Il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau de la douche..! A la lecture des réactions à la garde à vue de DSK dans les locaux de la police de New York, il n'y a qu'un pas que beaucoup d'internautes blogueurs, "facebookiens" et autres, ont largement franchi. Derrière la nécessaire présomption d'innocence, beaucoup stigmatisent déjà la classe politique dans son entier.
"Tous les mêmes", "dans quelques jours, il sera blanchi, comme d'hab...", "encore un coup monté de l'UMP"... C'est le café du commerce doublé des ragots de corbeaux en mal d'existence mais cela laisse des traces, des cicatrices indélébiles dans notre vie démocratique, ouvrant un peu plus la voie aux extrêmes, à l'abstention et à la révolte.
Que DSK soit coupable ou non, peu m'importe. C'est sa vie et son honneur mais surtout qu'on ne mélange pas tout. C'est avant tout un homme qui sera jugé par la justice des hommes, pas la politique et ceux qui en ont fait leurs vies ! Prenez un échantillon représentatif de nos concitoyens et vous serez surpris de constater qu'il n'y a pas plus de magouilles, de dérives sexuelles ou criminelles chez nos élus que dans le reste de la population. Quand Zemmour a fait ses déclarations à l'emporte-pièce sur les communautés immigrées, que n'a-t-on entendu pour l'accuser de racisme, de propos insultants ! En revanche, pour les politiques et ceux qui nous gouvernent, il faut chercher bien loin pour trouver le début d'une esquisse de défense. D'aucuns vont me jeter à la figure le devoir d'exemplarité. Pas la peine ! Je me bats dans mes posts pour cela, ce devoir absolu d'exemplarité pour tous ceux qui briguent les suffrages de nos concitoyens. Alors Dominique Strauss-Kahn est peut-être mort pour la politique française mais surtout ne généralisons pas et laissons le bébé s'ébrouer sous sa douche...
dimanche 15 mai 2011
vendredi 6 mai 2011
Le négatif est de retour...
Carrefour, l'enseigne de la grande distribution, numéro deux mondial du secteur, perle du commerce hexagonal, est en train de mettre à mal son slogan fétiche, "le positif est de retour"...
Ses grands actionnaires, purs financiers, font le ménage dans l'organigramme du groupe français car ces messieurs ont des états d'âmes quant à leurs dividendes qui tardent à venir. Débitant en morceaux juteux, ils tranchent Carrefour en le séparant des ses filiales "Low Coast" comme Ed et Dia ou en cédant le parc immobilier colossal de l'entreprise. Qu'importe si ces démarches risquent de faire plonger dans le rouge cette société qui emploie près de 500.000 personnes, ils veulent du cash pour regonfler leurs comptes en banque. Colony Capital, fonds de pension américain, et Bernard Arnault, notre champion tricolore de l'activisme boursier, qui ont pris près de 15% de l'actionnariat de Carrefour rongent, leur frein depuis quatre ans et veulent absolument retrouver rapidement leur mise et servir de confortables bénéfices, au mépris de la pérennité de l'entreprise vampirisée.
Ces tristes sires qui hélas, labourent à la vitesse du net notre planète financière, s'apparentent plus aux insectes parasites, pondant dans les corps même d'une chenille vivante, pompant jusqu'à ce que mort s'en suive la substantifique moelle, qu'à ces grands entrepreneurs idéalistes et courageux qui ont construit nos grandes groupes industriels.
De tels agissements, s'ils devaient remettre en cause la vie même de Carrefour, nécessitent une réponse appropriée et exemplaire. Je reste persuadé que l'Etat, sans autre loi ou règlement fiscal, peut rendre la vie très dure à ces nouveaux Attila de l'économie mondiale. Encore faut-il le vouloir... Mais devra-t-on attendre la perte de groupes aussi précieux et essentiels que Carrefour, Accor ou autres, minés par ces raiders de la finance, pour réagir et remettre réellement l'entreprise et ses salariés au coeur de nos préoccupations ?
Ses grands actionnaires, purs financiers, font le ménage dans l'organigramme du groupe français car ces messieurs ont des états d'âmes quant à leurs dividendes qui tardent à venir. Débitant en morceaux juteux, ils tranchent Carrefour en le séparant des ses filiales "Low Coast" comme Ed et Dia ou en cédant le parc immobilier colossal de l'entreprise. Qu'importe si ces démarches risquent de faire plonger dans le rouge cette société qui emploie près de 500.000 personnes, ils veulent du cash pour regonfler leurs comptes en banque. Colony Capital, fonds de pension américain, et Bernard Arnault, notre champion tricolore de l'activisme boursier, qui ont pris près de 15% de l'actionnariat de Carrefour rongent, leur frein depuis quatre ans et veulent absolument retrouver rapidement leur mise et servir de confortables bénéfices, au mépris de la pérennité de l'entreprise vampirisée.
Ces tristes sires qui hélas, labourent à la vitesse du net notre planète financière, s'apparentent plus aux insectes parasites, pondant dans les corps même d'une chenille vivante, pompant jusqu'à ce que mort s'en suive la substantifique moelle, qu'à ces grands entrepreneurs idéalistes et courageux qui ont construit nos grandes groupes industriels.
De tels agissements, s'ils devaient remettre en cause la vie même de Carrefour, nécessitent une réponse appropriée et exemplaire. Je reste persuadé que l'Etat, sans autre loi ou règlement fiscal, peut rendre la vie très dure à ces nouveaux Attila de l'économie mondiale. Encore faut-il le vouloir... Mais devra-t-on attendre la perte de groupes aussi précieux et essentiels que Carrefour, Accor ou autres, minés par ces raiders de la finance, pour réagir et remettre réellement l'entreprise et ses salariés au coeur de nos préoccupations ?
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jeudi 5 mai 2011
Merci Bernard
La camarde a eu raison de toi, Bernard Stasi. Emmuré dans ta terrible maladie, tu as enfin réussi à trouver le chemin d'une liberté, désormais éternelle, qui a guidé ta vie publique et personnelle.
Merci Bernard de m'avoir donné le goût du débat politique. Jeune étudiant à Paris, passionné de la chose publique, j'ai découvert à tes côtés ce qu'une conviction profonde voulait dire, ce que le courage et la rigueur signifiaient. "Il n'y a pas de politique sans morale. Il est des alliances qui peuvent permettre de gagner, mais on y perd sa dignité" Ces mots simples et lapidaires résonnent sans cesse dans mon esprit dès qu'il s'agit de déterminer mon choix citoyen.
Intransigeant, empathique, altruiste, les qualificatifs ne manquent pas pour brosser le portrait forcément réducteur de ce personnage attachant, homme du centre et de conviction.
Gamin à Reims, choqué par tes copains qui portaient l'étoile jaune, tu as cousu le symbole des damnés de la collaboration et défilé tout un après-midi dans la capitale champenoise. Cette terrible anecdote reste pour moi la meilleure illustration de cet homme aux valeurs républicaines chevillées au corps.
Aujourd'hui nous sommes nombreux à nous sentir orphelins et malheureux. Tu vas me manquer, Bernard. Merci du fond du coeur.
Merci Bernard de m'avoir donné le goût du débat politique. Jeune étudiant à Paris, passionné de la chose publique, j'ai découvert à tes côtés ce qu'une conviction profonde voulait dire, ce que le courage et la rigueur signifiaient. "Il n'y a pas de politique sans morale. Il est des alliances qui peuvent permettre de gagner, mais on y perd sa dignité" Ces mots simples et lapidaires résonnent sans cesse dans mon esprit dès qu'il s'agit de déterminer mon choix citoyen.
Intransigeant, empathique, altruiste, les qualificatifs ne manquent pas pour brosser le portrait forcément réducteur de ce personnage attachant, homme du centre et de conviction.
Gamin à Reims, choqué par tes copains qui portaient l'étoile jaune, tu as cousu le symbole des damnés de la collaboration et défilé tout un après-midi dans la capitale champenoise. Cette terrible anecdote reste pour moi la meilleure illustration de cet homme aux valeurs républicaines chevillées au corps.
Aujourd'hui nous sommes nombreux à nous sentir orphelins et malheureux. Tu vas me manquer, Bernard. Merci du fond du coeur.
lundi 2 mai 2011
La rancune d'un peuple
10 années à se repasser les images terrifiantes, traumatisantes, de la chute mortelle des tours jumelles à NYC pour assister, cette nuit, aux déferlements de joie de tout un peuple après l’annonce de la mort d’Oussama Ben Laden. Ce signal, envoyé aux terroristes et aux va-en-guerre en tous genres, démontre qu’au-delà de la justice internationale la rancune, la haine d’une nation ne peut connaître de prescription.
Meurtri dans son sang comme dans son âme, le peuple américain ne pouvait concevoir de repos et de paix sans avoir vu la dépouille mortelle de l’homme du 11 septembre, et ce, dans une véritable course contre la montre, contre le temps, contre la maladie. Sans ergoter sur l’exécution ou non du leader terroriste, cet acte vengeur illustre parfaitement la détermination d’une nation entière à laver un affront, une gifle reçue sur son territoire. Républicains ou démocrates, aucun des responsables américains n’a varié d’un iota, mettant des moyens énormes pour atteindre dans sa chair l’hydre criminelle ou considérée par eux comme telle.
Meurtri dans son sang comme dans son âme, le peuple américain ne pouvait concevoir de repos et de paix sans avoir vu la dépouille mortelle de l’homme du 11 septembre, et ce, dans une véritable course contre la montre, contre le temps, contre la maladie. Sans ergoter sur l’exécution ou non du leader terroriste, cet acte vengeur illustre parfaitement la détermination d’une nation entière à laver un affront, une gifle reçue sur son territoire. Républicains ou démocrates, aucun des responsables américains n’a varié d’un iota, mettant des moyens énormes pour atteindre dans sa chair l’hydre criminelle ou considérée par eux comme telle.
Mais un tel événement doit aussi nous alerter encore et toujours sur les haines immémoriales que nous pouvons construire par des actes que nous croyons justifiés mais qui marquent à jamais la conscience de populations blessées. Libye, Côte d’Ivoire, Afghanistan ou Kosovo, dans chacun de ses pays, sur les corps martyrisés de civils innocents, des ennemis héréditaires fleurissent comme les chrysanthèmes sur des pierres tombales. Ce que les américains ont vécus dans leurs chairs, d’autres, peut-être plus faibles, moins médiatiques le ressentent au plus profond de leurs âmes et murissent eux-aussi des vengeances pour assouvir leur soif de ce qu’ils croient être de la justice…
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lundi 28 mars 2011
Ouf !
Ouf ! Si je devais résumer la soirée électorale des cantonales d'hier, la meilleure synthèse serait cette onomatopée... Ouf de l'UMP qui a sauvé quelques meubles. Ouf du PS qui a remporté une partie de son challenge sans trop se fâcher avec ses "alliés". Ouf du Front National qui s'accroche à ses positions avec ses deux premiers sièges cantonaux. Ouf... Ouf...Les sunlights des plateaux TV aussitôt éteints, chacun est rentré dans ses états-majors avec l'impression du devoir accompli. "Demain sera un autre jour". Et voilà, comment les leçons démocratiques d'un scrutin considéré comme de seconde zone semblent être remisées dans les arrières cours de l'histoire de notre république. Tout un chacun parmi nos grands fauves politiques semblait pressé de passer à autre chose sans retirer le moindre enseignement de ce scrutin, le dernier avant la grande conflagration des présidentielles. Par ci, par là, on entendait bien quelques musiques discordantes très vite couvertes par les sons omniprésents des grands orchestres pilotés par les communicants spécialisés.
Pas grand chose sur le quasi-épuisement d'une classe politique sans vrai renouvellement... Si peu sur une écoute en profondeur du malaise de nos concitoyens... Presque rien sur le vide sidéral du programme économique du Front National... Juste l'écume de débats convenus où les rivalités de personnes, les bagarres pour les postes et les embuscades entre "amis" prirent le dessus sur les vrais perspectives que notre peuple réclame à coup d'abstention et de vote protestataire.
Les "qui" ont écrasé les "pourquoi" et les "quoi" comme si un être suprême pouvait tout résoudre tel Zeus olympien. Winston Churchill aimait à dire "que de temps en temps, les hommes tombent sur la vérité. Mais la plupart se relèvent comme si de rien n'était"... Ce matin, tout le monde semblait debout... Ouf !
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mardi 22 mars 2011
Nuages
Entre le nuage radioactif nippon et celui électoral non moins contaminant, le ciel gouvernemental s'assombrit progressivement. Le lent travail de sape de la majorité présidentielle plus ou moins organisé par l’extrême droite et tous ceux qui ne partiraient pas en vacances avec Nicolas Sarkozy, est en train de faire son oeuvre. Les positions à géométrie variable des uns et des autres sur le deuxième tour de ces cantonales le prouvent à chaque instant. Guerre de position ou batailles de générations ? Un peu des deux, Madame Michu... D'une part nos "pétroleuses" sans vergogne, Nathalie Kosiusko-Morizet et Valérie Pécresse, les gaullistes sociaux et les centristes, conduits par François Fillon ou Jean-Louis Borloo, d'autre part les tenants de la Droite Populaire, partisans de l'alliance à plus ou moins court terme avec le FN, et au milieu, le ventre mou des "ni-ni" qui cherchent à justifier la position, à mon avis intenable, du Président de la République.
Sans ligne claire, lisible par tous, l'UMP ne se sortira pas de cette nasse saumâtre. Ce n'est pas en discourant sur le sexe des anges pour expliquer que le PS, ce n'est pas la bonne politique et que le FN, ce n'est pas les bonnes valeurs que l'on donne envie aux électeurs de faire confiance à un camp plutôt qu'à un autre.
Et puis, l'UMP était bien contente des positions du PS pour "sauver" le soldat Chirac au deuxième tour des présidentielles de 2002. La réciprocité est toute aussi vraie pour ces élections locales. On ne construit pas une politique, une ligne de force électorale sur des mécontents prêts à voter FN parce qu'ils ont envie de tout balancer. Rien ne sert de leur courir après, on forge les succès à venir en refusant les diktats de la peur, de l'angoisse et du repli sur soi. Ne plus promettre qu'on ne puisse tenir, prôner l'exemplarité, le respect et l'ouverture, accepter de perdre une élection pour ne pas perdre son âme, autant d'éléments qui peuvent donner l'envie à certains de revenir vers les isoloirs avec un peu moins de défiance et de colère.
lundi 21 mars 2011
Que "La Force" soit avec toi...

Premier round des cantonales 2011... Et j'entends déjà les déclarations d'autosatisfaction des uns et des autres. Personne n'a perdu et tout le monde a gagné, ne serait-ce qu'une poignée de voix par rapport à un improbable scrutin précédent, compte tenu de l'âge du capitaine et de la vitesse du vent...
Pourtant dans une terre rurale, la Dordogne, peut être plus qu'ailleurs encore, on assiste à une défaite complète des partis dits de gouvernement. Trois cantons verront un candidat du Front National affronter deux socialistes (Bergerac 2, Sigoulés) et un communiste (La Force). Quand on sait que seuls deux cents cantons sur plus de deux milles en France sont le théâtre de ce type de duel, on comprend ici que ce département sans problèmes particuliers est bien au dessus de la moyenne. Entre ceux qui ont trop joué avec "le feu populiste" et les autres, "petits barons locaux" maîtres du "faites ce que je dis mais ne dites pas ce que je fais...", les électeurs ont tranché dans le vif en apportant leurs suffrages aux représentants de l'extrème droite, chantre de la fermeture et du repli sur soi.
Et ce n'est pas la peine d'accuser l'autre de ses propres turpitudes. Chacun porte ici sa part de responsabilité dans ce naufrage démocratique et ce n'est pas un fumeux front républicain qui y changera quoi que ce soit. Que nos grands partis se penchent un peu sur les causes profondes de ces errances électorales. Ils éviteront peut être les postures nationales à Paris et les petits arrangements en famille dès qu'ils rentrent à la maison.
Dreux, St Gilles, Orange, Vitrolles ou Toulon, chaque fois que la formation "Lepeniste" s'est occupée de gouvernance locale, cela a été un échec retentissant. Favoritisme, népotisme, amateurisme et incurie dans la gestion ont conduit ces collectivités droit dans le mur. Ces exemples vécus valent mieux que de longs discours pour dénoncer les égarements frontistes. A l'UMP et au PS maintenant de se sortir de ce piège en redevenant eux-mêmes, en respectant les électeurs. Il est bien fini le temps où les promesses n'engageaient que ceux qui les recevaient...
vendredi 18 mars 2011
Un peu d'humanité dans ce monde de brutes
"Au lendemain de ce scrutin je tenais à remercier toutes celles et tous ceux qui m'ont apporté leurs suffrages. Leur soutien sans faille me conforte dans ma démarche pour que notre canton poursuive sa course en avant. Je saurai être le conseiller général de toutes les communes sans exclusive et avec pragmatisme." Ou alors "Vous avez été nombreux à me soutenir dans ma candidature de progrés lors de ces éléctions cantonales. Notre courant, certes encore minoritaire, se trouve renforcé et confirme ainsi la justesse de notre souhait de changement pour le canton. A l'avenir, je saurai être un interlocuteur vigilant de toutes celles et tous ceux qui aspirent à l'alternance."Deux discours, deux versions pour un même lendemain électoral. On pourrait le décliner à l'infini tant la chose est banale, invariable et sans aspérité. Le politiquement correct, la necessité qui fait ici loi, semblent imposer ces figures de styles revenant telles des marronniers de plumitifs sans imagination.
Pourtant, que ne rêverais-je de lire déception, joie immense ou colère non feinte dans un de ces très prochains communiqués d'après-scrutin. Dans une autre vie, j'ai été élu mais aussi battu et ai participé à de si nombreuses campagnes électorales... Dieu sait si, lors de ces instants de vie si particuliers , on met ses tripes à l'air, son âme à découvert et son énergie à la disposition de ses électeurs potentiels. Nuits d'insomnie, de rêve ou de cauchemar, un candidat est avant tout un homme, une femme, fait de sentiment, de coeur, de joie et de tristesse. On rit, on pleure comme vous tous. On a des envies de meurtre, de rage et d'action.
Alors, ces lundis prochains, mesdames et messieurs les candidats heureux ou malheureux, laissez poindre vos sentiments. Vous n'en apparaîtrez que plus proches encore, plus vrais et plus humains. Quant on verse de chaudes larmes sur une défaite, une politique que les électeurs n'ont pas approuvée, cela ne peut que signifier la force des convictions, l'envie de bien faire au delà des clivages.
La politique est parfois un boulot de chien mais évitez de faire comme nos compagnons à quatre pattes: ne vous cachez pas pour mourir, dites ce que vous ressentez et affirmez ainsi votre humanité. Vous croyez perdre la face mais, en réalité, vous gagnerez en estime.
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jeudi 17 mars 2011
L'exemple du peuple
La tragédie japonaise et son cortège de tartuffes donneurs de leçons en tous genres me fascine à plus d'un titre. Fascination personnelle car il y a peine une dizaine d'années, je me trouvais au pied du sublime Mont Fuji à quelques encablures des lieux de la catastrophe nucléaire et fascination intellectuelle pour ce peuple, confit de souffrance qui continue, presque comme si de rien n'était, à vivre ou survivre sur cette terre si ingrate. Que ferions-nous à leur place ? Nous qui passons notre temps à nous écharper pour des futilités, à ressasser un pseudo-pessimisme...
Ce courage populaire, cette détermination à braver le danger, confinant à un certain fatalisme, se lisent en contrepoint de l'opacité et de l'autisme, le mot n'est pas trop fort, de la classe dirigeante niponne. Si cette catastrophe doit servir d'exemple pour la filière nucléaire, elle se doit d'être aussi l'étendard sanglant d'une volonté affirmée de transparence étatique.
Peut être nos responsables au plus haut de l'Etat et des entreprises comprendront-ils que le silence, le mutisme provoquent le doute, l'angoisse et la révolte. On accepte toujours mieux ce que l'on comprend, ce que l'on connait.
Nos peuples sont aujourd'hui mûrs pour refuser l'opacité de ceux qui croient savoir. Internet et l'information globale sont passés par là. Comme pour des révolutions, les crises majeures ne seront plus jamais comme avant.
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mercredi 16 mars 2011
Et pendant ce temps, les massacres continuent
Il fait doux sur la France et pour tous les tyrans de la planète... Pendant que les yeux du monde sont tournés, terrifiés, vers le Japon en plein maelström nucléaire, Kadhafi, Gbagbo et autres Al Khalifa du Bahrein continuent gentiment de massacrer leurs opposants.Le plus abracadabrantesque dans cette histoire, c'est l'attitude des adversaires de Nicolas Sarkozy sur la scène politique nationale. Il y a quelques semaines, ils n'avaient pas de mots assez durs pour dénoncer l'attentisme de notre gouvernement à l'égard des mouvements tunisiens et égyptiens. Aujourd'hui, alors que la France s'est positionnée très vite aux côtés des combattants libyens de la liberté, ils semblent se délecter des propos du fils du massacreur de Tripoli et des extrêmes difficultés de nos diplomates pour faire pencher la balance onusienne vers la création d'une zone d'interdiction de vol sur Bengasi.
On peut ne pas être d'accord avec une ligne politique, bien heureusement... Mais je ne crois pas que le vrai combat démocratique soit de faire fluctuer son curseur personnel en fonction des malheurs ou des réussites de son adversaire. Les convictions ne sont pas des variables d'ajustement, asservies à de pseudo-stratégies d'officine partisane. Militer, se battre pour ses idées ne peut ressembler à des escarmouches de mercenaires, prêts à tout pour pour triompher.
Il y a quinze jours, Kadhafi tenait des propos que tous considéraient comme fous, aurait-il retrouvé si vite la raison ?
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