L'image de Nafissatou Diallo se ternissant au fil de l'instruction, aussitôt les tenants de la thèse du complot dans l'affaire DSK reprennent du poil de la bête. Voyant des agents doubles partout, des officines dans tous les coins, ils argumentent doctement sur les médias, lançant rumeurs, poncifs et autres suppositions...
En premier, ce qui me frappe est qu'on oublie un peu vite ce que d'aucuns appellent "le temps judiciaire" qui pour l'heure a seulement souligné la mise en liberté provisoire de l'ancien patron du FMI. Demain, peut-être, ce sera la prononciation du non-lieu. Faut-il indiquer ici la définition de cette démarche judiciaire essentielle ? L'abandon des poursuites car les faits ne sont pas assez constitués, par absence de preuve... Il ne s'agit en aucun cas d'un acquittement ou d'une relaxe, venant après un procès.
Enfin en second lieu, celui que ses amis, et je les comprends, s'évertuent à défendre contre vents et marées et même contre lui-même, est devenu aux yeux du monde et de nos concitoyens un drôle de "loulou". Car qu'on le veuille ou non, ce que l'on a retrouvé sur le col de la femme de ménage du Sofitel est bien une sécrétion émanant d'un personnage à l'activité sexuelle que je qualifierais de débordante... Quoi que l'on fasse ou dise, on aura bien du mal à me faire oublier cette soif charnelle quasi-maladive pour le sexe faible. Le chapelet des conquêtes, entorses et séductions commence à faire un peu tâche sur le CV d'un potentiel candidat à la magistrature suprême.
Je ne crois pas à cette théorie du complot venant d'en haut, mais vraiment pas. Je crois plus à la faiblesse de la chair, à l'éternel besoin de séduction et de pouvoir sur les êtres d'un grand fauve politique qui s'est perdu un matin de mai dans la suite d'un hôtel de luxe. Il est peut-être tombé dans un piège grossier mais c'est avant tout son appétit démesuré qui l'a précipité dans l'abîme de la justice et du jugement des hommes.
Et comme si cela ne suffisait pas, une de ses "conquêtes" françaises, Tristane Banon, porte aujourd'hui plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol... Allez, vous en reprendrez bien un peu...
lundi 4 juillet 2011
dimanche 3 juillet 2011
Mesdames et messieurs les... sectaires, je vous salue !
Chaque jour, presque chaque heure, parce que c'est ma passion, je scrute l'horizon politique, social et économique de notre société... Facebook, blogs divers et variés, sites d'organes de presse, journaux, radios et émissions de télévision, tout est bon, tout fait ventre pour tenter de me repaître de cette manne d'actualités et d'informations.
Mais comme à table après un repas trop copieux, trop gras, sans aucune finesse, j'ai le coeur au bord des lèvres, écoeuré à bien des égards par le sectarisme aveugle de beaucoup. Sous prétexte d'opinion ou d'opposition, l'autre, celui qui pense ou vit différemment, devient l'ennemi, l'homme à abattre par tous les moyens. Rien de ce qu'il peut faire ne trouve grâce aux yeux de ces sectaires, prêts à se contredire uniquement pour le tacler.
Ragots, rumeurs, interprétations, extrapolations, la langue française regorge de synonymes pour qualifier ce qui se lit à longueur de "murs facebookiens", les tenants d'un camp exhumant des tréfonds de la toile informations tronquées et avis "d'experts". Il faut une bonne dose de sang froid, de modération et de recul pour arriver à trier le bon grain de l'ivraie et ne pas renvoyer tous ces donneurs de leçons partiaux à leur chères études démocratiques. Accusant l'adversaire de clivage, ils n'hésitent pourtant pas à opposer leurs propres camps et à relancer l'éternelle lutte des classes. Stigmatisant les erreurs supposées des uns, ils effacent prestement de leur mémoire celles qui ont été commises en leurs temps.
J'aime à dire que la politique ce n'est pas la guerre... Que toute opinion est bonne à écouter et à comprendre et que "mon" adversaire peut aussi avoir raison et moi, tort. Ce même adversaire peut aussi poser les bonnes questions et donner de mauvaises réponses, à moi donc d'essayer de le convaincre que si sa direction est bonne, le chemin emprunté est pavé de mauvaises intentions. Une vie en politique signifie aussi parfois de changer d'avis. D'aucuns diront que je suis une girouette... N'est-ce pas Edgar Faure, expert en la matière et grand politique devant l'éternel, qui déclarait que "ce ne sont pas les girouettes qui tournent, mais le vent..." Et dieux et diables savent comme les vents soufflent par temps de crise. Alors, mesdames et messieurs les sectaires, je vous salue et espère de tout coeur que vous vous reconnaîtrez dans mes propos. Peut-être le début d'une rédemption..?
Mais comme à table après un repas trop copieux, trop gras, sans aucune finesse, j'ai le coeur au bord des lèvres, écoeuré à bien des égards par le sectarisme aveugle de beaucoup. Sous prétexte d'opinion ou d'opposition, l'autre, celui qui pense ou vit différemment, devient l'ennemi, l'homme à abattre par tous les moyens. Rien de ce qu'il peut faire ne trouve grâce aux yeux de ces sectaires, prêts à se contredire uniquement pour le tacler.
Ragots, rumeurs, interprétations, extrapolations, la langue française regorge de synonymes pour qualifier ce qui se lit à longueur de "murs facebookiens", les tenants d'un camp exhumant des tréfonds de la toile informations tronquées et avis "d'experts". Il faut une bonne dose de sang froid, de modération et de recul pour arriver à trier le bon grain de l'ivraie et ne pas renvoyer tous ces donneurs de leçons partiaux à leur chères études démocratiques. Accusant l'adversaire de clivage, ils n'hésitent pourtant pas à opposer leurs propres camps et à relancer l'éternelle lutte des classes. Stigmatisant les erreurs supposées des uns, ils effacent prestement de leur mémoire celles qui ont été commises en leurs temps.
J'aime à dire que la politique ce n'est pas la guerre... Que toute opinion est bonne à écouter et à comprendre et que "mon" adversaire peut aussi avoir raison et moi, tort. Ce même adversaire peut aussi poser les bonnes questions et donner de mauvaises réponses, à moi donc d'essayer de le convaincre que si sa direction est bonne, le chemin emprunté est pavé de mauvaises intentions. Une vie en politique signifie aussi parfois de changer d'avis. D'aucuns diront que je suis une girouette... N'est-ce pas Edgar Faure, expert en la matière et grand politique devant l'éternel, qui déclarait que "ce ne sont pas les girouettes qui tournent, mais le vent..." Et dieux et diables savent comme les vents soufflent par temps de crise. Alors, mesdames et messieurs les sectaires, je vous salue et espère de tout coeur que vous vous reconnaîtrez dans mes propos. Peut-être le début d'une rédemption..?
samedi 25 juin 2011
Pot-au-feu national
Prenez deux ou trois carottes fiscales, des patates sociales, des choux paumés, des navets économiques, du porc bien sûr, du boeuf qui n'a rien de musical et du veau comme aimait à le dire De Gaulle, et vous obtiendrez un étouffant pot-au-feu "franchouillard" à la sauce Marine Le Pen...
La dernière prestation télévisée sur France 2 de la nouvelle cheffe de l’extrême droite française n'a fait que confirmer tout le "bien" que je pensai de ses talents avérés de cuisinière de l'enfer. Mélangeant tout et son contraire, éludant les coûts financiers et humains de mesures impossibles à mettre en oeuvre, elle a donné la pleine mesure de ses aptitudes à dédiaboliser sa formation politique. Vous abordez la perte de vitesse de l'industrie française, elle vous cite dans le texte la démondialisation du socialiste Arnaud Montebourg. Vous l’interpellez sur l'immigration, sans vergogne, elle s'acoquine avec André Gérin, le député communiste du Rhône.Vous lui parlez d'Euro, elle vous jette à la figure les positions de certains à l'UMP ou de la gauche de la gauche française. Ce n'est plus de la politique, c'est une nouvelle version d'Arturo Brachetti dans un numéro virevoltant de déguisements et de parodies !
Pourtant quand on gratte sous la croûte épaisse du maquillage sémantique et de la polémique, on a vite fait de se rendre compte que le FN n'est toujours pas un parti de gouvernement et que l'addition des peurs n'a jamais pu constituer une politique. Ce n'est pas en construisant des villes à la campagne, en chassant l'immigré, l'autre, le différent du territoire national ou en se recroquevillant derrière des pseudo-frontières aujourd'hui passéistes que l'on pourra extirper la France de la crise de confiance qu'elle traverse. Courir derrière des angoisses certes réelles, opposer les communautés entre elles, surfer sur de fausses bonnes idées ne peuvent conduire qu'à une chose certaine : l'échec dramatique d'une nation et d'une économie, les soi-disant remèdes ayant tué net le malade...
La dernière prestation télévisée sur France 2 de la nouvelle cheffe de l’extrême droite française n'a fait que confirmer tout le "bien" que je pensai de ses talents avérés de cuisinière de l'enfer. Mélangeant tout et son contraire, éludant les coûts financiers et humains de mesures impossibles à mettre en oeuvre, elle a donné la pleine mesure de ses aptitudes à dédiaboliser sa formation politique. Vous abordez la perte de vitesse de l'industrie française, elle vous cite dans le texte la démondialisation du socialiste Arnaud Montebourg. Vous l’interpellez sur l'immigration, sans vergogne, elle s'acoquine avec André Gérin, le député communiste du Rhône.Vous lui parlez d'Euro, elle vous jette à la figure les positions de certains à l'UMP ou de la gauche de la gauche française. Ce n'est plus de la politique, c'est une nouvelle version d'Arturo Brachetti dans un numéro virevoltant de déguisements et de parodies !
Pourtant quand on gratte sous la croûte épaisse du maquillage sémantique et de la polémique, on a vite fait de se rendre compte que le FN n'est toujours pas un parti de gouvernement et que l'addition des peurs n'a jamais pu constituer une politique. Ce n'est pas en construisant des villes à la campagne, en chassant l'immigré, l'autre, le différent du territoire national ou en se recroquevillant derrière des pseudo-frontières aujourd'hui passéistes que l'on pourra extirper la France de la crise de confiance qu'elle traverse. Courir derrière des angoisses certes réelles, opposer les communautés entre elles, surfer sur de fausses bonnes idées ne peuvent conduire qu'à une chose certaine : l'échec dramatique d'une nation et d'une économie, les soi-disant remèdes ayant tué net le malade...
lundi 13 juin 2011
Kung Fu Papy II
Visitant l'exposition "La Chine de bronze et d'or" dans le musée qui porte son nom, Jacques Chirac, par peur certaine d'être confondu avec les antiquités présentées, n'a pu s’empêcher de lâcher un bon mot dont il a le secret. Par trois fois, tel Pierre reniant le Christ, il a déclaré vouloir voter pour François Hollande aux prochaines présidentielles.
Gagatisme sénile, rancune tenace, humour "corrézien" ? Suivant les appartenances politiques, les supputations du microcosme vont bon train pour tenter d'expliquer cette nouvelle bordée chiraquienne. Et si c'était un savant mélange d'un peu tout ça, les paroles sans interdit d'un papy rancunier et fatigué, coutumier des blagues de comptoir..?
Il faut reconnaître que l'ancien locataire de l'Elysée n'est pas au mieux de sa forme, éreinté par le poids de l'âge, l'usure morale des procès subis et par le trou d'air du désoeuvrement de la retraite politique. Les sentiments peu amènes à l'égard de Nicolas Sarkozy ne doivent pas arranger tout cela. Enfin, François Hollande a aussi compris que s'il voulait renforcer sa légitimité locale, il devait passer par des démonstrations d'amabilité à l'égard de la "Chiraquie" limousine. Il n'y avait alors qu'un pas à faire vers ce soutien comique et un peu désespérant... Ce que, sans barguigner, l'ancien président a franchi de ses grandes enjambées.
En résumé, il fallait bien occuper les neurones des éditorialistes en ce lundi de Pentecôte trop calme. Alors ce non-évènement de haine ordinaire politicienne tombe à pic et fait le buzz...
Gagatisme sénile, rancune tenace, humour "corrézien" ? Suivant les appartenances politiques, les supputations du microcosme vont bon train pour tenter d'expliquer cette nouvelle bordée chiraquienne. Et si c'était un savant mélange d'un peu tout ça, les paroles sans interdit d'un papy rancunier et fatigué, coutumier des blagues de comptoir..?
Il faut reconnaître que l'ancien locataire de l'Elysée n'est pas au mieux de sa forme, éreinté par le poids de l'âge, l'usure morale des procès subis et par le trou d'air du désoeuvrement de la retraite politique. Les sentiments peu amènes à l'égard de Nicolas Sarkozy ne doivent pas arranger tout cela. Enfin, François Hollande a aussi compris que s'il voulait renforcer sa légitimité locale, il devait passer par des démonstrations d'amabilité à l'égard de la "Chiraquie" limousine. Il n'y avait alors qu'un pas à faire vers ce soutien comique et un peu désespérant... Ce que, sans barguigner, l'ancien président a franchi de ses grandes enjambées.
En résumé, il fallait bien occuper les neurones des éditorialistes en ce lundi de Pentecôte trop calme. Alors ce non-évènement de haine ordinaire politicienne tombe à pic et fait le buzz...
mardi 7 juin 2011
La parthénogenèse écologique
Parthénogenèse : nom, fem., sing, signifiant la reproduction ou division sans fécondation... A l'écoute des comptes-rendus du dernier congrès d'Europe Ecologie-Les Verts à La Rochelle et des meetings pour les primaires qui ont suivi, les écologistes français sont en train de démontrer la véracité de ce phénomène biologique appliqué à la vie politique nationale.
Unis et réussissant de belles performances électorales lors des derniers scrutins, mais tel un organisme vivant qui grossit trop et trop vite, ils sont arrivés en quelques mots, par un tout petit facteur déclenchant, à mettre en marche cette "division in-fécondée".
Que n'a pas fait "l'icone-Bendit" lorsqu'il a tenté l'assaut de la forteresse apparatchik du secrétariat national détenu par Cécile Duflot ? Que n'a pas dit Nicolas Hulot quand il a évoqué un éventuel rapprochement avec Jean-Louis Borloo ? Pour apaiser les tensions, certains sont même allés jusqu'à expliquer qu'Hulot était un peu "pompette" quand il a fait ses déclarations... S'il doit négocier avec Borloo, et vue la réputation usurpée qu'on fait à ce dernier, le leader écolo a tout intérêt à s’entraîner un peu s'il ne veut pas rouler dessous la table trop rapidement.
Maelström médiatique, tornade gauchisante, courant glacial norvégien, quel réchauffement climatique a secoué les Verts à quelques encablures de la campagne pour les présidentielles ! A croire qu'ils ne veulent pas peser plus encore dans la vie politique hexagonale.
Car enfin, juste en aparté, entre nous, Cohn-Bendit, c'est vendeur pour un corps électoral déboussolé et en mal de symbole ou de porte-drapeau. De même, aborder l'alliance au centre, c'est refuser d'insulter l'avenir et la nécessaire ouverture la plus large aux messages écologiques.
La nature, notre terre, son avenir et le notre par la même occasion ne sont l'apanage de personne, pas plus de la gauche que de la droite ou du centre. En revanche, l'intelligence, la négociation, le consensus pourraient être des qualités appréciables et appréciées au sein d'un parti qui se veut de gouvernement. A moins de vouloir comme le NPA, le FN de "papa" ou d'autres "parti-cules", tout casser sans construire.
Unis et réussissant de belles performances électorales lors des derniers scrutins, mais tel un organisme vivant qui grossit trop et trop vite, ils sont arrivés en quelques mots, par un tout petit facteur déclenchant, à mettre en marche cette "division in-fécondée".
Que n'a pas fait "l'icone-Bendit" lorsqu'il a tenté l'assaut de la forteresse apparatchik du secrétariat national détenu par Cécile Duflot ? Que n'a pas dit Nicolas Hulot quand il a évoqué un éventuel rapprochement avec Jean-Louis Borloo ? Pour apaiser les tensions, certains sont même allés jusqu'à expliquer qu'Hulot était un peu "pompette" quand il a fait ses déclarations... S'il doit négocier avec Borloo, et vue la réputation usurpée qu'on fait à ce dernier, le leader écolo a tout intérêt à s’entraîner un peu s'il ne veut pas rouler dessous la table trop rapidement.
Maelström médiatique, tornade gauchisante, courant glacial norvégien, quel réchauffement climatique a secoué les Verts à quelques encablures de la campagne pour les présidentielles ! A croire qu'ils ne veulent pas peser plus encore dans la vie politique hexagonale.
Car enfin, juste en aparté, entre nous, Cohn-Bendit, c'est vendeur pour un corps électoral déboussolé et en mal de symbole ou de porte-drapeau. De même, aborder l'alliance au centre, c'est refuser d'insulter l'avenir et la nécessaire ouverture la plus large aux messages écologiques.
La nature, notre terre, son avenir et le notre par la même occasion ne sont l'apanage de personne, pas plus de la gauche que de la droite ou du centre. En revanche, l'intelligence, la négociation, le consensus pourraient être des qualités appréciables et appréciées au sein d'un parti qui se veut de gouvernement. A moins de vouloir comme le NPA, le FN de "papa" ou d'autres "parti-cules", tout casser sans construire.
Libellés :
Cohn-Bendit,
écologie,
humeur,
politique,
verts
lundi 30 mai 2011
Et si c'était vrai...
2008-2010, la crise financière... Et après ? On oublie et on recommence comme avant ? On casse tout et on revient à l'âge de pierre ? Sommes-nous donc obligés de rester dans un manichéisme économique qui nous impose le libéralisme le plus débridé ou une conception passéiste et invivable de notre avenir ? Depuis des années de travail au commande d'une PME, au contact de mes salariés et de mes clients, je me pose ces questions, prisonnier de phénomènes boursiers et commerciaux qui me dépassent mais qui impactent si lourdement ma vie et celles de ceux qui m’entourent.
Je n'ai jamais eu aucun problème avec le travail et ses corollaires d'efforts, de risques et de satisfactions mais à la condition expresse que tout un chacun joue avec les mêmes règles qu'elles soient sociales, éthiques ou économiques, tout cet attirail qui nous fait pester, nous chefs d'entreprises, et craindre pour le lendemain de nos sociétés. Au final, je me rends compte que mon concurrent le plus dangereux n'est plus le restaurant ou le bar qui se monte tout près de chez moi mais plutôt le petit fabricant de composants électroniques de la province du Hénan en Chine ou bien le banquier costumé de Wall Street. Saugrenu me direz-vous...
Pas tout à fait car ces nouveaux personnages de notre théâtre productiviste affaiblissent jour après jour ceux qui me font vivre. Ils attaquent par leur agressivité commerciale et leur permissivité réglementaire les fondements même de notre société. En baissant sans cesse les coûts de production et en augmentant les profits d'une petite minorité quasi-invisible, ils érodent quotidiennement le pouvoir d'achat de mes clients, les obligeant à acheter toujours moins cher des produits toujours moins bons que nos entreprises locales et nationales ne savent pas fabriquer. D'un cercle vertueux du gagnant-gagnant, nous sommes passés sans nous en rendre compte à un cercle vicieux de la dévalorisation compétitive non seulement des produits mais aussi du travail et des êtres.
En une petite heure, je viens de lire le petit opuscule "Votez pour la démondialisation", pondu par Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire et candidat au primaire de son parti. Et s'il avait raison ? Et s'il fallait, comme il le réclame, qu'une Europe forte pose des conditions au libre échange, des conditions sociales, des conditions écologiques pour que l'Homme revienne au centre de nos préoccupations ? En des temps bibliques, Moïse avait dénoncé le culte du Veau d'Or, rongeant l'esprit et le coeur des hommes. A notre tour peut-être de dénoncer le culte de l'argent-roi devenu le but ultime de la vie de certains alors qu'il n'est qu'un outil de l'existence. Dans la prose argumentée et toujours aussi truculente du parlementaire bressan, il y a quelque chose de Gaullien avec cette dénonciation des élites coupées des réalités, de la toute puissance de la finance sur le quotidien d'êtres classés au rang d'esclaves du profit.
Ouh là-là ! Je vois poindre chez certains de l'incrédulité à la lecture de ce soutien sans ambages. Pourtant je ne puis être tenu de collusion et de fait de collaboration, car en sept années de poste en Bourgogne du Sud et dans ce blog même, j'ai combattu sans faiblesses Arnaud Montebourg et ses outrances. Mais aujourd'hui, force est de constater qu'il tire juste. Il a su se séparer de ses scories stylistiques un tantinet populistes pour prendre de la hauteur et donner un vrai sens à un combat politique qui l’honore. Je ne vote pas aux primaires socialistes mais je dois avouer que cette petite musique de fond, distillée par l'avocat d'un nouvel ordre mondial, a fait son oeuvre me concernant.
Je n'ai jamais eu aucun problème avec le travail et ses corollaires d'efforts, de risques et de satisfactions mais à la condition expresse que tout un chacun joue avec les mêmes règles qu'elles soient sociales, éthiques ou économiques, tout cet attirail qui nous fait pester, nous chefs d'entreprises, et craindre pour le lendemain de nos sociétés. Au final, je me rends compte que mon concurrent le plus dangereux n'est plus le restaurant ou le bar qui se monte tout près de chez moi mais plutôt le petit fabricant de composants électroniques de la province du Hénan en Chine ou bien le banquier costumé de Wall Street. Saugrenu me direz-vous...
Pas tout à fait car ces nouveaux personnages de notre théâtre productiviste affaiblissent jour après jour ceux qui me font vivre. Ils attaquent par leur agressivité commerciale et leur permissivité réglementaire les fondements même de notre société. En baissant sans cesse les coûts de production et en augmentant les profits d'une petite minorité quasi-invisible, ils érodent quotidiennement le pouvoir d'achat de mes clients, les obligeant à acheter toujours moins cher des produits toujours moins bons que nos entreprises locales et nationales ne savent pas fabriquer. D'un cercle vertueux du gagnant-gagnant, nous sommes passés sans nous en rendre compte à un cercle vicieux de la dévalorisation compétitive non seulement des produits mais aussi du travail et des êtres.
En une petite heure, je viens de lire le petit opuscule "Votez pour la démondialisation", pondu par Arnaud Montebourg, député PS de Saône-et-Loire et candidat au primaire de son parti. Et s'il avait raison ? Et s'il fallait, comme il le réclame, qu'une Europe forte pose des conditions au libre échange, des conditions sociales, des conditions écologiques pour que l'Homme revienne au centre de nos préoccupations ? En des temps bibliques, Moïse avait dénoncé le culte du Veau d'Or, rongeant l'esprit et le coeur des hommes. A notre tour peut-être de dénoncer le culte de l'argent-roi devenu le but ultime de la vie de certains alors qu'il n'est qu'un outil de l'existence. Dans la prose argumentée et toujours aussi truculente du parlementaire bressan, il y a quelque chose de Gaullien avec cette dénonciation des élites coupées des réalités, de la toute puissance de la finance sur le quotidien d'êtres classés au rang d'esclaves du profit.
Ouh là-là ! Je vois poindre chez certains de l'incrédulité à la lecture de ce soutien sans ambages. Pourtant je ne puis être tenu de collusion et de fait de collaboration, car en sept années de poste en Bourgogne du Sud et dans ce blog même, j'ai combattu sans faiblesses Arnaud Montebourg et ses outrances. Mais aujourd'hui, force est de constater qu'il tire juste. Il a su se séparer de ses scories stylistiques un tantinet populistes pour prendre de la hauteur et donner un vrai sens à un combat politique qui l’honore. Je ne vote pas aux primaires socialistes mais je dois avouer que cette petite musique de fond, distillée par l'avocat d'un nouvel ordre mondial, a fait son oeuvre me concernant.
dimanche 29 mai 2011
La Droite "Bidochon"
Gouvernement 0 - Droite Populaire 1... Ce n'est pas le score d'une des nombreuses phases finales que les championnats sportifs nous distillent en ce mois de mai finissant mais le résultat médiatique d'un des derniers pugilats politiques entre François Fillon et les tenants du groupe parlementaire de la droite de la droite. La thématique des radars-tiroir caisse a bien fonctionné, donnant à l'action de ces 44 députés un relief tout particulier.
Né de la débâcle des régionales, ce "clan" réunit tout ce que l'UMP a pu générer comme populistes, outranciers, sécuritaires et "phobes" en tous genres. Autoproclamés porte-paroles du peuple en souffrance, du peuple qui gronde, ils entendent peser de tout leur poids pour infléchir la direction et les grands axes de la campagne présidentielle à venir de Nicolas Sarkozy. Bon courage ..!
Mais quelle image ont-ils de ce fameux "peuple" dont ils se réclament à cor et à cri ? Pas celui de De Gaulle qui a su souffrir avec courage et affronter des tempêtes bien supérieures à celle des radars automatiques... Pas celui de gauche qui place le respect de l'autre, même étranger ou différent, au centre de sa pensée politique... Pas celui que je croise tous les jours, ce peuple qui trime, qui râle mais qui sait s'amuser, rire et partager.
Leur "peuple" n'est pas celui des Lumières, de l'ouverture au monde, celui de Diderot, de Lamartine ou des sans-culottes. Leur "peuple" n'est qu'une chimère rétrograde, fantasme de piliers de comptoir qu'on se plait à brosser dans le sens du poil. Heureusement pour nous, hommes libres et égaux en droit, qu'en son temps, Churchill n'a pas harangué, entre deux bombardements nazis, ce "peuple" dont ils font l'apologie. Promettant le sang et les larmes, il aurait été bien peu soutenu et nous croiserions de drôles de soldats vert-de-gris dans nos rues...
Le rôle d'un politique de tout bords, sa mission dirais-je, n'est pas de surfer sur la vague, de suivre les courants porteurs mais au contraire de savoir lutter face à la tourmente, de se battre pour convaincre, de ne jamais rendre les armes et d'accepter la défaite pour garder son âme.
Né de la débâcle des régionales, ce "clan" réunit tout ce que l'UMP a pu générer comme populistes, outranciers, sécuritaires et "phobes" en tous genres. Autoproclamés porte-paroles du peuple en souffrance, du peuple qui gronde, ils entendent peser de tout leur poids pour infléchir la direction et les grands axes de la campagne présidentielle à venir de Nicolas Sarkozy. Bon courage ..!
Mais quelle image ont-ils de ce fameux "peuple" dont ils se réclament à cor et à cri ? Pas celui de De Gaulle qui a su souffrir avec courage et affronter des tempêtes bien supérieures à celle des radars automatiques... Pas celui de gauche qui place le respect de l'autre, même étranger ou différent, au centre de sa pensée politique... Pas celui que je croise tous les jours, ce peuple qui trime, qui râle mais qui sait s'amuser, rire et partager.
Leur "peuple" n'est pas celui des Lumières, de l'ouverture au monde, celui de Diderot, de Lamartine ou des sans-culottes. Leur "peuple" n'est qu'une chimère rétrograde, fantasme de piliers de comptoir qu'on se plait à brosser dans le sens du poil. Heureusement pour nous, hommes libres et égaux en droit, qu'en son temps, Churchill n'a pas harangué, entre deux bombardements nazis, ce "peuple" dont ils font l'apologie. Promettant le sang et les larmes, il aurait été bien peu soutenu et nous croiserions de drôles de soldats vert-de-gris dans nos rues...
Le rôle d'un politique de tout bords, sa mission dirais-je, n'est pas de surfer sur la vague, de suivre les courants porteurs mais au contraire de savoir lutter face à la tourmente, de se battre pour convaincre, de ne jamais rendre les armes et d'accepter la défaite pour garder son âme.
lundi 23 mai 2011
La nausée
Après une compréhensible sidération, la nécessaire interrogation et le prévisible abattement, la désormais fameuse affaire "DSK" aurait la fâcheuse tendance à provoquer chez moi une nausée difficile à retenir.
A la lecture des différentes indiscrétions qui courent sur la toile et dans la presse bien informée, cette justice américaine si prompte à abattre tout autant les pots de fer que les pots de terre, m'apparaît sous son vrai jour, celle d'une procédure à deux vitesses suivant que vous êtes puissant ou misérable. Enquêteurs à 2000 dollars la journée, avocats superstars, communicants de renom, les moyens mis en oeuvre pour la défense de l'ex-directeur du FMI donne le tournis au bon peuple qui rame pour quelques euros par heure.
Que n'entends-je dire ? Que l'on va fouiller dans la vie de la présumée victime pour en extraire des aventures extra-conjugales, des erreurs de jeunesse ou des actes en bordure de la loi... Est-ce qu'un passé même le plus opaque pourrait justifier un viol ou une tentative de relation sexuelle violente ? Si c'est cela la justice outre-Atlantique, alors je préfère nos tribunaux à la petite semaine où le poids d'un compte en banque n'est pas l'alpha et l'oméga d'une sentence.
Un non-lieu les mains sales, une pseudo-innocence repeinte aux couleurs du billet vert, seraient pour moi la pire des hontes, la pire des insultes faite à tous ceux qui, même un instant, ont cru en Dominique Strauss-Kahn. Il est des verdicts de grâce ressemblant à des piloris éternels et vous poursuivant de votre vivant mais aussi jusque dans les manuels d'histoire d'une nation.
A la lecture des différentes indiscrétions qui courent sur la toile et dans la presse bien informée, cette justice américaine si prompte à abattre tout autant les pots de fer que les pots de terre, m'apparaît sous son vrai jour, celle d'une procédure à deux vitesses suivant que vous êtes puissant ou misérable. Enquêteurs à 2000 dollars la journée, avocats superstars, communicants de renom, les moyens mis en oeuvre pour la défense de l'ex-directeur du FMI donne le tournis au bon peuple qui rame pour quelques euros par heure.
Que n'entends-je dire ? Que l'on va fouiller dans la vie de la présumée victime pour en extraire des aventures extra-conjugales, des erreurs de jeunesse ou des actes en bordure de la loi... Est-ce qu'un passé même le plus opaque pourrait justifier un viol ou une tentative de relation sexuelle violente ? Si c'est cela la justice outre-Atlantique, alors je préfère nos tribunaux à la petite semaine où le poids d'un compte en banque n'est pas l'alpha et l'oméga d'une sentence.
Un non-lieu les mains sales, une pseudo-innocence repeinte aux couleurs du billet vert, seraient pour moi la pire des hontes, la pire des insultes faite à tous ceux qui, même un instant, ont cru en Dominique Strauss-Kahn. Il est des verdicts de grâce ressemblant à des piloris éternels et vous poursuivant de votre vivant mais aussi jusque dans les manuels d'histoire d'une nation.
samedi 21 mai 2011
La loi des séries
Et de trois..! Ils sont aujourd'hui trois dans les prétoires à avoir tutoyé de près la fonction suprême de notre bonne république.
Depuis des années, la justice court après Jacques Chirac, ancien double détenteur du maillot présidentiel, qui se retrouve, malgré de nombreuses tentatives pour échapper aux magistrats, assis sur le banc des accusés pour les affaires de la Ville de Paris. De même, son ancien collaborateur le plus proche, candidat putatif à l'investiture populaire en 2012, Dominique de Villepin, lui, est impliqué dans la complexe et improbable affaire "Clearstream" qui porte bien mal son nom anglo-saxon d'eau ou de courant clair... Enfin, depuis quelques jours, c'est celui à qui tout souriait, celui qui devait revêtir le costume de Nicolas Sarkozy, d'après l'onction "sondagiaire", le désormais trop fameux DSK qui est devenu le détenu le plus célèbre du NYPD.
Trois à essuyer les ires de la justice pour trois motifs différents. L'un a été pris les doigts dans la confiture financière; l'autre trempe jusqu'au cou dans une invraisemblable partie de billard à trois bandes visant son ennemi intime; enfin, le dernier semble s'être "suicidé" médiatiquement et humainement au pied du Golgotha présidentiel. Trois affaires qui affaiblissent encore un peu plus les fonctions électives et politiques. Trois affaires, véritables séquoias géants cachant la forêt des turpitudes publiques, apportant de substantiels filets d'eau au moulin de tous ceux à droite comme gauche, tapis dans les extrêmes, qui ne rêvent qu'au "grand soir" de la chute du système.
A quand la fin de cette dramatique loi des séries, de cette TEM, la théorie de l'emmerdement maximum ? Faut-il que tout ce microcosme politique soit jeté dans un cataclysmique autodafé comme le souhaitent maintenant nombre de nos concitoyens ? Quand est-ce que ceux qui restent et qui briguent encore des mandats électifs vont-ils dépasser le stade du discours et des promesses pour enfin se conformer scrupuleusement aux préceptes d'une république exemplaire ?
Me concernant et concernant mon vote dans les élections à venir, l'humanité, l’honnêteté et la rigueur des candidats qui solliciteront mon suffrage seront tout aussi importants que le programme économique ou social. Pourquoi se battre pour un dirigeant dévoyé ? N'a-t-on pas vu des armées en haillons commandées par des officiers intègres et lumineux renverser de puissantes coalitions cornaquées par des généraux corrompus. Notre vieux pays et son grand peuple ont besoin de cet élan idéaliste et humaniste pour croire encore en des lendemains qui chantent.
Depuis des années, la justice court après Jacques Chirac, ancien double détenteur du maillot présidentiel, qui se retrouve, malgré de nombreuses tentatives pour échapper aux magistrats, assis sur le banc des accusés pour les affaires de la Ville de Paris. De même, son ancien collaborateur le plus proche, candidat putatif à l'investiture populaire en 2012, Dominique de Villepin, lui, est impliqué dans la complexe et improbable affaire "Clearstream" qui porte bien mal son nom anglo-saxon d'eau ou de courant clair... Enfin, depuis quelques jours, c'est celui à qui tout souriait, celui qui devait revêtir le costume de Nicolas Sarkozy, d'après l'onction "sondagiaire", le désormais trop fameux DSK qui est devenu le détenu le plus célèbre du NYPD.
Trois à essuyer les ires de la justice pour trois motifs différents. L'un a été pris les doigts dans la confiture financière; l'autre trempe jusqu'au cou dans une invraisemblable partie de billard à trois bandes visant son ennemi intime; enfin, le dernier semble s'être "suicidé" médiatiquement et humainement au pied du Golgotha présidentiel. Trois affaires qui affaiblissent encore un peu plus les fonctions électives et politiques. Trois affaires, véritables séquoias géants cachant la forêt des turpitudes publiques, apportant de substantiels filets d'eau au moulin de tous ceux à droite comme gauche, tapis dans les extrêmes, qui ne rêvent qu'au "grand soir" de la chute du système.
A quand la fin de cette dramatique loi des séries, de cette TEM, la théorie de l'emmerdement maximum ? Faut-il que tout ce microcosme politique soit jeté dans un cataclysmique autodafé comme le souhaitent maintenant nombre de nos concitoyens ? Quand est-ce que ceux qui restent et qui briguent encore des mandats électifs vont-ils dépasser le stade du discours et des promesses pour enfin se conformer scrupuleusement aux préceptes d'une république exemplaire ?
Me concernant et concernant mon vote dans les élections à venir, l'humanité, l’honnêteté et la rigueur des candidats qui solliciteront mon suffrage seront tout aussi importants que le programme économique ou social. Pourquoi se battre pour un dirigeant dévoyé ? N'a-t-on pas vu des armées en haillons commandées par des officiers intègres et lumineux renverser de puissantes coalitions cornaquées par des généraux corrompus. Notre vieux pays et son grand peuple ont besoin de cet élan idéaliste et humaniste pour croire encore en des lendemains qui chantent.
jeudi 19 mai 2011
Sortie de route...
Grand rouleur devant l'éternel, amateur de belles et puissantes voitures, motard chevauchant une 1000 cm3, j'ai tous les stigmates du condamné de la route en sursis. Si on en juge par les mesures que le gouvernement veut mettre en place, je ne vais pas tarder, si je ne prends garde, à réparer mon vélo qui rouille paisiblement dans ma cave. Pourtant je ne serai pas de ceux qui hurlent avec les loups, arguant du racket ou de l'arbitraire de la loi.
C'est vrai qu'un permis à repasser est coûteux, vrai que les usagers professionnels vont souffrir plus que d'autres, vrai que certaines catégories comme les motards se croiront désignées comme boucs-émissaires mais posons-nous les vraies questions !
Savons-nous combien coûte à la collectivité nationale une vie perdue dans un accident de la circulation ? 1,2 million d'euros... Un blessé ? 135.000 euros... Soit plus de 25 milliards d'euros par an qui sont engloutis par ce cataclysme quotidien qu'est la somme de nos imprudences au volant. Et là, je ne prends en compte que les dommages financiers, une goûte d'eau dérisoire en regard du malheur touchant encore trop de parents qui pleurent un gamin disparu. Certes les amendes sont lourdes mais contrairement aux rouleau compresseur des impôts, il est simple d'éviter de passer à la caisse. Il suffit pour cela d'être prudent et respectueux des lois.
Surtout, qu'on vienne pas me traiter de donneur de leçons. Je crois savoir de quoi je parle en ayant moi-même été privé du précieux papier rose durant six mois avec l'obligation de repasser le code au bout du compte. J'ai subi cette condamnation, râlé et pesté contre la maréchaussée. Malgré tout, je pense avoir compris la leçon, à mes dépends certes, mais finalement assez efficacement.
Je ne dis pas que je ne succomberai pas une nouvelle fois aux sirènes aguichantes de la vitesse mais je demeure persuadé qu'il existe hélas bien peu d'autres solutions pour éviter l'hécatombe routière qui place notre pays au ban des nations modernes. Quand la raison est bâillonnée par la passion, il reste à frapper au portefeuille. Il semble en effet que nos neurones soient directement connectés à nos cartes bancaires, et ces dernières pourraient "fumer" sans une modification profonde de nos comportements au volant.
C'est vrai qu'un permis à repasser est coûteux, vrai que les usagers professionnels vont souffrir plus que d'autres, vrai que certaines catégories comme les motards se croiront désignées comme boucs-émissaires mais posons-nous les vraies questions !
Savons-nous combien coûte à la collectivité nationale une vie perdue dans un accident de la circulation ? 1,2 million d'euros... Un blessé ? 135.000 euros... Soit plus de 25 milliards d'euros par an qui sont engloutis par ce cataclysme quotidien qu'est la somme de nos imprudences au volant. Et là, je ne prends en compte que les dommages financiers, une goûte d'eau dérisoire en regard du malheur touchant encore trop de parents qui pleurent un gamin disparu. Certes les amendes sont lourdes mais contrairement aux rouleau compresseur des impôts, il est simple d'éviter de passer à la caisse. Il suffit pour cela d'être prudent et respectueux des lois.
Surtout, qu'on vienne pas me traiter de donneur de leçons. Je crois savoir de quoi je parle en ayant moi-même été privé du précieux papier rose durant six mois avec l'obligation de repasser le code au bout du compte. J'ai subi cette condamnation, râlé et pesté contre la maréchaussée. Malgré tout, je pense avoir compris la leçon, à mes dépends certes, mais finalement assez efficacement.
Je ne dis pas que je ne succomberai pas une nouvelle fois aux sirènes aguichantes de la vitesse mais je demeure persuadé qu'il existe hélas bien peu d'autres solutions pour éviter l'hécatombe routière qui place notre pays au ban des nations modernes. Quand la raison est bâillonnée par la passion, il reste à frapper au portefeuille. Il semble en effet que nos neurones soient directement connectés à nos cartes bancaires, et ces dernières pourraient "fumer" sans une modification profonde de nos comportements au volant.
Inscription à :
Articles (Atom)









