Alors, messieurs les comiques donneurs de leçons, Roselyne Bachelot est parfois une gaffeuse, a un rire communicatif, des tailleurs roses bonbon mais elle sait aussi forcer le respect. Elle a des convictions, elle les défend bec et ongles et surtout elle sait passer outre les simples postures de "comm" pour affirmer ses sentiments profonds parfois à l'encontre de son propre camp. Que ceux qui aiment tant la moquer se rappellent juste son combat solitaire et courageux pour le PACS. C'est autre chose que tous ces "bêlants" sans aucune vergogne accrochés à leurs mandats comme des arapèdes à un rocher.
vendredi 3 février 2012
Chapeau...
Elle n'a "que" 65 ans (pardon Madame...). Elle a été réélue sans discontinuer sur la même circonscription depuis 1988. Elle a occupé des postes ministériels plus de 7 années. Et pourtant elle "raccroche les crampons" pour faire de la politique autrement suivant ses déclarations.
mardi 31 janvier 2012
Popaul Emploi
Une éducatrice de 53 ans, au chômage dans l'Hérault, s'est vue proposer un emploi de danseuse topless dans un cabaret de la région sétoise. Nonobstant le rapprochement croustillant qu'on pourrait faire avec la tradition poissonnière de cette région languedocienne, il faut avouer tout de même que les "machines" de Pôle-Emploi manquent cruellement de discernement.
J'ai personnellement souvenir, après la fin d'un de mes contrats dans la fonction publique territoriale, d'avoir été rappelé, une quinzaine de jours après par les services de feu ANPE, pour que je pose candidature à ce même poste. Ce que j'ai fait consciencieusement afin de ne pas risquer de perdre mes droits...
J'enjoins cette dame d'en faire de même, sans être obligée, non plus, de participer aux sélections. Il serait stupide d'être radiée et de se retrouver pour de bon "à poils"...
J'ai personnellement souvenir, après la fin d'un de mes contrats dans la fonction publique territoriale, d'avoir été rappelé, une quinzaine de jours après par les services de feu ANPE, pour que je pose candidature à ce même poste. Ce que j'ai fait consciencieusement afin de ne pas risquer de perdre mes droits...
J'enjoins cette dame d'en faire de même, sans être obligée, non plus, de participer aux sélections. Il serait stupide d'être radiée et de se retrouver pour de bon "à poils"...
lundi 23 janvier 2012
Wait'n see
Disons-le sans ambages, François Hollande a été bon hier dans son grand discours du Bourget. Nonobstant les pantalonnades du "va-nu-pieds" Noah, le candidat PS à la présidentielle a été lyrique mais pas trop, intime juste ce qu'il faut et suffisamment bout-en-train pour chauffer une salle de 25000 militants affamés. Avançant dans son "oeuvre" discoureuse tel un maître du Siècle d'Or espagnol, il s'est joué des ombres et des lumières de son début de campagne, distillant à l'envie des bribes de programmes comme pour les tester auprès de ses soutiens.
Mais ensuite un fois les drapeaux et calicots remisés, butte-on sur les limites de l'exercice politicien. Après les envolées lyriques propres à remotiver un électorat un peu troublé, il reste à poser les fondations et les constructions d'un programme que tout le monde attend, certains pour le démolir et beaucoup d'autres pour l'étudier, le comparer et peut-être le soutenir. Alors le Bourget ? Aire de garage provinciale ou piste de décollage vers le ciel présidentiel ? Wait'n see...
Mais ensuite un fois les drapeaux et calicots remisés, butte-on sur les limites de l'exercice politicien. Après les envolées lyriques propres à remotiver un électorat un peu troublé, il reste à poser les fondations et les constructions d'un programme que tout le monde attend, certains pour le démolir et beaucoup d'autres pour l'étudier, le comparer et peut-être le soutenir. Alors le Bourget ? Aire de garage provinciale ou piste de décollage vers le ciel présidentiel ? Wait'n see...
dimanche 22 janvier 2012
Un exemple à la "Noah"...
Il est des symboles comme des brocolis... Même quand vous n'aimez pas, on vous les ressert à l'envie... Demandez si Nicolas Sarkozy a oublié la note du Fouquet's, la fameuse brasserie "populaire", le soir de son élection ? Cela m'étonnerait grandement vu le tapage que fait encore cette grave erreur symbolique.
Je ne suis pas sûr que tous les candidats en aient tiré les conclusions qui s'imposent quand je lis dans la presse dominicale que Yannick Noah fera l'ouverture en vedette "américaine" -suisse plutôt- du premier grand meeting de François Hollande.
Certes, le personnage est attachant, beau tennisman, bon chanteur et papa d'une filiation brillante. Mais la personnalité préférée des français me parait tout de même pour le moins décalée quand il s'agit, comme le fera certainement François Hollande, de dénoncer "les puissances de l'argent", "les mauvais citoyens, ces très riches qui délocalisent leur fiscalité". Vivant entre la Suisse et les USA, Yannick Noah est en procédure, depuis près de 15 années, avec le FISC français qui lui réclame la bagatelle de 1 million d'euros de redressement.
Les leçons quand on veut en donner, il faut, en premier lieu, se les appliquer à soi-même et accepter d'en recevoir. Au risque, sinon, de se les voir resservir jusqu'à plus faim, comme les brocolis...
Je ne suis pas sûr que tous les candidats en aient tiré les conclusions qui s'imposent quand je lis dans la presse dominicale que Yannick Noah fera l'ouverture en vedette "américaine" -suisse plutôt- du premier grand meeting de François Hollande.
Certes, le personnage est attachant, beau tennisman, bon chanteur et papa d'une filiation brillante. Mais la personnalité préférée des français me parait tout de même pour le moins décalée quand il s'agit, comme le fera certainement François Hollande, de dénoncer "les puissances de l'argent", "les mauvais citoyens, ces très riches qui délocalisent leur fiscalité". Vivant entre la Suisse et les USA, Yannick Noah est en procédure, depuis près de 15 années, avec le FISC français qui lui réclame la bagatelle de 1 million d'euros de redressement.
Les leçons quand on veut en donner, il faut, en premier lieu, se les appliquer à soi-même et accepter d'en recevoir. Au risque, sinon, de se les voir resservir jusqu'à plus faim, comme les brocolis...
samedi 21 janvier 2012
Incertain ou éclairé ?
Ce 21 janvier, et ce depuis 219 ans, églises et chapelles de France résonnent des chants et Te Deum marquant l'exécution du roi Louis XVI, balayé par la tempête révolutionnaire qui mit fin presque définitivement à la monarchie française.
Aujourd'hui, les historiens se collettent pour savoir si ce roi, trop longtemps déconsidéré, n'était pas en réalité un monarque éclairé, préférant la mort et l'opprobre à l'éclatement de cette nation qu'il aimait tant. Prisonnier à la fois d'une tradition monarchique séculaire et d'une réelle ouverture d'esprit, Louis Capet a pu donner l'impression d'hésiter, de louvoyer mais aussi de préserver autant que faire se pouvait, l'intégrité de son peuple.
On ne peut refaire l'histoire mais après son exécution, la France a plongé dans des décennies de violence, de guerre et de révolutions, brillant aux frontispices des monuments aux morts et régressant dans celui du progrès technique et social. Le petit-fils de Louis XV aurait pu être le garant d'une monarchie à l'anglaise, pacifiée, démocratique et parlementaire.
Amusant de penser cela quand on se dit républicain dans l'âme mais l'intérêt général ne prime-t-il pas ? En tout état de cause, ce débat, loin d'être clos, devrait servir d'exemple très actuel à tous ceux qui tranchent, sans jeu de mots, clivent ou divisent...
Aujourd'hui, les historiens se collettent pour savoir si ce roi, trop longtemps déconsidéré, n'était pas en réalité un monarque éclairé, préférant la mort et l'opprobre à l'éclatement de cette nation qu'il aimait tant. Prisonnier à la fois d'une tradition monarchique séculaire et d'une réelle ouverture d'esprit, Louis Capet a pu donner l'impression d'hésiter, de louvoyer mais aussi de préserver autant que faire se pouvait, l'intégrité de son peuple.
On ne peut refaire l'histoire mais après son exécution, la France a plongé dans des décennies de violence, de guerre et de révolutions, brillant aux frontispices des monuments aux morts et régressant dans celui du progrès technique et social. Le petit-fils de Louis XV aurait pu être le garant d'une monarchie à l'anglaise, pacifiée, démocratique et parlementaire.
Amusant de penser cela quand on se dit républicain dans l'âme mais l'intérêt général ne prime-t-il pas ? En tout état de cause, ce débat, loin d'être clos, devrait servir d'exemple très actuel à tous ceux qui tranchent, sans jeu de mots, clivent ou divisent...
Mea culpa
Ce qu'il a de bien - ou de moins bien - avec Internet, en déformant passablement Lavoisier : "Tout se crée, rien ne se perd et rien ne se transforme."Tout ce que vous avez écrit ou déclaré peut être repris contre vous... J'en suis pleinement conscient en plaidant coupable au sujet de mes anciens écrits sur François Bayrou.
Je me désespérais de voir une famille politique, la centriste, qui me fut chère, dépérir au gré des élections locales, malmenée par ses divisions internes et la massification des deux "monstres" politiques que sont l'UMP et la PS. Puis, comme en 2007, à force de persuasion et de constance, voila le béarnais qui revient au devant de la scène, de la cène devrais-je dire, pour prendre sa part du banquet présidentiel de mai prochain. Sa troisième candidature sera-t-elle la bonne ?
Sincèrement, je ne pense pas. Dans le meilleur des cas, il finira brillamment sur le podium mais en tablant sur une défaite, possible, de Nicolas Sarkozy, il pourrait enfin incarner un recours, celui de toute une famille politique hexagonale en mal de repères et d'un leader au programme clair et à la posture intègre. Et puis assurément, quand on a grandi politiquement à l'ombre des idéaux humanistes de Lanza del Vasto, on ne peut être foncièrement mauvais et donner envie à beaucoup de vous suivre.
Je me désespérais de voir une famille politique, la centriste, qui me fut chère, dépérir au gré des élections locales, malmenée par ses divisions internes et la massification des deux "monstres" politiques que sont l'UMP et la PS. Puis, comme en 2007, à force de persuasion et de constance, voila le béarnais qui revient au devant de la scène, de la cène devrais-je dire, pour prendre sa part du banquet présidentiel de mai prochain. Sa troisième candidature sera-t-elle la bonne ?
Sincèrement, je ne pense pas. Dans le meilleur des cas, il finira brillamment sur le podium mais en tablant sur une défaite, possible, de Nicolas Sarkozy, il pourrait enfin incarner un recours, celui de toute une famille politique hexagonale en mal de repères et d'un leader au programme clair et à la posture intègre. Et puis assurément, quand on a grandi politiquement à l'ombre des idéaux humanistes de Lanza del Vasto, on ne peut être foncièrement mauvais et donner envie à beaucoup de vous suivre.
mercredi 18 janvier 2012
Gare aux excès
"Sarkozy ne peut plus nous battre..." dixit Pierre Moscovici, porte-parole de François Hollande, et de rajouter illico "...si la gauche est unie." S'il est vrai que les chiffres des derniers sondages plaident en sa faveur, crier victoire si tôt serait oublier un passé douloureux qui vit la gauche se perdre et non la droite gagner.
Gare aux excès qu'ils soient politiques, gastronomiques ou psychologiques ! La campagne vient à peine de démarrer et déjà alliés et féaux fourbissent leurs épées en coulisse. Alors ne vendons pas la peau de l'ours "Sarko" avant que les chasseurs tiraillant tous azimuts ne l'aient définitivement vaincu. Le Président de la République est une "bête" de campagne qui se révèle dans la tempête électorale et la houle populaire...
Gare aux excès qu'ils soient politiques, gastronomiques ou psychologiques ! La campagne vient à peine de démarrer et déjà alliés et féaux fourbissent leurs épées en coulisse. Alors ne vendons pas la peau de l'ours "Sarko" avant que les chasseurs tiraillant tous azimuts ne l'aient définitivement vaincu. Le Président de la République est une "bête" de campagne qui se révèle dans la tempête électorale et la houle populaire...
vendredi 13 janvier 2012
100...2
100 jours et 2 points... Voilà en quoi ce vendredi de janvier peut se résumer. 100 jours du premier tour des élections présidentielles et 2 points qui séparent encore Marine Le Pen de Nicolas Sarkozy. De l'algèbre pour pour illustrer notre avenir et celui de notre nation, triste constatation de l'échec patent du débat politique actuel.
Entre course à l'échalote de l'un et atermoiements ou retro-pédalage de l'autre, petites phrases assassines et polémiques stériles, notre classe politique "dominante" est en train de faire le lit au mieux de l'abstention et au pire celui des extrêmes et du rejet violent du système. Il leur reste 100 jours pour redevenir eux-mêmes, pour retrouver la voie de la raison, de la passion et des idéaux. 100 petits jours pour nous redonner l'envie de rester unis, solidaires et confraternels.
Entre course à l'échalote de l'un et atermoiements ou retro-pédalage de l'autre, petites phrases assassines et polémiques stériles, notre classe politique "dominante" est en train de faire le lit au mieux de l'abstention et au pire celui des extrêmes et du rejet violent du système. Il leur reste 100 jours pour redevenir eux-mêmes, pour retrouver la voie de la raison, de la passion et des idéaux. 100 petits jours pour nous redonner l'envie de rester unis, solidaires et confraternels.
jeudi 12 janvier 2012
Il n'y a pas de mort inutile
Gilles Jacquier, grand reporter pour France 2 en Syrie, s'est fait tuer à Homs lors d'une attaque au mortier sur le groupe de journalistes auquel il appartenait. Aussitôt, les rédactions parisiennes de grands médias organisent des forums d'auditeurs ou de lecteurs pour savoir s'il faut encore envoyer des reporters dans de tels foyers de violences et de guerre ?
Question aussi stupide que saugrenue, équivalente à se demander si, en cas d'épidémie, un médecin doit quitter ses malades... Retirer les médias et les témoins attentifs de ces faits dramatiques reviendrait à signer un chèque en blanc à tous les tyrans et extrémistes sanguinaires de notre pauvre planète. Le décès de ce grand reporter s'il est tragique, servira la cause de ceux qui se battent pour la liberté. Il n'y a pas de mort inutile...
Question aussi stupide que saugrenue, équivalente à se demander si, en cas d'épidémie, un médecin doit quitter ses malades... Retirer les médias et les témoins attentifs de ces faits dramatiques reviendrait à signer un chèque en blanc à tous les tyrans et extrémistes sanguinaires de notre pauvre planète. Le décès de ce grand reporter s'il est tragique, servira la cause de ceux qui se battent pour la liberté. Il n'y a pas de mort inutile...
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mercredi 11 janvier 2012
C'est pas Joly-Joly
"Dans la campagne d'Eva Joly, tout est normal et sain" se plait à dire Noël Mamère, député-maire EELV de Bègles. C'est vrai que des indices d'opinion qui décrochent, un budget de campagne divisé par deux et la cacophonie générale, tout cela n'est rien d'autre que normal... En effet, quand on fait campagne à l'envers, qu'on se vend parfois au plus offrant et qu'on se divise au point de ne plus savoir qui on est, rien de plus normal de se casser la gueule.
Dommage, car l'écologie politique a toute sa place et bien plus dans le débat présidentiel. Mais les écologistes français tendent à démontrer par l'absurde que ce concept d'avenir, essentiel pour notre société, n'est pas une exclusivité partisane mais au contraire appartient désormais à tout l'échiquier national. Nos "écolos" sont des purs sucre, et comme cette substance à saveur douce, ils sont totalement solubles...
Dommage, car l'écologie politique a toute sa place et bien plus dans le débat présidentiel. Mais les écologistes français tendent à démontrer par l'absurde que ce concept d'avenir, essentiel pour notre société, n'est pas une exclusivité partisane mais au contraire appartient désormais à tout l'échiquier national. Nos "écolos" sont des purs sucre, et comme cette substance à saveur douce, ils sont totalement solubles...
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