Chaque jour qui passe nous emmène son lot de révélations, de pseudo-tuyaux, de notes classées top-secret et de bombes diplomatiques à retardement. Wikileaks et son sulfureux créateur, l'australien Julian Assange, font trembler les chancelleries de par le monde, distillant par voie de presse tout ce que nos démocraties, et plus particulièrement les USA, pensent des uns et des autres.dimanche 5 décembre 2010
Les nouveaux dictateurs
Chaque jour qui passe nous emmène son lot de révélations, de pseudo-tuyaux, de notes classées top-secret et de bombes diplomatiques à retardement. Wikileaks et son sulfureux créateur, l'australien Julian Assange, font trembler les chancelleries de par le monde, distillant par voie de presse tout ce que nos démocraties, et plus particulièrement les USA, pensent des uns et des autres.vendredi 26 novembre 2010
Une vie... juste une vie...

Pierre Bergé a peut être posé de vraies questions… Mais qu’importe ! Dans une semaine, c’est le Téléthon 2010 qui s’annonce sur l’antenne de France 2 et dans les 36000 communes de France. La France a une nouvelle fois, une vingt-troisième fois, rendez-vous avec sa générosité et sa bonne conscience.
J’entends déjà des esprits chagrins dénoncer les images quasi-impudiques d’enfants touchés par ces maladies dites orphelines, les larmes à bon compte et le charité-business. Ils ont certainement raison mais je m’en fous ! Eh bien, oui, ces images me tordent les tripes. Oui, ces enfants torturés par la vie me bouleversent. Je suis un « beauf » ? Et alors.. ! Leur innocence, leur espoir fou et l’injustice de leur situation devraient suffire à taire certaines polémiques. Mais l’homme est suffisamment égoïste pour imaginer qu’il n’y a que sa dérisoire actualité, celle de la crise ou des retraites que nos petits malades ne connaîtront certainement pas, qui importent. Au lieu de comprendre et de soutenir, on arquebuse et on critique. Au lieu d'appuyer un incontestable succès populaire et médical, on doute et on minaude.
Pourtant combien de vies ont été déjà épargnées par le Genopole ? Combien de maladies, et pas seulement génétiques, ont été mieux comprises, mieux diagnostiquées et enfin soignées depuis quelques années ? Le résultat est à la mesure de la force des attaques contre le Téléthon. Et cette année encore, je m’émouvrai, je donnerai et ferai en sorte de promouvoir ce formidable élan de solidarité. Au frontispice du terrible mémorial de Yad Vashem, il est écrit que celui qui sauve une vie, sauve l’humanité… Pourquoi pas à l’entrée du Bioparc d’Evry ?
mercredi 24 novembre 2010
Naufrage en Méditerranée

C’est passé presque inaperçu mais qui peut bien encore se préoccuper de l’UPM… Quèsaco que cet acronyme barbaresque sorti tout droit de l’imagination d’un politique en mal de rayonnement ? -Barbaresque pour l’imaginaire médiéval illustrant les pirates de Méditerranée et rayonnement pour évoquer le chaud soleil qui darde les terres ancestrales de la Mare Nostrum - . L’UPM n’est autre que l’Union Pour la Méditerranée dont le sommet prévu le 21 novembre à Barcelone a été purement et simplement annulé en catimini.
Un sommet de moins me direz-vous et des frais de réception économisés par la pauvre Espagne aux bords de la faillite. Certes de ce point de vue-là, les finances européennes ont fait un grand pas mais quel aveu d’échec, quel désagréable constat d’impuissance et d’imprévoyance de la part de nos dirigeants. Entre une France en plein remaniement, une Espagne sous perfusion et un monde arabe sans tête, ce n’est pas l’Italie des « Bunga-bunga parties » qui aurait pu peser dans une quelconque décision. Lancée à grands renforts d’espoir et d’idéal, l’UPM pouvait décemment représenter une alternative convaincante aux grandes stratégies géopolitiques intercontinentales. Que pouvons-nous peser face à la Chine toute puissante ? Pas grand-chose… Alors qu’avec les nations méditerranéennes, nous aurions eu notre mot à dire et notre pré carré à conforter. Ne vaut-il pas mieux ainsi un petit chez soi qu’un grand chez les autres ?
Véritable dynamite démographique doublée d’un inextricable embrouillamini historique, cette terre nourricière enserrant une mer fascinante reste pour les nations qui la composent un vrai creuset d’avenir et de progrès. Préférant nous jeter à la figure des théories migratoires ou des affabulations intégristes, nous aurions été bien inspirés d’investir massivement dans le fabuleux capital humain et spirituel que renferment ces contrées façonnées par notre histoire intime.
Au lieu de cela, nous l’avons passé en pertes et profits de la crise, de notre aveuglement égoïste, croyant benoitement, méditerranéens crédules, que notre fortune, aux sens latins et français du terme, viendrait des USA qui nous prennent pour des béquilles financières ou de l’Asie qui aspire notre substance économique. Réveillons-nous un peu ! Oublions nos rancœurs qui se perdent dans les méandres de nos grimoires ! Faisons table rase d’un passé sublime mais pesant et servons-nous en comme fondation d’une maison commune. L’UPM n’était pas une vaine idée, née d’une campagne électorale mais une nécessité vitale pour bien des nations dont la nôtre. Un sommet a été annulé mais doit-on alors effacer l’espoir d’un avenir meilleur et revivre l'affront de Trafalgar ?
dimanche 21 novembre 2010
Marre d'être pris pour du jambon...
En haut, le "Karachigate"... En bas, le meurtre froid et calculé d'un jeune de 16 ans... Entre les deux, une société frigorifié, déboussolée et de plus en plus repliée sur son quant-à-soi. Et moi dans tout cela ? J'ai vraiment l'impression désagréable de devenir la tranche de jambon blanc au milieu de ce sandwich indigeste, fait d'affaires et de règlements de compte.dimanche 14 novembre 2010
Il ne faut pas désespérer les centristes...
Sartre voulait éviter de "désespérer Billancourt"... Nicolas Sarkozy serait bien inspiré d'en faire de même avec ses alliés centristes. Alors que Fillon III succède à Fillon II, la toile bruisse déjà des aigreurs d'estomac de Jean-Louis Borloo, des maux de tête d'Hervé Morin ou des états d'âmes de bien d'autres responsables modérés.mercredi 3 novembre 2010
Du thé qui empêche de dormir
L'Amérique d'Obama se réveille avec la gueule de bois. De tous les états, des campagnes du Middle West aux banlieues de la Côte Est, remonte la même complainte des électeurs : trop d'Etat tue l'Etat ! Laissez nous vivre et travailler sans autre contrainte que notre conscience religieuse ! Du surréalisme pour nous, vieux européens perclus de culture sociale... mardi 26 octobre 2010
Le jour du Saigneur
Georges l'a rêvé, Frêche l'a fait... Comme Molière sur les planches, le cardinal académicien Daniélou dans les bras d'une prostituée ou D'Artagnan au pied des murailles de Maastricht, le Président de la Région Languedoc-Roussillon a succombé au travail dans son bureau du Conseil régional Languedoc-Roussillon ce dimanche, jour du Seigneur, au retour d'une mission en Chine. Qui plus est en plein conflit social...Il m'a fallu un peu de temps pour réagir à cette nouvelle surprenante. Pas que je me sois isolé pour crier ma tristesse ou mon désespoir, m'arrachant les cheveux et me lacérant la peau tel une pleureuse sicilienne, il ne faut pas exagérer non plus. Non, je voulais juste observer le bal des faux culs qui, au lendemain d'une annonce aussi sidérante, se dépêchent de préserver l'avenir politique de leur formation en trouvant, tel le Duc de Guise poignardé, le décédé "plus grand mort que vivant". A les entendre maintenant, nous aurons dès potron-minet la statue de Georges Frêche entre celle de Lénine et de De Gaulle. Un grand écart historique à l'image du sulfureux personnage qui a gouverné sans partage la Mairie de Montpellier avant de prendre d'assaut l'Hôtel de Région.
Car, même dans un autre monde, je n'arrive pas oublier et passer l'éponge sur les frasques verbales, l'outrance et la violence politique de Georges Frêche. Celui qui considérait qu'un adversaire politique ne pouvait être autre chose qu'un ennemi à abattre, celui qui a opéré une véritable purge sans aucune pitié lors de son arrivée à la Région, restera pour moi l'exemple à ne pas suivre pour un politique. "Qu'importe le flacon, pourvu qu'il y ait l'ivresse" ne peut devenir un dogme en matière de vie publique et le bilan "globalement positif" du "bâtisseur Fréchescu" n'effacera pas sa brutalité dans les relations humaines.
Non, Georges Frêche ne mérite pas une statue. En revanche tous ceux qui, par lui, ont été virés, humiliés ou placardisés peuvent décemment espérer des excuses venant des postulants, déjà nombreux, à la succession du despote du Lez.
mercredi 1 septembre 2010
Pardon Monsieur
Parce que vous aviez une tronche de premier de la classe jouant à la marelle chez John Rambo... Parce que vous, le titi parisien, aviez battu mon breton et champion préféré... Parce que vous ressembliez à Dick Annegarn échappé dans un peloton de furieux... Je ne vous aimez pas, Monsieur Fignon.mardi 24 août 2010
Etat d'âme, état d'homme...
Presque un mois de silence, du soleil, un peu d'insouciance et d'hédonisme, suis-je devenu insensible au cours de cet été où la polémique, l'amalgame et les clichés ont été plus à la mode que le bikini ou la crème à bronzer ?dimanche 1 août 2010
El indulto
Toute une région espagnole, la Catalogne, agite le mouchoir orange de la grâce, "el indulto", et la corrida tremble sur ses bases ancestrales. Épilogue d'une mort annoncée ou simple péripétie dans une histoire troublée et controversée, je ne saurais le dire. J'observe simplement le triomphe sans grande modestie des adversaires de la toromachie et, finalement, une certaine atonie voire résignation des aficionados de tous poils. La roue tourne même celle de l'arrastre trainant le cadavre encore vif de la corrida de toro...