Étonnant retournement de l'histoire, alors qu'un palois tout de blanc panaché avait affirmé fort justement que "Paris valait bien une messe", ne voilà-t-il pas que la capitale du Béarn fait l'objet, elle-aussi, d'un ralliement tout aussi pragmatique et calculé.
Dans la presse nationale et surtout du sud-ouest, l'annonce de Jean-François Copé, faisant de François Bayrou le candidat d'union à Pau pour les prochaines municipales, agite la twittosphère et les timelines de Facebook. Certains purs et durs de l'UMP-RPR canal historique ne digérant pas la liberté de conscience de François Bayrou aux dernières présidentielles, les commentaires acerbes et vengeurs ne manquent pas. J'ai l'impression que des vocations de Ravaillac sont en train de mûrir sur les bords du gave. Notre centro-béarnais n'a qu'à bien se tenir car rien ne lui sera épargné...
Mais tous ceux-là ont dramatiquement la mémoire courte et les ambitions à la remorque. Rappelons leur aimablement que NKM à Paris a fait l'union à marche forcée avec l'UDI et le Modem, sous la bénédiction de François Bayrou. Qu'Alain Juppé, icône aquitain de l'UMP, est un proche ami du leader centriste. Et que nombre de militants, de sympathisants en ont assez de ces batailles microcosmiques qui font les délices d'un PS et d'un FN qui n'en demandent pas tant.
Si on pouvait enfin oublier les bas calculs d'officine, les petites vengeances entre amis, les projets et les hommes pourraient peut-être retrouver leur vraie place dans le combat électoral... On peut toujours rêver mais, je dois avouer, j'aime cela.
samedi 18 janvier 2014
jeudi 16 janvier 2014
Satana Copé
Pendant que l'on s'amuse des frasques présidentielles, que l'on ergote sur le Pacte de Responsabilité ou que l'on use ses semelles dans la campagne pour les Municipales, il y en a un qui continue tranquillement et sombrement son travail de destruction minutieuse de la droite parlementaire : le ci-devant Jean-François Copé, "conducator" de l'UMP...
Après avoir raflé comme on le sait le siège de président de ce grand parti, mis à feu et à sang le socle politique de la formation, affaibli consciencieusement tout ce qui faisait la force de l'UMP, il poursuit aujourd'hui son oeuvre de dévastation en s'en prenant aux futures élections européennes.
Ne vient-il pas de pousser au devant de la scène Nadine Morano pour prendre la place de l'excellent spécialiste du Parlement Européen, le respecté bourguignon Arnaud Danjean ? Il s'acharne en sous-main à extraire du sud-ouest le président de commission Alain Lamassoure qui pourrait être remplacé par la "tunisienne" Michèle Alliot-Marie, en mal de mandat. Et dans le nord-ouest, il favorise son féal et non-moins porte-flingue, Jérôme Lavrilleux, en lieu et place du sortant et méritant Jean-Paul Gauzès.
Mais le pire est à venir... Alors que se profilent les élections au Parlement Européen, se joue en coulisses une partie tout aussi importante qu'est la présidence de la Commission Européenne. José-Manuel Barroso étant en bout de course, il faut aujourd'hui lui trouver un remplaçant. Les grandes formations politiques européennes s'y activent avec le soutien des gouvernements nationaux. Pour la France, le commissaire européen Michel Barnier, brillant, humaniste compétent, europhile convaincu, pourrait être l'homme du renouveau. Soutenu par le PPE, mais aussi, plus discrètement, par François Hollande, il fait figure de favori avec le socialiste allemand Martin Schulz. Eh bien non ! Pour notre intrigant de Meaux, il est "trop européen". Il se hâte pour avancer d'autres pions, quitte à jouer contre son propre camp et les intérêts supérieurs de notre nation et de l'Europe. Il ose même déclarer "qu'il aime tellement l'Europe qu'il en veut une autre..." Tartufe ! Quelle Europe ? Celle "des pains au chocolat" ? Celle du repli sur soi ? Celle des affaires et des affairistes ?
Non ! Ce n'est pas mon Europe, celle de l'humanisme, de l'ouverture et des peuples. Vade retro, satana Copé !
Après avoir raflé comme on le sait le siège de président de ce grand parti, mis à feu et à sang le socle politique de la formation, affaibli consciencieusement tout ce qui faisait la force de l'UMP, il poursuit aujourd'hui son oeuvre de dévastation en s'en prenant aux futures élections européennes.
Ne vient-il pas de pousser au devant de la scène Nadine Morano pour prendre la place de l'excellent spécialiste du Parlement Européen, le respecté bourguignon Arnaud Danjean ? Il s'acharne en sous-main à extraire du sud-ouest le président de commission Alain Lamassoure qui pourrait être remplacé par la "tunisienne" Michèle Alliot-Marie, en mal de mandat. Et dans le nord-ouest, il favorise son féal et non-moins porte-flingue, Jérôme Lavrilleux, en lieu et place du sortant et méritant Jean-Paul Gauzès.
Mais le pire est à venir... Alors que se profilent les élections au Parlement Européen, se joue en coulisses une partie tout aussi importante qu'est la présidence de la Commission Européenne. José-Manuel Barroso étant en bout de course, il faut aujourd'hui lui trouver un remplaçant. Les grandes formations politiques européennes s'y activent avec le soutien des gouvernements nationaux. Pour la France, le commissaire européen Michel Barnier, brillant, humaniste compétent, europhile convaincu, pourrait être l'homme du renouveau. Soutenu par le PPE, mais aussi, plus discrètement, par François Hollande, il fait figure de favori avec le socialiste allemand Martin Schulz. Eh bien non ! Pour notre intrigant de Meaux, il est "trop européen". Il se hâte pour avancer d'autres pions, quitte à jouer contre son propre camp et les intérêts supérieurs de notre nation et de l'Europe. Il ose même déclarer "qu'il aime tellement l'Europe qu'il en veut une autre..." Tartufe ! Quelle Europe ? Celle "des pains au chocolat" ? Celle du repli sur soi ? Celle des affaires et des affairistes ?
Non ! Ce n'est pas mon Europe, celle de l'humanisme, de l'ouverture et des peuples. Vade retro, satana Copé !
mercredi 15 janvier 2014
Les cocus au balcon
Jeunes potaches, il nous était si amusant de crier dans la rue : "les cocus au balcon !"... Et d'assister, hilares, à l'apparition à leurs fenêtres ou rambardes, de curieux, moqués ensuite par nos cris. Et bien, hier, après avoir écouté doctement l'intervention de François Hollande, j'ai eu l'impression de revivre un de ces monômes.
Non pas que le chef d'entreprise que je suis, n'ait pas apprécié le nouveau Pacte de Responsabilité qui, on l'espère, permettra une baisse importante du coût du travail, mais j'ai eu une pensée pour tous ceux qui, il y a un peu plus de 18 mois, avaient élu un homme de gauche dont "l'ennemi était la finance" et qui "n'aimait pas les riches"...
La dérive coupable d'un DSK avait "préservé" du social-libéralisme une gauche française confite dans ses dogmes, pour finalement se retrouver avec un pensionnaire de l'Elysée, à la cuisse certes leste mais plus policée, tout aussi proche des thèses décomplexées de l'ancien patron du FMI.
Pourtant l'histoire aurait du nous prévenir de ces conversions tardives mais si courantes. Après le revirement de la rigueur de François Mitterrand de 1982 ou l'énergie des privatisations du Lionel Jospin de la fin des années 90, certains auraient du se préparer à un autre "coup de Jarnac" du même acabit. Nous y voilà. Tant mieux pour la compétitivité de notre pays et son équilibre social mais tant pis pour tous ceux qui avaient cru dans les engagements de campagne d'un candidat électrisé par son opposition frontale à Nicolas Sarkozy.
Vous me direz qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Certes... Mais cela peut aussi s'appliquer aux électeurs, lassés des promesses qui n'engagent au final que ceux qui les reçoivent.
Non pas que le chef d'entreprise que je suis, n'ait pas apprécié le nouveau Pacte de Responsabilité qui, on l'espère, permettra une baisse importante du coût du travail, mais j'ai eu une pensée pour tous ceux qui, il y a un peu plus de 18 mois, avaient élu un homme de gauche dont "l'ennemi était la finance" et qui "n'aimait pas les riches"...
La dérive coupable d'un DSK avait "préservé" du social-libéralisme une gauche française confite dans ses dogmes, pour finalement se retrouver avec un pensionnaire de l'Elysée, à la cuisse certes leste mais plus policée, tout aussi proche des thèses décomplexées de l'ancien patron du FMI.
Pourtant l'histoire aurait du nous prévenir de ces conversions tardives mais si courantes. Après le revirement de la rigueur de François Mitterrand de 1982 ou l'énergie des privatisations du Lionel Jospin de la fin des années 90, certains auraient du se préparer à un autre "coup de Jarnac" du même acabit. Nous y voilà. Tant mieux pour la compétitivité de notre pays et son équilibre social mais tant pis pour tous ceux qui avaient cru dans les engagements de campagne d'un candidat électrisé par son opposition frontale à Nicolas Sarkozy.
Vous me direz qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Certes... Mais cela peut aussi s'appliquer aux électeurs, lassés des promesses qui n'engagent au final que ceux qui les reçoivent.
mardi 14 janvier 2014
Vaudel'Isle
Les portes claquent ! Les conversations se font discrètes et conspirantes. Certains hurlent, d'autres pleurent. Tous s'interrogent sur l'avenir. Non ce n'est pas un énième épisode des histoires de corne-cul de notre président mais bel et bien les scènes du divorce à l'italienne dont la toute nouvelle communauté d'agglomération du Grand Périgueux est le théâtre.
Je puis vous assurer une chose : Jacques Auzou et Michel Moyrand ne partiront pas en vacances ensemble... D'un côté, le maire de Boulazac et ancien président de l'Isle-Manoire, un communiste sauce Périgueux, indéboulonnable sur sa ville, madré et habile, aimant l'économie, l'entreprise et le développement, poussant ses cartes sur tous les tableaux du microcosme périgourdin. De l'autre, le maire de Périgueux, ville-centre de l'agglomération, en campagne difficile sur son territoire, et en butte à un bilan en demi-teinte où les investissements "productifs" se font attendre, privilégiant une forme de paix sociale au préjudice d'une prise de risque créative d'activités.
Mais les deux ont besoin de l'agglomération pour conforter leur choix locaux et leurs projets urbains; les deux, sans le dire, aiment le pouvoir et les perspectives de "carrière" qui y sont associées; les deux se verraient bien, après les municipales, aux commandes de ce gros paquebot que devient le "Grand Périgueux". Seulement voilà, l'un est socialiste, très introduit dans les arcanes partisanes, et l'autre est un communiste atypique, ne pouvant pas compter sur la "foule" des élus mais uniquement sur ses relations et son entregent départemental. L’arithmétique a ses lois que même le politique le plus avisé ne peut contredire, sauf à interpréter librement une autre partition bien plus fine et bien plus opérante auprès des élus communautaires.
Il est clair que Jacques Auzou va jouer la montre des Municipales 2014. Après cette échéance essentielle, certaines convictions partisanes se déliteront et des intérêts locaux primeront sur ceux du parti et des magouilles politiciennes. Gageons que notre "Vaudel'Isle" n'en est qu'à son premier épisode !
Je puis vous assurer une chose : Jacques Auzou et Michel Moyrand ne partiront pas en vacances ensemble... D'un côté, le maire de Boulazac et ancien président de l'Isle-Manoire, un communiste sauce Périgueux, indéboulonnable sur sa ville, madré et habile, aimant l'économie, l'entreprise et le développement, poussant ses cartes sur tous les tableaux du microcosme périgourdin. De l'autre, le maire de Périgueux, ville-centre de l'agglomération, en campagne difficile sur son territoire, et en butte à un bilan en demi-teinte où les investissements "productifs" se font attendre, privilégiant une forme de paix sociale au préjudice d'une prise de risque créative d'activités.
Mais les deux ont besoin de l'agglomération pour conforter leur choix locaux et leurs projets urbains; les deux, sans le dire, aiment le pouvoir et les perspectives de "carrière" qui y sont associées; les deux se verraient bien, après les municipales, aux commandes de ce gros paquebot que devient le "Grand Périgueux". Seulement voilà, l'un est socialiste, très introduit dans les arcanes partisanes, et l'autre est un communiste atypique, ne pouvant pas compter sur la "foule" des élus mais uniquement sur ses relations et son entregent départemental. L’arithmétique a ses lois que même le politique le plus avisé ne peut contredire, sauf à interpréter librement une autre partition bien plus fine et bien plus opérante auprès des élus communautaires.
Il est clair que Jacques Auzou va jouer la montre des Municipales 2014. Après cette échéance essentielle, certaines convictions partisanes se déliteront et des intérêts locaux primeront sur ceux du parti et des magouilles politiciennes. Gageons que notre "Vaudel'Isle" n'en est qu'à son premier épisode !
dimanche 12 janvier 2014
Les fossoyeurs de ma République
Quenelles, croissants et autres pots de vins, châtaignes ou marrons... La vie de notre nation semble se résumer à une longue litanie alimentaire, illustrant jusqu'à la nausée la dérive de nos institutions et avec, celle de notre société.
Alors que nous paraissons nous complaire de nos millions de chômeurs, de notre pessimisme congénital, nous dérivons, nous débattons du contenu d'un spectacle d'un pseudo-humoriste qui ne pouvait rêver pareille martyrologie, du caleçon frétillant d'un Président en mal de séduction comme tout bon politique qui se respecte et nous baissons les yeux sur l’infamie du bureau du Sénat laissant Serge Dassault dans la quiétude de ses magouilles si peu ragoutantes.
Nous devenons la risée du monde médiatique et institutionnel mondial. Le "So frenchy" qui fut un atout créatif et économique, est maintenant le symbole de la dérive sociale et politique d'une nation en perte de repères. Où sont passés nos idéaux, nos rêves et notre volonté ? Laminés par ces fossoyeurs de ma République qui ont foulés de leurs pieds sales notre ouverture d'esprit, nos savoir-faire et notre civilisation des Lumières. Incapables de toute exemplarité, de toute remise en cause de leurs prés carrés, ils nous entraînent vers ces abîmes que nous avons déjà connus, du communautarisme, du corporatisme et de l'égoïsme. Des noms ? Pas la peine... Ils se reconnaîtront, certains de ceux qui occupent les bureaux confortables de nos institutions républicaines, qui squattent nos organismes syndicaux et sociaux ou qui courent les pince-fesses des médias.
Alors que nous paraissons nous complaire de nos millions de chômeurs, de notre pessimisme congénital, nous dérivons, nous débattons du contenu d'un spectacle d'un pseudo-humoriste qui ne pouvait rêver pareille martyrologie, du caleçon frétillant d'un Président en mal de séduction comme tout bon politique qui se respecte et nous baissons les yeux sur l’infamie du bureau du Sénat laissant Serge Dassault dans la quiétude de ses magouilles si peu ragoutantes.
Nous devenons la risée du monde médiatique et institutionnel mondial. Le "So frenchy" qui fut un atout créatif et économique, est maintenant le symbole de la dérive sociale et politique d'une nation en perte de repères. Où sont passés nos idéaux, nos rêves et notre volonté ? Laminés par ces fossoyeurs de ma République qui ont foulés de leurs pieds sales notre ouverture d'esprit, nos savoir-faire et notre civilisation des Lumières. Incapables de toute exemplarité, de toute remise en cause de leurs prés carrés, ils nous entraînent vers ces abîmes que nous avons déjà connus, du communautarisme, du corporatisme et de l'égoïsme. Des noms ? Pas la peine... Ils se reconnaîtront, certains de ceux qui occupent les bureaux confortables de nos institutions républicaines, qui squattent nos organismes syndicaux et sociaux ou qui courent les pince-fesses des médias.
mardi 18 juin 2013
Je vous aime..!
Législative partielle en Lot-et-Garonne pour remplacer Jérôme Cahuzac... Un "gamin" de 23 ans du front National met au tapis un cacique local socialiste et talonne un tout aussi cacique UMP, maire et semi-féodal enraciné. Pourtant, le verbatim post-électoral ne bruisse que de poncifs ineptes du genre "C'est la faute à Cahuzac... C'est la faute aux écolos... C'est la faute au soleil !" Et Dieu dans tout cela devrait-on dire ?
Foutaises et balivernes de café du commerce, indignes d'un vrai questionnement sur un électorat en déshérence qui même en pleine terre radicale-socialiste, paysanne et modérée, apporte une palanquée de voix à un parti, ne goûtant guère de la chose agricole ni même de la ruralité. Personne n'a osé se remettre en question, aborder les vrais problèmes de respectabilité des élus, de responsabilité et de vérité. On accuse l'autre, on détourne les critiques et on oublie vite que les électeurs ont besoin d'un cap clair, d'idéaux et non d'une foire d'empoigne même pas digne d'une cour d'école.
Mais le plus savoureux, je l'ai croisé sur les réseaux sociaux où des militants socialistes déploraient amèrement "l'affaire Cahuzac" car sans cela, pleuraient-ils, ils auraient pu vilipender sans retenue leurs homologues d'en face suite aux révélations de "l'affaire Tapie". C'est oublier les Guérini, Kucheida, Andrieux, Navarro ou autres Bourquin...
Je vous aime mes sectaires préférés de tous bords. Je vous aime car vous me donnez l'occasion encore et toujours de dénoncer les œillères qui vous couvrent l'esprit et le raisonnement. Mais je vous déteste aussi car vous saurez avec délectation empêcher toute velléité de rapprochement, toute tentative de réflexion commune, toute évolution de notre vivre-ensemble. Finalement, vous êtes les mêmes que ceux que vous vous complaisez à accuser, allergiques à l'autre, à celui qui pense différemment, à celui qui est différent...
jeudi 13 juin 2013
Voilà, c'est fini...
"Voilà, c´est fini. Ne sois jamais amer, reste toujours sincère. Tu as eu ce que tu as voulu, même si tu n'as pas voulu ce que t´as eu. Voilà, c´est fini. Nos deux mains se desserrent de s'être trop serrées. La foule nous emporte chacun de nôtre côté. C´est fini..., c´est fini..." Les paroles de Jean-Louis Aubert ont trotté dans ma tête tout au long de ce chaud après-midi, en accompagnant la dépouille mortelle de Philippe Cornet.
Cette foule énorme, soudée dans la peine et le recueillement, m'a définitivement séparé de lui, de ses étreintes amicales et souriantes, de ses bons mots et de ses analyses au cordeau, de son sourire que j'aurais pu croire éternel, comme celui des portraits pleins de vie posés près de son cercueil.
L'abbé Gauthier Mornas a eu tellement raison d'affirmer qu'il fallait oublier le questionnement, laisser Philippe dans sa vérité, dans son mystère, ne penser qu'à son souvenir et à ceux qui restent. Mais son geste, ivre de liberté, insensé pour certains, si respectable pour tous, nous renvoie à nos propres contradictions, à nos faiblesses et nos failles vitales. Nous sommes tous des Philippe en puissance simplement parce que nous sommes tous profondément humains, écartelés et parfois broyés par nos antagonismes professionnels, sociaux ou familiaux.
Dans la schizophrénie de sa vie, entre politique et intimité, entre plaidoiries et confession, il a voulu jusqu'au bout rester "le maître de son destin, le capitaine de son âme". A tous ceux qui pourraient se sentir coupables de n'avoir pas vu la flamme qui le rongeait de l'intérieur, il nous envoie ce message d'outre-tombe de courage, de fermeté, et d'amour. "J'ai choisi ! Je vous aime et à bientôt !".
mercredi 1 mai 2013
Tic-Tac
Tic... Tac... Le bruit lancinant du balancier des scandales et des affaires, qui part une fois à gauche, Cahuzac, et retombe une fois à droite, Guéant... Tic... Tac... Le bruit infernal de la minuterie de la bombe sociale qui va nous exploser à la figure déclenchée par le ras-le-bol de nos concitoyens envers une classe politique aussi immobile que détachée des réalités... Tic... Tac... Le bruit martial des défilés organisés par la frange la plus dure de notre nation, quel qu'en soit le bord, et qui fantasme ou rêve du "Grand Soir" et de la "Nuit des Longs Couteaux"... Tic... Tac... Rythme angoissant de cette pendule élyséenne qui joue la montre contre les événements, qui tente sans conviction de faire croire que le temps qui passe résoudra tout, qu'il suffit d'attendre le beau temps pour se croire sorti d'affaire...
Au temps voltairien "qui adoucit tout", je répliquerai par le populaire temps "qu'on croit user et qui nous use". Notre république et notre nation s'usent à attendre de vrais changements qui touchent avant tout notre classe politique et son fonctionnement chaotique, qui transcendent les partis et reforment cette union nationale tant espérée autour de ses dirigeants. Mesdames et messieurs, soyez exemplaires et nos concitoyens vous suivront même sur les chemins escarpés de la crise et de la réforme !
Au temps voltairien "qui adoucit tout", je répliquerai par le populaire temps "qu'on croit user et qui nous use". Notre république et notre nation s'usent à attendre de vrais changements qui touchent avant tout notre classe politique et son fonctionnement chaotique, qui transcendent les partis et reforment cette union nationale tant espérée autour de ses dirigeants. Mesdames et messieurs, soyez exemplaires et nos concitoyens vous suivront même sur les chemins escarpés de la crise et de la réforme !
jeudi 18 avril 2013
Le vote en négatif
Les sondages tombent, inexorables... Les côtes de popularité de l'exécutif français s'effritent comme la pierre blanche du Périgord, attaquée par le doute, la suspicion et le désenchantement. Si nous votions aujourd'hui le sortant nouveau François Hollande serait peut-être éliminé dès le premier tour par Marine Le Pen à 22% d'intentions et un Sarkozy d'outre-tombe ferait malgré tout péniblement 30%. Entre un ex quasi-muet, un actuel quasi-paralysé et une prétendante populiste, notre pseudo-avenir démocratique ressemble à une mauvaise série Z.
Si j'avais une leçon à retirer de ce vaste gâchis, je demanderais à tout un chacun de rembobiner ce film sans intérêt pour enfin réfléchir à son vote. Comprendre enfin qu'on ne vote pas contre mais pour, que ce qui doit nous intéresser ce sont les idées et les actes de ceux qui nous sont les plus proches. Tout au long d'une vie publique et politique, je crois avoir appris qu'il vaut mieux perdre une élection sur ses valeurs que la gagner par la négation de celles de son adversaire.
Et cette leçon est valable pour tous les scrutins qu'ils soient nationaux ou locaux. On ne peut construire notre avenir social et démocratique sur le rejet de l'autre mais au contraire sur l'adhésion et le soutien actif. François Hollande a cru, comme d'autres, qu'il suffisait d'être élu pour que tout se résolve presque naturellement. Il a juste oublié qu'il est avant tout nécessaire d'être aimé et reconnu.
mercredi 10 avril 2013
Encore un effort, Monsieur le Président !
Sous la pression des événements et des médias -tiens donc...- François Hollande a consenti à présenter un train -petit- de mesures pour "lutter" contre la corruption et favoriser la transparence de la vie publique.
Même si on peut saluer le début du commencement d'une réaction à ce travail de sape de notre démocratie, il faut reconnaître que le remède ne semble absolument pas à la hauteur de la maladie qui ronge notre pays. Alors que tout une palanquée de tartuffes médiatiques s'amusent en désordre à jeter en pâture leur déclaration de patrimoine, avouant posséder qui une chaise à porteur ou une trottinette, les métastases de la défiance continuent de se répandre. Quand est-ce que notre classe politique prendra la mesure de cette crise et acceptera de se réformer en profondeur ?
Aujourd'hui il est grand temps de procéder à une "saignée" législative et référendaire en prônant ce que d'aucuns appellent la VIème république mais qui est avant tout la survie de notre système démocratique. Non cumul des mandats immédiat et limitation à deux consécutifs, réduction du nombre de parlementaires, instillation de la proportionnelle, strict contrôle mais création en parallèle d'un vrai statut de l'élu les protégeant et favorisant les vocations, officialisation et identification claire des lobbies professionnels, la liste est longue de ce qu'il faut proposer à notre peuple pour espérer retrouver sa confiance. En cela, François Bayrou a raison -encore...-. Il est urgent donc de vraiment se retrousser les manches, d'oublier les guerres picrocholines et de faire table rase d'un passé politique qui nous pèse. Alors, Monsieur le Président, encore un effort ?
Même si on peut saluer le début du commencement d'une réaction à ce travail de sape de notre démocratie, il faut reconnaître que le remède ne semble absolument pas à la hauteur de la maladie qui ronge notre pays. Alors que tout une palanquée de tartuffes médiatiques s'amusent en désordre à jeter en pâture leur déclaration de patrimoine, avouant posséder qui une chaise à porteur ou une trottinette, les métastases de la défiance continuent de se répandre. Quand est-ce que notre classe politique prendra la mesure de cette crise et acceptera de se réformer en profondeur ?
Aujourd'hui il est grand temps de procéder à une "saignée" législative et référendaire en prônant ce que d'aucuns appellent la VIème république mais qui est avant tout la survie de notre système démocratique. Non cumul des mandats immédiat et limitation à deux consécutifs, réduction du nombre de parlementaires, instillation de la proportionnelle, strict contrôle mais création en parallèle d'un vrai statut de l'élu les protégeant et favorisant les vocations, officialisation et identification claire des lobbies professionnels, la liste est longue de ce qu'il faut proposer à notre peuple pour espérer retrouver sa confiance. En cela, François Bayrou a raison -encore...-. Il est urgent donc de vraiment se retrousser les manches, d'oublier les guerres picrocholines et de faire table rase d'un passé politique qui nous pèse. Alors, Monsieur le Président, encore un effort ?
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