mais non, ils ne sont pas tous ou presque des potentats assoiffés de pouvoir, d'argent et de stupre. Jean Roujon - j'en parle car sa famille est chère à mes amitiés et mes souvenirs languedociens - a donné vingt ans de sa vie à sa commune de Marvejols. Par l'action de son grand-père, de son père et de la sienne, pas un marvejolais ne peut dire qu'il n'a pas "bénéficié" de son travail, de ses décisions et de sa responsabilité. Mais prisonnier d'une conjoncture économique et sociale délétère, certainement mal entouré et mal conseillé, il a tenté, sans y parvenir, de sauver ce qui pouvait l'être d'une commune perdue au coeur du Massif Central. Et les mêmes qui lui avaient fait des courbettes obséquieuses, l'ont voué aux gémonies dès que la bise glaciale de la dette s'est emparée des finances locales. Surfant sur la confortable et populiste opinion générale qui stigmatise tous les élus de notre république et les met aujourd'hui au rang de parias de la société, entre prostitués et brigands, ils ont détourné leur regard sur son passage, pointé ses erreurs en oubliant ses actions, et l'ont poussé lentement vers le pire. Jean a mis fin à ses jours dans les bureaux même de son père, comme pour mettre un terme définitif et dramatique à soixante dix années d'une dynastie des Roujon à Marvejols, mais pour rappeler aussi à certains amnésiques quelle fut l'oeuvre d'une famille pour sa ville.
Nous aurions pu éviter qu'un être de chair et de sang, faillible et fier, en finisse ainsi. Nous portons tous notre responsabilité dans ces actes. En courant derrière des rumeurs, habilement colportées, en emboitant le pas un peu trop "cadencé" de populistes en mal de pouvoir, en fermant les yeux sur les turpitudes avérées d'élus corrompus, nous avons précipité la fin de Jean Roujon, de Jean Germain, avant eux, de Pierre Bérégovoy et de tant d'autres hommes honnêtes et respectueux. En refusant de réformer le statut d'élu et de sanctionner sans pitié ceux qui ont triché, nous poussons dans le même sac nauséabond tous les représentants du peuple et avec eux, une certaine idée de notre République. Soyons sans faiblesse avec les pervertis du système et indulgents avec ceux qui ont tout tenté avec honnêteté et conviction sans parfois y arriver, peut-être alors que Jean Roujon sera le dernier à finir cloué mortellement au pilori contemporain de l'opinion publique.

lundi 20 avril 2015

Je veux des Maîtres, pas des copains !

A chaque ministre, sa nième réforme de l'éducation... Najat Vallaud-Belkacem ne déroge pas à cette règle absurde en proposant une "nouvelle vision du collège". Sous prétexte d'égalité des chances, le système continue, avec ces nouveaux textes, à niveler par le bas le corpus éducatif de nos enfants.
Le latin et le grec ancien effraient, qu'à cela ne tienne, ils disparaissent. Certains chapitres de l'histoire dérangent, et hop..!, on les contourne ou on les transforme en "gloubiboulga" neutre et sans saveur.
Parce que les mots "élite" ou "mérite" sont devenus des insultes, on fabrique des êtres formatés sans avis ni questionnement. Parce qu'on croit bêtement en l'avenir, on s'assoit sur notre passé et notre culture. Parce qu'on veut, avec justice et non justesse, intégrer des enfants étrangers, on s'interdit de leur expliquer notre propre histoire et celle du pays généreux qui les accueille.
Aujourd'hui certains osent parler de faire des cours de "stand up", de rédiger un tract, d'avoir une approche collective (iste ?) du savoir et de la connaissance. Et pourtant, comment ne pas regretter un cours magistral exposé par un maître, un vrai, un passionné, pas un copain, pas un "pote d'étude"... Parce que son savoir force le respect, force l'admiration et fait qu'un gamin, riche ou pauvre, aura peut-être envie de se sortir les tripes pour ressembler à ce type étonnant qui le fait rêver, penser et trembler aussi.
En refusant les grands textes, les grandes oeuvres, on s'interdit le beau, le fascinant. On s'interdit d'aimer (pas "liker"), d'admirer. En niant la chronologie, au profit imbécile de la thématique, on transforme notre histoire, notre littérature, en supermarché de la con-sommation (le trait d'union est volontaire...). Chacun y trouve ce qu'il a envie, sans effort, sans comprendre ni le pourquoi ni le comment des faits.
Avec ces réformes absconses, les "Hussards noirs de la République", nos enseignants qui furent si longtemps les exemples de notre nation, sont lentement, insidieusement remplacés par des busards noirs, des charognards d'une éducation à la dérive, souhaitée par des politiques préférant une pseudo-paix sociale à une vraie instruction, motivante et gratifiante.


mardi 14 avril 2015

Primaires or not primaires...

"Au delà de deux, on se divise !" Voilà une antienne qui semble rapprocher en France les centristes des écologistes... Sitôt les Départementales avalées, la grande famille du centre a eu vite fait de trouver un sujet de discussion et de division dans les chapelles UDI ou Modem : doit-on participer aux primaires "UMP" ou non ?
D'un côté Jean-Christophe Lagarde, Président de l'UDI, qui s'en tient à son calendrier et ne semble pas encore prêt à baisser la tête pour passer sous les fourches caudines électorales de l'UMP. De l'autre, Hervé Morin, vice-président de l'UDI et "évêque" de la chapelle Nouveau Centre, entouré de soutiens qui n'ont toujours pas digéré la victoire un peu alambiquée du maire de Drancy pour remplacer Jean-Louis Borloo. Ces derniers veulent, quoiqu'il soit décidé, participer aux primaires mises en place par Nicolas Sarkozy afin de désigner un candidat commun de la droite et du centre aux Présidentielles de 2017.
S'il est a peu près certain que la victoire pour l'Elysée ne pourra se dessiner que dans l'union, il est en revanche moins sûr que ce soit l'ancien Président Sarkozy qui puisse l'incarner. Trop clivant, trop marqué, il ne paraît pas en mesure de mobiliser un électorat assez large pour assurer son triomphe.  Alain Juppé, lui, joue naturellement de son aura auprès d'un électorat modéré pour personnifier celui qui pourrait redonner des couleurs présidentielles à son camp. Et c'est là qu'intervient le paradoxe centriste des primaires...
En effet, les plus grands opposants à Nicolas Sarkozy sont en train de faire son jeu. En refusant de devenir des partenaires actifs de la désignation du candidat de la droite, ils ouvrent un boulevard à celui qu'ils apprécient le moins, privant le Maire de Bordeaux des voix précieuses des militants centristes. 
Sans vrai leader, Borloo et Bayrou étant pour l'heure relégués au rang de pythies médiatiques, l'option "bordelaise" est la plus acceptable pour tous ceux qui se reconnaissent dans une vision apaisée de notre société. Depuis de longues années à tremper dans ce milieu, j'ai appris qu'en politique "seule la victoire est belle" et qu'il vaut mieux user de son influence dans l'équipe du vainqueur que de s'user tout court dans une opposition la plus souvent stérile.

vendredi 3 avril 2015

Papa delendo est !

On le savait vieillissant et fatigué mais la "bête" a toujours de la ressource quand il s'agit de provoquer et d'insulter l'histoire. Revenant sans vergogne aucune sur son fameux "détail de l'histoire", Jean-Marie Le Pen a obligé les cadres du Front National à monter au créneau pour défendre la toute nouvelle "respectabilité" de leur mouvement. Dénonçant les propos sans remettre en cause la position de "l'ancêtre", ils ont essayé de faire feu de tout bois pour éteindre l'incendie médiatique mais sans vraiment y parvenir.
Cet épisode grotesque et abject vient au moment où la "fifille à son papa", Marine Le Pen, tente de le dissuader de partir en tête de liste autoproclamé aux Régionales de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle argue que "papy" est âgé, que la région est immense et qu'une campagne électorale à 87 ans pourrait lui être fatale... Chiche ! Laissons-le y aller afin qu'il puisse plus rapidement encore rejoindre d'autres cieux où il pourra enfin discourir de certains "détails" avec les spectres de la Shoah.
Mais au delà de la plaisanterie, Jean-Marie Le Pen, par son lourd passé et son présent fort pesant, est le grain de sable dans la belle mécanique de sa fille. Elle tente, telle une Sisyphe très politicienne, de remonter l'image de son parti sur la pente raide des sondages et de l'opinion nationale mais certains membres éminents, dont son père, de cette arrière-garde conservatrice s'évertuent à renvoyer le Front National à ce qu'il est : un parti d'extrême-droite, nationaliste aux relents nauséeux d'antisémitisme et de xénophobie.
Pour les Régionales de décembre 2015, elle se doit de confirmer les bons résultats du premier tour des Départementales et potentiellement rafler un ou deux exécutifs régionaux. Mais pour cela, il lui faudra présenter les candidats les plus "lisses" possible et donc éliminer toutes les scories du passé... Pour paraphraser Caton l'Ancien - encore un- : "Papa delendo est... On doit détruire papa !"

lundi 30 mars 2015

Le retour de Mâcon

La Saône-et-Loire bascule à droite... Des mots qui me propulsent près de onze ans en arrière quand le contraire se produisit, mettant fin, pour moi, à six années aux services des habitants de ce superbe département bourguignon.
C'était, et c'est toujours, la dure loi de la démocratie, de l'alternance. Certains "Robespierre" voulaient ma tête, ils l'ont eu sans problème, car vingt années de carrière en cabinet politique vous préparent aux gémonies et au billot.
Mais aujourd'hui, j'ai une pensée toute particulière pour Réné Beaumont et beaucoup d'émotion pour d'autres dont je ne donnerais que la liste des prénoms... Christine, Jean-Pierre, David, Gérard, Paul, Alain, Olivier, Georges, Odile... Ils se reconnaîtront je l'espère.
Nous avons beaucoup pleuré mais surtout beaucoup ri et mis toute notre ardeur, notre âme pour le bien-être de nos concitoyens.
Je pense à eux si souvent et à tout ce que nous avons pu vivre que parfois, comme un certain François Mitterrand, j'ai la ferme impression qu'une bonne partie de mon être est resté attaché aux pentes sublimes de la Roche de Solutré.

dimanche 29 mars 2015

Audi soit qui mal y pense

En ce soir de victoire aux Départementales 2015, car comme d'habitude tout le monde a gagné, en Dordogne, deux vainqueurs, si différents, tirent leur épingle du jeu : Germinal Peiro, successeur désigné de Bernard Cazeau, et Antoine Audi, maire de Périgueux.
Le premier, autoproclamé depuis si longtemps comme futur locataire de la présidence du nouveau Conseil départemental, a su parfaitement bénéficier non seulement d'un re-découpage assez favorable mais aussi d'une tradition démocratique, radicale locale qui a éloigné, momentanément certainement, le spectre du Front National. De plus, le "Jacou" socialiste a clairement été avantagé par un "casting" loin d'être parfait de l'opposition de droite, ballottée en division et usure. Mais cumulard compulsif, il faudra bien un jour qu'il mette ses convictions périgourdines en accord avec celles, parisiennes, qui prônent un strict contrôle du cumul des mandats. Une échéance intéressante qui ouvrira une succession locale pour le moins divertissante...
Mais le grand triomphateur, aujourd'hui, est le nouveau maire de Périgueux, Antoine Audi. Avec deux cantons de sa ville largement gagnés par des proches, avec celui de Saint-Astier raflé par deux alliés, il a tissé un intéressant maillage sur ce qui est la circonscription du Périgord Blanc du député PS Pascal Deguilhem, non candidat pour 2017. Arrivé de nulle-part, il y a un an, le voilà déjà enraciné autour de Saint-Front, fort de ses victoires mais aussi des échecs des Favard et Peyrat dans leurs terroirs. Même le candidat outsider à la conduite de l'opposition départementale, Thierry Boidé, ne tarit pas d'éloges à son égard et a été à ses côtés dès ses débuts municipaux.
S'il est vrai qu'il clame partout sa volonté de se présenter aux Régionales de décembre, pourtant chasse-gardée de Jérôme Peyrat, il pourrait bien la jouer plus finement pour gagner la députation en 2017 face à une gauche démunie en candidat de poids et une droite qui lui devra certainement beaucoup.

jeudi 26 mars 2015

Elle a déjà gagné

Entre les ouf de soulagement gouvernementaux au soir du 1er tour des Départementales 2015 et les cris de victoire UMP à prévoir du second, on pourrait presque croire que le Front National a raté sa campagne...
Pourtant Marine Le Pen et sa formation ont déjà gagné le 1er, le 2ème et même tous les tours suivants !
Gagné parce qu'elle a occupé tous les espaces médiatiques malgré le vide sidéral des propositions de ses séides et leur quasi-anonymat local. Gagné parce qu'elle a du coup éclipsé tout débat de fond sur la décentralisation et les compétences des Conseils départementaux. Gagné car elle a renforcé son socle d'élus locaux qui lui serviront à vaincre de manière encore plus flagrante aux futures Régionales de décembre 2015. Gagné surtout car elle réussit le pari d'inoculer insidieusement ses idées fallacieuses dans toutes les couches de notre société.
Mais de tout cela, nos "grands" partis n'en ont cure... Au soir de ce dimanche 29 mars, la droite dite de "gouvernement" pavanera du haut de ses 60 ou 70 départements, la gauche trop plurielle fera grise mine certes mais tout le monde rentrera benoitement chez soi. Les uns dans une opposition un peu plus forte, les autres dans une gouvernance encore plus godillante mais personne ne tirera les vrais enseignements de ce nième scrutin raté. "On ne change pas une équipe qui gagne... ni celle qui perd d'ailleurs..."
On nous ressassera les réformes de la Loi Macron ou micron, je ne sais. On nous parlera de lutte contre le chômage, de sacrifices faute de pouvoir parler d'impôts nouveaux, de conjoncture économique se retournant, de courbes ou d'asymptotes... Mais rien, vraiment rien, sur ce qui fait l'essence même de la gouvernance : l'exemple.
Quand Bonaparte voulut entrainer ses troupes de l'autre côté de l'Adige, il s'emparât du drapeau et traversât le pont d'Arcole devant ses hommes, sous le feu de l'ennemi. Nos politiques n'ont certes pas l'envergure du "Petit Caporal" - tout juste la taille - mais s'ils voulaient que les français se mobilisent, faudrait-il encore qu'ils soient exemplaires, courageux et déterminés.
Marine et son rassemblement brinquebalant ne reculeront que quand nos dirigeants nettoieront enfin leurs arrière-boutiques de tous ces faisans qui polluent notre démocratie. Quand les Balkany ou les Thévenoud n'auront plus aucun "droit de Cité". Quand un vrai statut de l'élu sera repensé avec des droits mais surtout des devoirs. Quand on instaurera un seul mandat, renouvelable une fois, avec des suppléants permettant "la présomption de culpabilité" et le retrait, au moins temporaire le temps de l'instruction, d'un élu impliqué dans une affaire. Peut-être qu'ainsi, en devenant irréprochables, ils entraineront les français sur la pente positive de la réforme et de l'avenir.
Mais je crains que d'ici-là, d'autres victoires viendront ternir encore mon âme militante et républicaine...

vendredi 19 septembre 2014

Les fins de races

A la lecture des derniers avatars présidentiels et le spectacle si peu ragoûtant des coulisses du pouvoir, il semble que les sommets de notre Etat soient atteints du même mal qui touchât les grandes familles de notre noblesse : les fins de races...
Jamais depuis que notre démocratie parlementaire existe, la fonction politique n'a été autant dévalorisée par ceux même qui devraient la préserver. Entre un Hollande qui trouve que "c'est pas facile" et un Sarkozy dont le retour semble programmé pour le mettre à l'abri de l'impunité présidentielle, le costume de la Vème République, taillé par et pour un homme d'Etat, paraît bien trop large pour leurs épaules affaissées. Entre promesses non-tenues et manoeuvres d'arrière-boutique, ils godillent d'un bord à l'autre, entrainant dans leur échec commun ou successif le grand navire France et son peuple de soutiers.
Comment pourrait-on encore leur prêter un quelconque crédit alors qu'ils sont dans l'incapacité la plus totale, non de sauver notre budget, mais surtout de remettre sur les rails notre démocratie en nettoyant les écuries d'Augias des Thévenoud, Balkany et consorts, tous ceux qui ont confondu servir la nation et se servir..?
Nous ne réclamons pas des cents et des mille mais de l'exemplarité, de la foi, du courage et de la détermination. Tout ce que ces fins de races ont oublié de cultiver !

lundi 7 avril 2014

Le jour d'après

Passés les incontournables surprise, angoisse et abattement, l'annonce du retrait de la vie politique de Jean-Louis Borloo nous donne quelques pistes et enseignements.
Le premier qui me vient à l'esprit est le respect. Ce respect pour une décision si rare dans notre classe politique dont les membres s'auto-proclament irremplaçables, immortels et incontournables. Respect infini pour lui mais aussi respect venant DE lui pour ses électeurs du Nord, pour les militants de l'UDI et pour tous ceux qui croient en sa vision de notre société.
La seconde piste qu'il nous indique de suivre, est un défi mâtiné de provocation. Alors qu'il a construit l'UDI autour de sa propre ambition pour un centre rénové et combatif, qu'il a ferraillé ferme pour rouvrir les bras au Modem de François Bayrou, il nous impose de nous unir et de travailler ensemble, sans lui, pour perpétuer son oeuvre et ses idéaux. Faisant fi des querelles de chefs, des chapelles castratrices et des ambitions réductrices, il nous guide vers la vraie autonomie, celle de idées et de la pensée et non celle, frelatée, des hommes "providentiels".
Jean-Louis Borloo a souvent été moqué pour son apparente inconstance, pour son refus de prendre les premières places du grand banquet démocratique. Pourtant avec son départ que tous, ses amis, nous espérons temporaire, il marque encore plus, s'il en était besoin, de son empreinte notre vie publique. Il est un homme d'action au parcours semé de réussites, il devient un homme de référence et de conscience.

dimanche 6 avril 2014

4 ex et un enterrement ?

Ex-ténué, ex-plosé, ex-ilé, ex... ex... François Hollande, le soir dans le confort feutré du Palais de l'Elysée, ne compte plus les moutons, même noirs, pour essayer de s'endormir. Il compte les ex qui peuplent aujourd'hui sa vie et la transforme en cauchemar.
La première d'entre-elles, la mère de ses enfants, vient de revenir au gouvernement. Aussitôt nommée par Valls à l'écologie, Ségolène Royal marque sa totale indépendance et met les pieds dans les plats de verdure en contestant le bien-fondé de l'écotaxe carbone, au grand dam des écologistes déjà passablement froissés.
Autre ex, candidate malheureuse aux primaires socialistes, madame la Maire de Lille, Martine Aubry, laisse filtrer quelques amabilités sur la composition du nouveau gouvernement et surtout sur le fait qu'elle s'est sentie un "peu" ignorée lors du casting... Quand on sait la dose de sympathie qu'elle porte aux locataires de l'Elysée et de Matignon, cela augure des confidences au vitriol.
La troisième, parmi ces drôles de dames, se trouve être une ex-candidate à la présidentielle que l'on a vouée aux gémonies à gauche en 2002 et qui est devenue ensuite pour certains amnésiques un icône. Christiane Taubira que l'on croyait en train de faire ses cartons de la place Vendôme, reste garde des sceaux avec la promesse de faire voter sa réforme judiciaire. Là aussi, en regard des relations explosives sur le sujet qu'elle a eu avec l'ancien ministre de l'Intérieur, les parlementaires, pris entre le marteau et l'enclume, risquent de friser la crise de nerfs législative.
Enfin, dernière et pas des moindres, Cécile Duflot, l'ex-ministre du logement, patronne des écologistes, se donne des ailes et assume pleinement son départ du gouvernement en taclant le président de la République qui préfère "le verbe et la communication plutôt que les actes"...
Pour paraphraser l'éternel Sacha Guitry, je savais François Hollande "tout contre les femmes", mais j'ai la furieuse impression qu'avec ces 4 ex, il sera simplement "contre"...

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