"La mort est parfois faussement accusée quand elle achève des vieillards qui par l'âge étaient déjà finis, déjà bien morts avant l'avènement de leur propre mort." Ahmadou Kourouma in "En attendant le vote des bêtes sauvages"... Ce titre d'un très bel ouvrage et cette citation ne s'inventent pas et pourraient peut être s'adapter au scrutin qui a eu lieu, hier dimanche, à Vic-Fézensac, petite bourgade gasconne surtout connue pour sa feria d'anthologie...
Chaque pentecôte, Vic se trouve envahie par 30 à 40000 festaïres qui viennent passablement bouleverser les habitudes des résidents. Devant les nuisances certaines et les mouvements d'humeurs d'une part importante de ses concitoyens, le maire, Michel Sanroma (PS), a donc décider d'organiser un référendum à trois réponses : le statu quo, un effort supplémentaire pour maîtriser les festivaliers et la suspension pour deux années de la manifestation.
Avec plus de 50% des suffrages sur 61% de la population ayant voté, c'est la troisième solution qui l'a emporté. Démocratie participative diront les uns, dévoiement de la responsabilité des élus insisteront les autres... Je ne vous étonnerai certainement pas en penchant fortement pour le deuxième postulat.
Sans peut être le savoir, nombre de ceux qui ont participé à ce scrutin, ont en réalité voté leur propre mort, la mort annoncé d'un village du Gers qui avait bâti sa réputation sur ses fêtes et sa capacité à se mobiliser pour faire vivre des moments inoubliables à ceux qui y participaient. Pentecôtavic où les plus grands matadors tremblaient devant des taureaux de légende, Tempo Latino qui a reçu pour la première fois en Europe le virtuose cubain, Compay Secundo, les premiers marchés de nuit du Sud Ouest, une piste de ski (!!!) pour le Noël 95, la liste serait longue des manifestations pour lesquelles ce bourg de 3000 âmes a défrayé la chronique. De tels événements ne vont certes pas sans de nombreux et pénibles inconvénients. Incivilités, bruits, ivrogneries, là aussi, les adversaires de la feria ont trouvé du grain à moudre, bien plus efficace que l'opposition frontale et stérile à la pratique de la tauromachie.
Au lieu de prendre un risque, de trancher, de décider, le maire, tel un "Ponce Pilate" nouveau genre, s'en est remis à ses électeurs, s'évitant ainsi peut être une fin de mandat tourmentée mais entraînant certainement sa commune vers une funeste léthargie.
Je suis tout à fait prêt à accepter qu'une telle manifestation puisse engendrer des désagréments importants, comme d'ailleurs la plupart des événements sur la voie publique et en ville. Mais au train où vont les humeurs des français, nos villes et villages vont se transformer en dortoirs paisibles mais si près du cimetière que j'en ai déjà froid dans le dos. Si les collègues de monsieur Sanroma avaient agi de même, nous n'aurions plus le Festival des Vieilles Charrues à Carhaix, le Carnaval de Rio ou la Fête de la Bière de Münich. Et en d'autres lieux, d'irascibles néo-ruraux ont cité au tribunal coqs chanteurs ou vaches tintinnabulantes...
Dans l'excellent film "Le bonheur est dans le pré", tourné dans le Gers non loin de Vic, un "parisien" interroge un gascon pour savoir pourquoi ils font sans cesse la fête. "Parce que demain nous serons peut être tous morts..." répond malicieusement le papé. Certains vicois sont morts hier, morts avant l'avènement de leur propre mort...
lundi 12 septembre 2011
dimanche 11 septembre 2011
Humain
11 septembre 2001 - 11 septembre 2011... J'ai mis un peu de temps à me décider à écrire sur ce funeste anniversaire. Non pas que je veuille éviter de faire comme tout le monde mais, dois-je l'avouer ici, je suis resté traumatisé par cet événement hors normes.
Oui, simplement, puérilement, ces images d'outre-Atlantique et d'outre-tombe restent tellement présentes à mon esprit que j'ai encore peur d'en parler, de m'exprimer sur ce sujet.
J'aime tant cette Grosse Pomme de New-York... Quand on a eu la chance de marcher nez au vent sur le pont de Brooklyn, de flâner dans Greenwich ou de déguster un burger aux pieds de Wall Street, on reste marqué à jamais par l'âme de cette ville fascinante et magique. Elle vous prend et ne vous lâche plus, maîtresse sensible et exigeante. Aucune cité de notre planète ne mérite plus le titre de ville du Monde, de creuset tourbillonnant de civilisations mélangeant descendants de russes blancs et chauffeurs de taxi haïtiens.
Pourtant la cruauté, la stupidité d'un extrémisme moyen-âgeux en a décidé autrement. Croyant abattre "le grand Satan", ces fous d'un dieu, sans âme ni raison, n'ont fait que donner un visage pour l'éternité à trois mille martyrs innocents. Le boomerang de l'histoire les a renvoyés près des flammes de l'enfer qu'ils avaient attisées par leurs actes barbares.
En revivant ces instants d'horreur, on se sent profondément humain face à la bestialité, terriblement fort face à tant de violence. Ils ont cru gagner une guerre de religion, ils n'ont fait qu'accélérer une nouvelle défaite de l'intolérance...
Oui, simplement, puérilement, ces images d'outre-Atlantique et d'outre-tombe restent tellement présentes à mon esprit que j'ai encore peur d'en parler, de m'exprimer sur ce sujet.
J'aime tant cette Grosse Pomme de New-York... Quand on a eu la chance de marcher nez au vent sur le pont de Brooklyn, de flâner dans Greenwich ou de déguster un burger aux pieds de Wall Street, on reste marqué à jamais par l'âme de cette ville fascinante et magique. Elle vous prend et ne vous lâche plus, maîtresse sensible et exigeante. Aucune cité de notre planète ne mérite plus le titre de ville du Monde, de creuset tourbillonnant de civilisations mélangeant descendants de russes blancs et chauffeurs de taxi haïtiens.
Pourtant la cruauté, la stupidité d'un extrémisme moyen-âgeux en a décidé autrement. Croyant abattre "le grand Satan", ces fous d'un dieu, sans âme ni raison, n'ont fait que donner un visage pour l'éternité à trois mille martyrs innocents. Le boomerang de l'histoire les a renvoyés près des flammes de l'enfer qu'ils avaient attisées par leurs actes barbares.
En revivant ces instants d'horreur, on se sent profondément humain face à la bestialité, terriblement fort face à tant de violence. Ils ont cru gagner une guerre de religion, ils n'ont fait qu'accélérer une nouvelle défaite de l'intolérance...
Les mains sales et la nausée...
Après les épisodes pagnolesques des marins d'eaux saumâtres Guérini et de Navarro, nous partons aujourd'hui, dans le Journal du Dimanche, pour un remake d'Out of Africa version Chirac-Villepin... Un avocat des basses oeuvres, Robert Bourgi dénonce, dans un interview surréaliste, les pratiques maffieuses au plus haut sommet de l'Etat. Pour une fois, l'actuel locataire de l'Elysée y est épargné et ce sont son prédécesseur, Jacques Chirac, et son ennemi intime, Dominique de Villepin, qui ont droit aux tirs de barrage médiatiques.
Même si nous sommes de plus en plus habitués, hélas, à tout entendre et tout lire, il faut avouer que là, les bras m'en tombent. Écoeurement, déception, colère froide, je ne sais quel sentiment m'étreint le plus. J'accuse tous ces personnages, ceux que l'ont connaît et tous ceux qui sont passés entre les mailles des filets journalistiques ou judiciaires, de salir notre nation et ses idéaux, de fouler aux pieds la démocratie et de bafouer le peuple de France et la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen. Comment, sous de fallacieux prétextes, peut-on en être arrivé là ? Prisonniers d'une soif inextinguible du pouvoir et des honneurs, malades du paraître et des faux semblants, ils font le lit des extrêmes, guère plus recommandables qu'eux mais aux discours si simplistes que bon nombre de nos concitoyens les préfèrent à ceux de nos magouilleurs institutionnels.
Faudra-t-il en arriver à un soulèvement populaire avec toutes les conséquences que l'on peut craindre pour qu'enfin, nous fassions table rase du passé et de ces méthodes aberrantes ? J'aime la vie publique et la politique, par dessus tout... Et je ne veux ni peux plus accepter que mon pays, ma république cautionne d'hallucinantes révélations sur les agissements de ceux qui nous gouvernent, à tous les niveaux et de tous les bords.
2012 arrive à grand pas et celui ou celle qui tentera d'obtenir mon suffrage, devra, bien plus que des promesses et des idées, montrer "patte blanche" et faire en sorte d'arriver devant nous, français, sans compromissions ni zones d'ombre. Il y a du boulot... Les écuries d'Augias débordent...
Même si nous sommes de plus en plus habitués, hélas, à tout entendre et tout lire, il faut avouer que là, les bras m'en tombent. Écoeurement, déception, colère froide, je ne sais quel sentiment m'étreint le plus. J'accuse tous ces personnages, ceux que l'ont connaît et tous ceux qui sont passés entre les mailles des filets journalistiques ou judiciaires, de salir notre nation et ses idéaux, de fouler aux pieds la démocratie et de bafouer le peuple de France et la déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen. Comment, sous de fallacieux prétextes, peut-on en être arrivé là ? Prisonniers d'une soif inextinguible du pouvoir et des honneurs, malades du paraître et des faux semblants, ils font le lit des extrêmes, guère plus recommandables qu'eux mais aux discours si simplistes que bon nombre de nos concitoyens les préfèrent à ceux de nos magouilleurs institutionnels.
Faudra-t-il en arriver à un soulèvement populaire avec toutes les conséquences que l'on peut craindre pour qu'enfin, nous fassions table rase du passé et de ces méthodes aberrantes ? J'aime la vie publique et la politique, par dessus tout... Et je ne veux ni peux plus accepter que mon pays, ma république cautionne d'hallucinantes révélations sur les agissements de ceux qui nous gouvernent, à tous les niveaux et de tous les bords.
2012 arrive à grand pas et celui ou celle qui tentera d'obtenir mon suffrage, devra, bien plus que des promesses et des idées, montrer "patte blanche" et faire en sorte d'arriver devant nous, français, sans compromissions ni zones d'ombre. Il y a du boulot... Les écuries d'Augias débordent...
mercredi 7 septembre 2011
Le crépuscule des Dieux
Chirac, Halliday, Strauss-Kahn... Cette rentrée, même pas scolaire, ressemble à s'y méprendre à un requiem pour dinosaures en perdition. Ils furent, chacun dans leurs registres, à l'apogée de la célébrité. Faisant rêver leurs supporteurs, chavirer le coeur des fans et trembler leurs adversaires, ces trois bêtes de scène avaient conquis, à force de luttes et de coups plus ou moins bas, gloire et positions enviables. Puis l'âge, l'usure du pouvoir et de la vie trépidante ou des comportements erratiques ont produit leur lent ouvrage, corrodant, rognant et broyant des êtres que l'on pouvait croire indestructibles et promis à une quasi-éternité médiatique.
Chirac a perdu un peu de sa tête, Johnny beaucoup de sa voix et DSK toute sa réputation de meilleur challenger de Nicolas Sarkozy... Bilan calamiteux pour les uns, suite logique d'une fin de règne pour d'autres, le résultat est là : tournons la page, leurs pages et pensons notre avenir sans eux.
De toutes manières, Jacques Chirac, sans avoir jamais été présent dans un prétoire, a déjà été jugé par la postérité, metteur en scène qu'il fut d'un théâtre d'ombres et d'un système politique d'un autre temps. De même, notre star du rock à la française restera dans le coeur de nos concitoyens comme ce personnage des nouvelles légendes urbaines, fantôme des nuits tropéziennes et des studios californiens. Ce n'est pas en remontant sur les planches théâtrales avant de finir entre quatre, qu'il redeviendra la vedette qu'il fût. Enfin, celui qui dinait avec Barack Obama juste avant de vouloir "consommer" une femme de ménage de l'Hôtel Sofitel New-York, tente, aux milieux des décombres encore fumant de sa réputation, de revenir au devant de la scène politique nationale. Tel la Pythie de la Place des Vosges, il est attendu par des médias sans imagination pour débiter au mieux des excuses et son testament politique, au pire des oracles dévastateurs pour son camp politique.
RIP à tous trois... Aux historiens, chroniqueurs et autres critiques de faire, maintenant, que ces fins crépusculaires et dramatiques soient repeintes aux couleurs d'une saga immémoriale.
Chirac a perdu un peu de sa tête, Johnny beaucoup de sa voix et DSK toute sa réputation de meilleur challenger de Nicolas Sarkozy... Bilan calamiteux pour les uns, suite logique d'une fin de règne pour d'autres, le résultat est là : tournons la page, leurs pages et pensons notre avenir sans eux.
De toutes manières, Jacques Chirac, sans avoir jamais été présent dans un prétoire, a déjà été jugé par la postérité, metteur en scène qu'il fut d'un théâtre d'ombres et d'un système politique d'un autre temps. De même, notre star du rock à la française restera dans le coeur de nos concitoyens comme ce personnage des nouvelles légendes urbaines, fantôme des nuits tropéziennes et des studios californiens. Ce n'est pas en remontant sur les planches théâtrales avant de finir entre quatre, qu'il redeviendra la vedette qu'il fût. Enfin, celui qui dinait avec Barack Obama juste avant de vouloir "consommer" une femme de ménage de l'Hôtel Sofitel New-York, tente, aux milieux des décombres encore fumant de sa réputation, de revenir au devant de la scène politique nationale. Tel la Pythie de la Place des Vosges, il est attendu par des médias sans imagination pour débiter au mieux des excuses et son testament politique, au pire des oracles dévastateurs pour son camp politique.
RIP à tous trois... Aux historiens, chroniqueurs et autres critiques de faire, maintenant, que ces fins crépusculaires et dramatiques soient repeintes aux couleurs d'une saga immémoriale.
dimanche 4 septembre 2011
Chronique d'Asie
2018… Coupe du Monde de Football dans un pays
improbable sur un stade impossible, tenez par exemple au hasard, le Qatar… D’un
côté une équipe de quatre joueurs, 150 kilogrammes de moyenne, pas de goal et des cages qui couvrent tout le
fond du terrain. De l’autre, 25 footballeurs, légers, mobiles avec 6
gardiens et des filets qui varient de
cinquante centimètres de large à deux mètres maximum suivant les humeurs du capitaine et la vitesse du vent. Ne me demandez pas de
combien l’équipe d’Asie a écrasé celle d’Europe, le score en est devenu anecdotique tellement il fut lourd...
Cette
chronique fictive pourrait être celle de la future compétition mondiale de ballon rond, mais elle est plutôt celle de la guerre économique et politique qui fait
actuellement rage sur notre planète, avec ses règles faussées et ses principes de jeux différents d'un pays à l'autre.
Pensant la gagner, forts de notre prétendue mission civilisatrice et démocratique, nous avons laissé filer des batailles et pénétrer l'adversaire au plus profond de nos défenses. Si cette stratégie a pu sourire à l'Empire russe ou soviétique en son temps face à Napoléon ou aux troupes nazies, il m'étonnerait que cela marche pour nos économies aux bords de l'asphyxie sociale et financière.
Pensant la gagner, forts de notre prétendue mission civilisatrice et démocratique, nous avons laissé filer des batailles et pénétrer l'adversaire au plus profond de nos défenses. Si cette stratégie a pu sourire à l'Empire russe ou soviétique en son temps face à Napoléon ou aux troupes nazies, il m'étonnerait que cela marche pour nos économies aux bords de l'asphyxie sociale et financière.
Pays de rien, pays de faim et pays de mains, l'Asie a su, aujourd'hui, de même que l'Amérique du Sud ou l'Afrique demain, nous prendre à notre propre piège, celui de l'ouverture. Nous faisant miroiter des marchés mirobolants, ils nous ont charmés pour baisser notre garde aux frontières, filer nos technologies, nos cerveaux et ont même acheté les bijoux de famille. Nous avons cru benoitement qu'il suffisait d'être coopératifs et patients pour que ces pays basculent dans le modèle que nous rêvions pour eux. Mais que connaissions nous de leurs vies et de leurs rêves ?
Par une petite expérience et par finalement pas mal de séjours tant au Japon, qu'en Corée, Chine ou Thaïlande, j'ai de plus en plus la ferme impression que nous vivons là sur un mirage qui nous conduit droit dans le mur. Nous ignorons tout ou presque de la vie de ceux qui sont en train de nous broyer sans aucune espèce de pudeur. Comment pouvons-nous nous battre à armes égales quand un salaire moyen "correct" à Bangkok est de 120 euros par mois avec 10 de charges sociales et est six fois inférieur à ce que l'on considère en France comme le minimum vital, le RSA ? Nous passons notre temps à nous ressasser notre passé triomphant en priant pour un avenir meilleur. Ils n'imaginent que leur présent et leur futur très proche.
Nous ne savons rien d'eux alors qu'ils connaissent tout de nous, nos rêves, nos habitudes et nos failles. A longueur de séries télévisées, de communication ou de publicités, nous leur avons déversé notre message de consommation à outrance, de luxe et de "progrès". Ils ont pris ce qu'il y avait à prendre, travaillant sans relâche et nous abandonnant à nos fantasmes démocratiques et nos idées pour un monde meilleur à la sauce occidentale.
Je nous crois devenus chasseurs chassés et blessés si grièvement que les soins à prodiguer se doivent d'être faits sans délai ni tergiversations. J'entends déjà certains se dire avec gourmandise que j'ai basculé dans le camp retranché des euro-sceptiques et des conservateurs nationalistes. Foutaises ! J'ai juste envie de plus d'Europe et de mieux d'Europe, juste envie de plus de frontières et de mieux de frontières. Donnons nous un vrai gouvernement européen et appliquons sans barguigner la TVA sociale, écologique et les taxes sur les transactions financières à nos frontières élargies d'une Europe lucide et ferme dans ses convictions. Nous ne voulons pas renoncer à nos avantages acquis, à notre système de protection sociale alors faisons en sorte de les protéger et de les faire payer par ceux qui sont en train de les abattre. L'Organisation Mondiale du Commerce -OMC- que nous échafaudions comme la panacée à tous les maux de la planète, est devenue les pompes funèbres générales de l'économie européenne et de notre patrimoine industriel. Posons donc des règles du jeu équitables et non pas égalitaires comme nous le serinent sans cesse les tenants du tout mondialisme béat. L'Europe et l'Euro, malgré tout ce que l'on peut en dire, ont été des avancées formidables à la seule condition de rester aux services des peuples qui les ont portés. Les fourvoyer à l'image des espoirs ultra-libéraux ou les abandonner comme le souhaitent les nationalistes de tous crins, serait un recul fatal. Les renforcer et leur donner enfin la masse critique politique ressemble de plus en plus à une nécessité vitale.
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lundi 25 juillet 2011
Ne changez pas !!!
Le drame terrible vécu par le peuple norvégien m'emmène à au moins une réaction, un cri du coeur : "ne changez pas !". Malgré les polémiques sur la réactivité des secours, malgré les nuages noirs de l'extrémisme, malgré le ressentiment qui pourrait poindre, j'espère simplement que ce petit pays à la grande histoire restera cette démocratie exemplaire, simple et respectueuse de droits de chacun.
« Alors qu'une bonne action doit appeler l'approbation, et une mauvaise, la réprobation, le fauteur de l'acte, qu'il soit bon ou mauvais, mérite toujours respect ou pitié, selon le cas. « Hais le péché, non le pécheur » – c'est là un précepte que l'on applique rarement, s'il est aisé à comprendre ; et c'est pourquoi le venin de haine se répand si vite dans le monde. L'ahimsâ est le fondement de la quête de vérité. Il n'est pas de jour où je ne m'aperçoive, en réalité, que cette quête est vaine, si elle ne se fonde pas sur l'ahimsâ. S'opposer à un système, l'attaquer, c'est bien ; mais s'opposer à son auteur, et l'attaquer, cela revient à s'opposer à soi-même, à devenir son propre assaillant. Car la même brosse nous a peints ; nous avons pour père le même et unique Créateur, et de ce fait les facultés divines que nous recélons en nous sont infinies. Manquer à un seul être humain, c'est manquer à ces facultés divines, et par là même faire tort non seulement à cet être, mais, avec lui, au monde entier. » Que l'on soit croyant ou pas, chrétien, bouddhiste, musulman ou autres, ces mots du Mahatma Gandhi se doivent de nous guider et démontrer que nos démocraties sont plus fortes que ceux qui s'y opposent, plus fortes que les avatars violents et pervers qu'elles peuvent générer.
Par son respect, sa profonde modération et son émotion sincère, le peuple norvégien semble vouloir nous donner une superbe démonstration de force, la force des larmes de son roi, la force du calme de ces parents bouleversés, la force d'un pardon populaire quasi-impensable chez nous. Essayons juste d'imaginer nos réactions si nous avions été touchés comme l'a été cette nation ? Je n'ose y penser... "Jeg beundrer deg og vi misunner dere, folk i Norge" - Je vous admire et nous vous envions, peuple de Norvège...
« Alors qu'une bonne action doit appeler l'approbation, et une mauvaise, la réprobation, le fauteur de l'acte, qu'il soit bon ou mauvais, mérite toujours respect ou pitié, selon le cas. « Hais le péché, non le pécheur » – c'est là un précepte que l'on applique rarement, s'il est aisé à comprendre ; et c'est pourquoi le venin de haine se répand si vite dans le monde. L'ahimsâ est le fondement de la quête de vérité. Il n'est pas de jour où je ne m'aperçoive, en réalité, que cette quête est vaine, si elle ne se fonde pas sur l'ahimsâ. S'opposer à un système, l'attaquer, c'est bien ; mais s'opposer à son auteur, et l'attaquer, cela revient à s'opposer à soi-même, à devenir son propre assaillant. Car la même brosse nous a peints ; nous avons pour père le même et unique Créateur, et de ce fait les facultés divines que nous recélons en nous sont infinies. Manquer à un seul être humain, c'est manquer à ces facultés divines, et par là même faire tort non seulement à cet être, mais, avec lui, au monde entier. » Que l'on soit croyant ou pas, chrétien, bouddhiste, musulman ou autres, ces mots du Mahatma Gandhi se doivent de nous guider et démontrer que nos démocraties sont plus fortes que ceux qui s'y opposent, plus fortes que les avatars violents et pervers qu'elles peuvent générer.
Par son respect, sa profonde modération et son émotion sincère, le peuple norvégien semble vouloir nous donner une superbe démonstration de force, la force des larmes de son roi, la force du calme de ces parents bouleversés, la force d'un pardon populaire quasi-impensable chez nous. Essayons juste d'imaginer nos réactions si nous avions été touchés comme l'a été cette nation ? Je n'ose y penser... "Jeg beundrer deg og vi misunner dere, folk i Norge" - Je vous admire et nous vous envions, peuple de Norvège...
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jeudi 14 juillet 2011
Lettre ouverte d'un "cocu" qui n'a plus envie de payer la chambre...
Entre reportages sur l'emploi dans la restauration en saison estivale et débat sur le projet des candidats à la primaire socialiste, je ne sais plus si je dois me considérer comme un esclavagiste moderne ou comme un mafieux blanchissant ses capitaux dans quelque paradis fiscal...
Systématiquement, que ce soit Arnaud Montebourg ou sa première secrétaire en vacance, Martine Aubry, il n'est pas de discours, d'interview ou de déclaration programmatique sans que la baisse de la TVA dans la restauration soit stigmatisée et avec, cette engeance semble-t-il malfaisante que sont les patrons des milliers d'établissements français, aquitains ou périgourdins qui ont "bénéficié" de ce "cadeau fiscal" indu.
Madame la Députée de le 3ème circonscription de Dordogne, Messieurs les Sénateurs et Députés de la 1ère et 4ème de Dordogne, je me permets donc de vous inviter dans ma modeste entreprise pour que nous puissions enfin parler de cette mesure qui paraît provoquer dans votre parti politique, le PS, une levée de boucliers sans précédent.
Je voudrais, par cette rencontre, vous expliquer ce que cela représente pour notre profession, vous faire partager combien est importante la faiblesse économique de ce tissu de petits établissements maillant notre territoire. Germinal Peiro, vous vous êtes fait le chantre de la sauvegarde de la ruralité. Vous êtes-vous posé la question de savoir quels sont les derniers commerces qui restent encore ouverts dans nos villages ? Le bistrot ou le restaurant... Qu'est-ce qui fait l'attrait touristique de nos bastides et villes classées ? Les mêmes... Pascal Deguilhem, en sportif averti, vous aimez les sympathiques troisièmes mi-temps ? Sans un bar ouvert ou une table festive pour accueillir un quinze en goguette, c'est bien moins amusant...
Je n'ai pas honte de le dire mais cette mesure a sauvé mon entreprise et avec elle, les dix-huit salariés qui se battent au quotidien pour leur emploi. Je ne suis pas le seul dans ce cas même si beaucoup de mes collègues ont trop de pudeur à l'avouer. Dans les 190 établissements du grand Périgueux, nous nous escrimons tous pour nos boites, avec des horaires de fous, des charges et des obligations sans cesse accrues. Et tout cela pour s'entendre dire que nous sommes des "privilégiés" gâtés par le système ? Cela suffit ! J'en ai par dessus la poêle à frire de passer pour un exploiteur, confit de fric et mauvais citoyen. Je ne suis ni le groupe Total ni Madame de Bettencourt, ne mélangeons pas tout. Ou alors il faudra venir aussi expliquer à nos salariés que l'année 2012 risque d'être pour eux celle du chômage, de la précarité et du retour aux vaches maigres.
Car derrière la baisse de la TVA à 5,5%, beaucoup de donneurs de leçon médiatique omettent de dire qu'il s'est agi de nous placer à armes égales avec la restauration rapide, qu'aucun secteur de l'économie française, depuis, n'a autant embauché en période de crise, que nous sommes employeurs de beaucoup de jeunes en rupture scolaire sans qualification ni avenir.
En cas de rétablissement au taux supérieur de TVA pour l'ensemble de la restauration, devra-t-on donc renoncer à la prime versée chaque année à nos salariés, à la mutuelle générale mise en place pour tous, aux embauches d'apprentis supplémentaires (2 pour mon entreprise) et espérer le retour des aides à l'emploi que nous avons tous perdu (près de 3000 euros par mois concernant ma société) ? J'aimerais connaître de votre part ce qui accompagnera cette réforme fiscale qui va nous toucher de plein fouet. C'est important non seulement pour la survie de nos entreprises mais aussi dans l'optique de l'accomplissement de notre devoir citoyen.
NDLR : Le texte que vous venez de parcourir a été envoyé aux cinq parlementaires de Dordogne appartenant au Parti Socialiste.
Systématiquement, que ce soit Arnaud Montebourg ou sa première secrétaire en vacance, Martine Aubry, il n'est pas de discours, d'interview ou de déclaration programmatique sans que la baisse de la TVA dans la restauration soit stigmatisée et avec, cette engeance semble-t-il malfaisante que sont les patrons des milliers d'établissements français, aquitains ou périgourdins qui ont "bénéficié" de ce "cadeau fiscal" indu.
Madame la Députée de le 3ème circonscription de Dordogne, Messieurs les Sénateurs et Députés de la 1ère et 4ème de Dordogne, je me permets donc de vous inviter dans ma modeste entreprise pour que nous puissions enfin parler de cette mesure qui paraît provoquer dans votre parti politique, le PS, une levée de boucliers sans précédent.
Je voudrais, par cette rencontre, vous expliquer ce que cela représente pour notre profession, vous faire partager combien est importante la faiblesse économique de ce tissu de petits établissements maillant notre territoire. Germinal Peiro, vous vous êtes fait le chantre de la sauvegarde de la ruralité. Vous êtes-vous posé la question de savoir quels sont les derniers commerces qui restent encore ouverts dans nos villages ? Le bistrot ou le restaurant... Qu'est-ce qui fait l'attrait touristique de nos bastides et villes classées ? Les mêmes... Pascal Deguilhem, en sportif averti, vous aimez les sympathiques troisièmes mi-temps ? Sans un bar ouvert ou une table festive pour accueillir un quinze en goguette, c'est bien moins amusant...
Je n'ai pas honte de le dire mais cette mesure a sauvé mon entreprise et avec elle, les dix-huit salariés qui se battent au quotidien pour leur emploi. Je ne suis pas le seul dans ce cas même si beaucoup de mes collègues ont trop de pudeur à l'avouer. Dans les 190 établissements du grand Périgueux, nous nous escrimons tous pour nos boites, avec des horaires de fous, des charges et des obligations sans cesse accrues. Et tout cela pour s'entendre dire que nous sommes des "privilégiés" gâtés par le système ? Cela suffit ! J'en ai par dessus la poêle à frire de passer pour un exploiteur, confit de fric et mauvais citoyen. Je ne suis ni le groupe Total ni Madame de Bettencourt, ne mélangeons pas tout. Ou alors il faudra venir aussi expliquer à nos salariés que l'année 2012 risque d'être pour eux celle du chômage, de la précarité et du retour aux vaches maigres.
Car derrière la baisse de la TVA à 5,5%, beaucoup de donneurs de leçon médiatique omettent de dire qu'il s'est agi de nous placer à armes égales avec la restauration rapide, qu'aucun secteur de l'économie française, depuis, n'a autant embauché en période de crise, que nous sommes employeurs de beaucoup de jeunes en rupture scolaire sans qualification ni avenir.
En cas de rétablissement au taux supérieur de TVA pour l'ensemble de la restauration, devra-t-on donc renoncer à la prime versée chaque année à nos salariés, à la mutuelle générale mise en place pour tous, aux embauches d'apprentis supplémentaires (2 pour mon entreprise) et espérer le retour des aides à l'emploi que nous avons tous perdu (près de 3000 euros par mois concernant ma société) ? J'aimerais connaître de votre part ce qui accompagnera cette réforme fiscale qui va nous toucher de plein fouet. C'est important non seulement pour la survie de nos entreprises mais aussi dans l'optique de l'accomplissement de notre devoir citoyen.
NDLR : Le texte que vous venez de parcourir a été envoyé aux cinq parlementaires de Dordogne appartenant au Parti Socialiste.
samedi 9 juillet 2011
Une tête bien faite
Les résultats du BAC sont tombés... Les mentions et les mines avec... Mêlé subrepticement aux heureux (en grande majorité...) récipiendaires de leurs feuilles de notes, j'ai eu quelques plaisirs à écouter les commentaires des uns et des autres. "Tu as eu combien ?"... "La mention ? Ah oui... Pas mal..." La plupart soufflant déjà d'avoir simplement eu le diplôme, passe obligatoire pour sauter dans la vie estudiantine, certains avaient malgré tout la mine un peu déconfite d'avoir raté, parfois de quelques points, cette mention qui les plaçait au sommet du nirvana lycéen. Parmi eux, un de ces grands échalas dont la nouvelle génération à le secret, égrenait ses notes d'une voix pâle : "Maths, 20; SVT, 18; physique, 17..." Diable, la mention "Très Bien" devait être dans la poche, surtout en série S. Et bien, non ! Car la guillotine de la philosophie était passée par là avec un 3 sans appel.
Malgré critiques et polémiques, ce vieux baccalauréat conserve finalement toute ma sympathie et mon soutien. Sous mes yeux de père attendri, la création napoléonienne avait démontré par "A+B" le vieil adage "mieux vaut un tête bien faite qu'une tête bien pleine". Les matières littéraires, superflues pour certains mais essentielles pour moi, doivent garder contre vents et marées leur importance dans les cursus lycéens et universitaires. Devrais-je rappeler à nos matheux et scientifiques que leurs plus grands pairs étaient aussi des philosophes et des humanistes. Galilée, Einstein, Darwin ou Thales, tout en théorisant les sciences, ont aussi contribué à faire avancer la pensée humaine. Quand on touche à un tel savoir, on approche ce que certains appellent le divin, d'autres, la vie et l'humanité, tous, la conscience. Science et conscience, un sujet de philosophie qui devrait être décortiqué dès l'entrée en classe de terminale S pour pointer du doigt cette nécessaire démarche humaniste et ouverte de tout élève en quête de savoir.
Malgré critiques et polémiques, ce vieux baccalauréat conserve finalement toute ma sympathie et mon soutien. Sous mes yeux de père attendri, la création napoléonienne avait démontré par "A+B" le vieil adage "mieux vaut un tête bien faite qu'une tête bien pleine". Les matières littéraires, superflues pour certains mais essentielles pour moi, doivent garder contre vents et marées leur importance dans les cursus lycéens et universitaires. Devrais-je rappeler à nos matheux et scientifiques que leurs plus grands pairs étaient aussi des philosophes et des humanistes. Galilée, Einstein, Darwin ou Thales, tout en théorisant les sciences, ont aussi contribué à faire avancer la pensée humaine. Quand on touche à un tel savoir, on approche ce que certains appellent le divin, d'autres, la vie et l'humanité, tous, la conscience. Science et conscience, un sujet de philosophie qui devrait être décortiqué dès l'entrée en classe de terminale S pour pointer du doigt cette nécessaire démarche humaniste et ouverte de tout élève en quête de savoir.
lundi 4 juillet 2011
Allez, vous en reprendrez bien un peu...
L'image de Nafissatou Diallo se ternissant au fil de l'instruction, aussitôt les tenants de la thèse du complot dans l'affaire DSK reprennent du poil de la bête. Voyant des agents doubles partout, des officines dans tous les coins, ils argumentent doctement sur les médias, lançant rumeurs, poncifs et autres suppositions...
En premier, ce qui me frappe est qu'on oublie un peu vite ce que d'aucuns appellent "le temps judiciaire" qui pour l'heure a seulement souligné la mise en liberté provisoire de l'ancien patron du FMI. Demain, peut-être, ce sera la prononciation du non-lieu. Faut-il indiquer ici la définition de cette démarche judiciaire essentielle ? L'abandon des poursuites car les faits ne sont pas assez constitués, par absence de preuve... Il ne s'agit en aucun cas d'un acquittement ou d'une relaxe, venant après un procès.
Enfin en second lieu, celui que ses amis, et je les comprends, s'évertuent à défendre contre vents et marées et même contre lui-même, est devenu aux yeux du monde et de nos concitoyens un drôle de "loulou". Car qu'on le veuille ou non, ce que l'on a retrouvé sur le col de la femme de ménage du Sofitel est bien une sécrétion émanant d'un personnage à l'activité sexuelle que je qualifierais de débordante... Quoi que l'on fasse ou dise, on aura bien du mal à me faire oublier cette soif charnelle quasi-maladive pour le sexe faible. Le chapelet des conquêtes, entorses et séductions commence à faire un peu tâche sur le CV d'un potentiel candidat à la magistrature suprême.
Je ne crois pas à cette théorie du complot venant d'en haut, mais vraiment pas. Je crois plus à la faiblesse de la chair, à l'éternel besoin de séduction et de pouvoir sur les êtres d'un grand fauve politique qui s'est perdu un matin de mai dans la suite d'un hôtel de luxe. Il est peut-être tombé dans un piège grossier mais c'est avant tout son appétit démesuré qui l'a précipité dans l'abîme de la justice et du jugement des hommes.
Et comme si cela ne suffisait pas, une de ses "conquêtes" françaises, Tristane Banon, porte aujourd'hui plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol... Allez, vous en reprendrez bien un peu...
En premier, ce qui me frappe est qu'on oublie un peu vite ce que d'aucuns appellent "le temps judiciaire" qui pour l'heure a seulement souligné la mise en liberté provisoire de l'ancien patron du FMI. Demain, peut-être, ce sera la prononciation du non-lieu. Faut-il indiquer ici la définition de cette démarche judiciaire essentielle ? L'abandon des poursuites car les faits ne sont pas assez constitués, par absence de preuve... Il ne s'agit en aucun cas d'un acquittement ou d'une relaxe, venant après un procès.
Enfin en second lieu, celui que ses amis, et je les comprends, s'évertuent à défendre contre vents et marées et même contre lui-même, est devenu aux yeux du monde et de nos concitoyens un drôle de "loulou". Car qu'on le veuille ou non, ce que l'on a retrouvé sur le col de la femme de ménage du Sofitel est bien une sécrétion émanant d'un personnage à l'activité sexuelle que je qualifierais de débordante... Quoi que l'on fasse ou dise, on aura bien du mal à me faire oublier cette soif charnelle quasi-maladive pour le sexe faible. Le chapelet des conquêtes, entorses et séductions commence à faire un peu tâche sur le CV d'un potentiel candidat à la magistrature suprême.
Je ne crois pas à cette théorie du complot venant d'en haut, mais vraiment pas. Je crois plus à la faiblesse de la chair, à l'éternel besoin de séduction et de pouvoir sur les êtres d'un grand fauve politique qui s'est perdu un matin de mai dans la suite d'un hôtel de luxe. Il est peut-être tombé dans un piège grossier mais c'est avant tout son appétit démesuré qui l'a précipité dans l'abîme de la justice et du jugement des hommes.
Et comme si cela ne suffisait pas, une de ses "conquêtes" françaises, Tristane Banon, porte aujourd'hui plainte contre Dominique Strauss-Kahn pour tentative de viol... Allez, vous en reprendrez bien un peu...
dimanche 3 juillet 2011
Mesdames et messieurs les... sectaires, je vous salue !
Chaque jour, presque chaque heure, parce que c'est ma passion, je scrute l'horizon politique, social et économique de notre société... Facebook, blogs divers et variés, sites d'organes de presse, journaux, radios et émissions de télévision, tout est bon, tout fait ventre pour tenter de me repaître de cette manne d'actualités et d'informations.
Mais comme à table après un repas trop copieux, trop gras, sans aucune finesse, j'ai le coeur au bord des lèvres, écoeuré à bien des égards par le sectarisme aveugle de beaucoup. Sous prétexte d'opinion ou d'opposition, l'autre, celui qui pense ou vit différemment, devient l'ennemi, l'homme à abattre par tous les moyens. Rien de ce qu'il peut faire ne trouve grâce aux yeux de ces sectaires, prêts à se contredire uniquement pour le tacler.
Ragots, rumeurs, interprétations, extrapolations, la langue française regorge de synonymes pour qualifier ce qui se lit à longueur de "murs facebookiens", les tenants d'un camp exhumant des tréfonds de la toile informations tronquées et avis "d'experts". Il faut une bonne dose de sang froid, de modération et de recul pour arriver à trier le bon grain de l'ivraie et ne pas renvoyer tous ces donneurs de leçons partiaux à leur chères études démocratiques. Accusant l'adversaire de clivage, ils n'hésitent pourtant pas à opposer leurs propres camps et à relancer l'éternelle lutte des classes. Stigmatisant les erreurs supposées des uns, ils effacent prestement de leur mémoire celles qui ont été commises en leurs temps.
J'aime à dire que la politique ce n'est pas la guerre... Que toute opinion est bonne à écouter et à comprendre et que "mon" adversaire peut aussi avoir raison et moi, tort. Ce même adversaire peut aussi poser les bonnes questions et donner de mauvaises réponses, à moi donc d'essayer de le convaincre que si sa direction est bonne, le chemin emprunté est pavé de mauvaises intentions. Une vie en politique signifie aussi parfois de changer d'avis. D'aucuns diront que je suis une girouette... N'est-ce pas Edgar Faure, expert en la matière et grand politique devant l'éternel, qui déclarait que "ce ne sont pas les girouettes qui tournent, mais le vent..." Et dieux et diables savent comme les vents soufflent par temps de crise. Alors, mesdames et messieurs les sectaires, je vous salue et espère de tout coeur que vous vous reconnaîtrez dans mes propos. Peut-être le début d'une rédemption..?
Mais comme à table après un repas trop copieux, trop gras, sans aucune finesse, j'ai le coeur au bord des lèvres, écoeuré à bien des égards par le sectarisme aveugle de beaucoup. Sous prétexte d'opinion ou d'opposition, l'autre, celui qui pense ou vit différemment, devient l'ennemi, l'homme à abattre par tous les moyens. Rien de ce qu'il peut faire ne trouve grâce aux yeux de ces sectaires, prêts à se contredire uniquement pour le tacler.
Ragots, rumeurs, interprétations, extrapolations, la langue française regorge de synonymes pour qualifier ce qui se lit à longueur de "murs facebookiens", les tenants d'un camp exhumant des tréfonds de la toile informations tronquées et avis "d'experts". Il faut une bonne dose de sang froid, de modération et de recul pour arriver à trier le bon grain de l'ivraie et ne pas renvoyer tous ces donneurs de leçons partiaux à leur chères études démocratiques. Accusant l'adversaire de clivage, ils n'hésitent pourtant pas à opposer leurs propres camps et à relancer l'éternelle lutte des classes. Stigmatisant les erreurs supposées des uns, ils effacent prestement de leur mémoire celles qui ont été commises en leurs temps.
J'aime à dire que la politique ce n'est pas la guerre... Que toute opinion est bonne à écouter et à comprendre et que "mon" adversaire peut aussi avoir raison et moi, tort. Ce même adversaire peut aussi poser les bonnes questions et donner de mauvaises réponses, à moi donc d'essayer de le convaincre que si sa direction est bonne, le chemin emprunté est pavé de mauvaises intentions. Une vie en politique signifie aussi parfois de changer d'avis. D'aucuns diront que je suis une girouette... N'est-ce pas Edgar Faure, expert en la matière et grand politique devant l'éternel, qui déclarait que "ce ne sont pas les girouettes qui tournent, mais le vent..." Et dieux et diables savent comme les vents soufflent par temps de crise. Alors, mesdames et messieurs les sectaires, je vous salue et espère de tout coeur que vous vous reconnaîtrez dans mes propos. Peut-être le début d'une rédemption..?
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