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vendredi 11 septembre 2009

Aux âmes bien nées

Kaïs, 7 ans, va bientôt fouler la pelouse du Neu Camp, stade mythique du FC Barcelone. En temps normal, ce serait l'épilogue d'une belle histoire si ce "bébé" encore au CE1, n'habitait pas Lyon et n'avait pas été recruté par le club champion espagnol à grand coup d'euro, obligeant sa famille à déménager en fin d'année scolaire dans la capitale catalane.
Juste une question : est-ce que vous vous souvenez de vos sept ans ? Auriez-vous imaginé que vos parents allaient quitter leurs vies pour vous accompagner et vivre de vos revenus ? Sous prétexte de génie footbalistique et de détection, des inconscients, ou pire, des immoraux viennent de placer un enfant tout juste sorti du bas-âge et sa famille au bord du précipice de l'existence. Avoir sept ans et être déjà soutien de famille dans l'obligation terrifiante de réussir, voila le challenge "exaltant" que les nouveaux marchands d'esclaves viennent de proposer à un petit "gône". Je souhaite de tout mon coeur que les dix ans à venir donneront raison à ces financiers du sport et que Kaïs brillera au firmament du football. Si ce n'était pas le cas, j'aimerais tant qu'un texte de loi morale oblige ces Ténardier d'un autre temps à accompagner financièrement et socialement la vie de cet enfant dont on aura broyé la jeunesse.
Après les centaines de millions d'euro jetés au visage du monde en crise, les grands clubs de football n'ont même plus la pudeur de respecter l'enfance. On se croirait presque revenu dans l'Allemagne de l'Est ou dans la Chine des grandes heures du sport d'Etat. Quand est-ce que les institutions sportives auront le courage de stopper ce grand loto de la vie où ce sont toujours les mêmes qui perdent tout ?

mardi 8 septembre 2009

Image quand tu nous tiens

Le net bruisse du nième buzz sur la communication gouvernementale et ses ratées après la visite "calibrée" de Nicolas Sarkozy chez l'équipementier normand Faurecia. D'un côté une presse qui gratte, décripte, jauge chaque mouvement du moindre membre du gouvernement et de l'autre des cabinets ministériels qui s'escriment à démentir ces informations. De toute façon, comme on s'amuse à professer en communication politique, "démentir égale rementir".
Quoiqu'il se soit réellement passé, le doute s'est installé et ronge inexorablement la perception que l'on peut avoir de l'action sur le terrain de nos gouvernants. C'est désespérant pour les professionnels de la communication quand on sait l'investissement massif consenti mais c'est aussi le retour de boomerang quand on privilégie le paraître sur l'être.
Les contradicteurs se délecteront de me rétorquer que la ménagère de moins de 50 ans, cœur de cible des communicants, n'est pas connectée sur internet et s'abreuve du 20 heures de TF1 sans autre autocritique que les papotages devant la machine à café du bureau... Certes, certes, mais la rumeur est tenace et les internautes ne sont pas que des "no life" cloîtrés dans leur monde. En 24 heures, un on-dit traverse la France de Dunkerque à Marseille, va de quartier rupin en cité populaire, de jeune informé en ouvrier afféré. Il fait son œuvre destructrice d'image et de posture.
Les politiques devraient accepter l'impopularité de l'action plutôt que courir après une improbable reconnaissance de celui qui décide et avance. Gouverner c'est déplaire, gouverner c'est trancher, gouverner c'est aussi entrer dans l'histoire par la réforme, le mouvement et l'action. Durer n'est pas un critère efficient, seuls comptent les projets et les réformes menées à bien contre les vents et marées de l'opinion. Quant aux journalistes, qui croient ou plaident encore pour l'angélisme, qu'ils n'oublient jamais que la mise en scène de la gouvernance est aussi vieille que le monde est monde. César ou Alexandre étaient déjà des maîtres voir des empereurs de la communication et même le maire du plus petit village de Dordogne peaufine son image devant ses électeurs potentiels... Nicolas Sarkozy n'a rien inventé, juste adapté à la sauce contemporaine d'anciennes recettes éprouvées.

lundi 7 septembre 2009

Franchement bien...

Les décibels mélodieux et familiaux des premières Franche Musicales viennent à peine de s'éteindre qu'arrive déjà l'heure du bilan, un mot un peu trop dur qui ne caractérise en rien le succès populaire de la manifestation. Car avant toute chose, il faudra retenir ici l'ambiance festive et bon enfant ainsi que le grand nombre de spectateurs qui ont apprécié cette première édition.
Hommage en soit rendu à l'initiateur du projet, Jean-Pierre Pouamon, incontournable animateur du ZanziBar qui a trouvé les mots pour nous entraîner, les patrons des trois bars de la place, dans cette idée un peu folle d'offrir aux périgourdins un fête de rentrée gratuite et ouverte à tous. École de salsa, orchestres rock ou zouk, senteurs de cuisine créole, de barbecue, une météo clémente et les Franche Musicales ont pu débuter sous les meilleures auspices.
Un de mes anciens patrons avait coutume de dire que "quand le bébé est mignon, tout le monde en réclame la paternité"... Les mines réjouies de tous, samedi, ont confirmé qu'il est adorable... Ce n'est pas un problème alors pour l'adopter ! Nous sommes prêts pour la prochaine édition à élargir le cercle familial des partenaires et organisateurs pour en faire l'événement de la rentrée à Périgueux comme ce fut la tradition durant des décennies. Déjà des candidatures ce font jour et nos édiles ont apprécié l'ambiance détendue et sympathique qui a régné toute la soirée.
Il fallait juste oser prendre le risque financier et organisationnel d'un premier opus. C'est fait et bien fait. Les deuxièmes Franche Musicales seront certainement un peu plus longues et encore plus denses mais toujours gratuites, accessibles à tous les publics et aux associations culturelles locales afin d'aider à leur promotion. Franchement simple mais toujours franchement bien...

Sim désactivé

Rien à voir avec la carte homonyme de votre téléphone portable... Mais juste pour faire un petit clin d'oeil à l'humoriste décédé hier à l'âge de 83 ans. Pour les plus jeunes lecteurs, ils auront peut être croisé la tronche improbable de cet être unique et attachant. Les autres se souviendront de la baronne de la Tronchembiais, de la kyrielle de second rôle et des blagues de potache des Grosses Têtes.
J'entendais ce matin un chroniqueur expliquer qu'il lui semblait avoir perdu avec Sim l'oncle qui, affublé d'un chapeau pointu et d'un nez rouge, faisait rire les enfants un soir de Noël. Je ne pouvais aussi bien dire et rendre ainsi un hommage pudique au porte-drapeau talentueux et modeste des sans-grade du spectacle.
Salut Tonton ! C'est Saint-Pierre qui va maintenant se fendre la gueule...

dimanche 6 septembre 2009

Marielle, ma soeur, ne vois-tu rien venir ?

Du haut des pyramides de la Grande-Motte (Hérault) qui est peut être grande mais n'a rien d'une motte, François Bayrou scrute avec angoisse son horizon politique.
D'un côté, le gauche, la plaine, balayée par des vents puissants et tournoyant, poudroie d'une troupe hétéroclite qui se rapproche de plus en plus du noyau, étouffant ce qui reste d'espoir de créer un centre vraiment autonome. A droite, il y a belle lurette que les marais centristes ont été asséchés et que les électeurs se sont rangés sous les bannières du Nouveau Centre, de la Gauche Moderne ou des Radicaux Valoisiens.
Que reste-t-il à François Bayrou pour survivre à cet étau qui se referme doucement mais inexorablement sur les forces vives du Modem ? Une posture, une démarche solitaire, uniquement guidées par son opposition à Nicolas Sarkozy. Or faute de troupes électorales disciplinées et compactes, il va être contraint de rester l'éternel troisième d'un scrutin majoritaire sans pitié et donc, d'être le supplétif méprisé mais courtisé le temps d'une élection. Perspective insupportable pour le béarnais fier et farouche qu'il a toujours incarné dans son ancien camp de base.
J'y vois dans ces soubresauts une trajectoire à la Raymond Barre, sans le côté professoral ni l'absence de racines géographiques véritables. Reconnu par tous mais sans vrai parti à sa dévotion, l'ancien maire de Lyon a terminé sa carrière replié sur son Aventin de la capitale des Gaules. Bordères, petit village accroché aux pentes des Pyrénées, suffira-t-il au bonheur de François Bayrou ? Pour le connaître un peu, je souhaite bien du plaisir à ses voisins et familiers. Il va être insupportable...

samedi 5 septembre 2009

Cachez ce Frêche que je ne saurais voir...

Après l'épisode "La Rochelle et les primaires", le deuxième opus du feuilleton de la rentrée à gauche s'intitule "le PS et les primates", avec en vedette au générique le pathétique Président du Conseil régional du Languedoc-Roussillon, Georges Frêche. En effet en octobre, la rue de Solférino doit entériner les têtes de liste qui conduiront les prochaines élections régionales et il semble que le maréchal "Frêchescu" soit le mieux placé pour conserver le fauteuil convoité de Montpellier.
En d'autres temps, Paris valait bien une messe et aujourd'hui, le Languedoc-Roussillon vaut bien une apostasie. Même Ségolène, le chantre de la "fraternitude", nous fait le coup de Ponce Pilate et s'en lave les mains sales, n'oubliant pas en cela le grand nombre de militants zélés que l'ancien maire de Montpellier draine derrière lui. Pourtant, Dieu seul sait si ce personnage est par beaucoup d'aspects détestable. Grossier, violent, caractériel, haineux et vindicatif, il cumule non seulement les mandats mais aussi tous les qualificatifs d'une personnalité déplaisante. Ses hagiographes auront beau jeu de me renvoyer à son intelligence, sa culture et son intuition. Oui, c'est vrai comme la plupart des tyrans, autocrates, despotes et dictateurs qui ont hanté notre histoire et transformé en fleuve de sang la vie de générations de pauvres gens.
Je n'aime pas ce monsieur, comme je l'ai déjà écrit par ailleurs, à l'image du peu d'estime que je porte à Napoléon 1er, Nivelle ou Simon de Montfort. C'est lui faire beaucoup d'honneur certes que de le comparer à ces personnalités mais c'est aussi tenter de démontrer que l'intelligence ne peut tout justifier. Et puis, en politique, je réfute les sectaires, les intransigeants et autres intolérants. Il sont la négation même de l'expression et du débat public comme sait l'être parfaitement le "divers gauche" Georges Frêche.

vendredi 4 septembre 2009

C'est gagné !

Les deux tiers des français rejettent aujourd'hui la mise en place de la taxe carbone... J'en connais qui doivent se frotter les mains, union improbable de pollueurs d'atmosphère et de contrefacteurs patentés du débat public.
Un dicton populaire souligne que quand on veut tuer son chien, on l'accuse d'avoir la rage. Pour le coup, non seulement Médor va manger les pissenlits par la racine mais son maître et tortionnaire, nous, allons l'accompagner dans la tombe à plus ou moins brève échéance planétaire. Entre une majorité trop frileuse et une opposition prête à se refaire une santé à n'importe quel prix, les français, éreintés par la crise, effrayés par la grippe, ont choisi le présent financier plutôt que le futur à préserver. Une réaction très normale quand on se sent dans l'incapacité de faire son choix, vu la médiocrité du débat et sa réduction absurde au seul montant de cette fameuse taxe.
J'en veux bien sûr à tous ceux qui ont replacé la controverse sur le plan financier mais aussi au gouvernement qui s'est laissé enfermer dans cette nasse tendue par quelques apprentis sorciers en mal de légitimité. Ils auront gagné quelques lignes supplémentaires dans la presse, une photo et peut être des électeurs de plus mais à quel prix ? Le Président de la république a esquissé une riposte en indiquant aux responsables écologistes un peu déboussolés que rien encore n'était fixé, leur laissant espérer des lendemains plus verts et moins roses... Peut être cela aura la faculté de réveiller Jean-Louis Borloo, sa faconde, sa popularité et sa légitimité sur ce dossier manquant cruellement. En rugby, il faut dans une équipe un "impact player" pour espérer remporter une victoire. Il en est, et au coach Sarkozy de s'empresser de le faire rentrer sur le pré !

jeudi 3 septembre 2009

Une rentrée toussautant

En terme journalistique, on appelle cela un marronnier... C'est à dire un sujet d'article qui revient périodiquement, de manière quasi-incontournable. C'est le cas bien sur de la rentrée de septembre. Elle est écolière, collégienne, lycéenne et universitaire mais aussi sociale, fiscale ou politique.
Côté fiscal, en dehors de la polémique taxe carbone, j'ai une pensée émue pour les 3000 français dont les comptes en Suisse ne vont pas tarder à ressembler à des sorbets tellement ils vont être gelés par le glacial mais efficace Eric Woerth. Pour le social, je fais confiance à nos syndicats pour mobiliser la base afin de réclamer un peu tout, parfois n'importe quoi et ainsi de se faire doubler dans la surenchère par le facteur neuilléen et d'autres tenants de groupuscule d'extrême gauche ou droite (rayer la mention inutile...). En politique, c'est déjà fait. Trop impatients d'en découdre, nos leaders ont déjà usé et abusé des déclarations fracassantes et des postures théâtrales à l'occasion des universités d'été.
Concernant nos chères têtes blondes, les portes des établissement se sont ouvertes sur une rentrée teintée de crainte et de doute, crainte de la pandémie de grippe H1N1 et doute sur les nièmes réformes en cours... Passons sur le gros rhume qui nous attend tous pour nous arrêter quelques instants sur les projets du Ministère de l'éducation nationale.
J'ai l'impression de plus en plus prégnante qu'aucun de nos ministres en charge du dossier n'arrive à se départir de ce mistigri. On empile, on redéfinit, on simplifie, on tranche mais à la fin des fins on ne résout rien. Au lendemain des années 60 en France, on a choisit de bonne foi de placer l'enfant au centre du système scolaire, la transmission du savoir n'étant que secondaire et archaïque par rapport à l'éveil de l'élève. Ce pédagogisme, né chez Rousseau et les psychologues américains de la première moitié du XXème siècle, est aujourd'hui la philosophie qui guide ce gigantesque chantier sans fin. L'évolution de la société "aidant", on a aussi transféré de la famille à l'école tout ce qu'un enfant doit savoir de la vie en société. Et si on s'était trompé ?
Par excès d'angélisme et rejet de l'école de grand papa, on a espéré laisser à l'enfant le choix de sa construction et devenir ainsi le créateur supposé de son savoir. Les établissements se sont transformés progressivement en lieux de vie, reproduisant parfois à l'extrême la structure de la rue avec son corollaire d'injustices et d'inégalités. Sans repères clairement définis et parfois imposés, un enfant va répéter les codes qu'il aura "appris" ailleurs, ce ailleurs sans famille et sans limites autres que la force, l'argent et le pouvoir.
Finalement, nos soixante-huitards idéalistes et généreux auront contribué à mettre en place une forme de société scolaire ultra-libérale basée sur les antithèses mêmes de leurs espérances. Au delà des réformes peut être nécessaires, nous avons avant tout à redonner aux enseignants toute l'aura et le respect qu'imposaient leurs prédécesseurs, les hussards de la république, qui ont façonné des générations de jeunes qui n'étaient pas tous d'odieux conservateurs, obtus et tyranniques.

mercredi 2 septembre 2009

La taxe carbone polluée

C'est un paradoxe : avoir été créée pour lutter contre le réchauffement climatique et souffrir directement de celui de la politique. Ainsi va la vie déjà tumultueuse de la future taxe carbone sur les émissions polluantes.
Sur le sujet, madame Royale a été princière. Martine lui jouant un tour en acceptant plus vite que prévu les primaires à gauche, il fallait vite trouver un sujet qui replacerait l'ex-future-ex candidate à la magistrature suprême au centre du débat médiatique. La fumeuse, coûteuse et impopulaire taxe carbone était parfaite pour se relancer, quitte à jouer contre son camp et ses propres convictions. Mais exister à tout prix semble plus important pour certains que prendre du recul et soutenir une politique même si elle émane d'un adversaire.
Disons le tout net, la taxe carbone est un impôt nouveau, clairement et simplement, qui doit toucher ceux, quels qu'ils soient, qui usent et abusent d'énergies polluantes. Si on considère ce postulat comme établi, reste aux initiateurs du projet d'apporter les éclaircissement nécessaires afin de bien faire comprendre à tous ceux qui seront probablement touchés qu'ils ont non seulement les moyens d'éviter cette taxe mais aussi d'en bénéficier. C'est cela la vraie incitation. Ayons enfin le courage de nos idées pour dire aux français que nous devons les aider, voir les forcer, à changer leurs habitudes et une partie de leur mode de vie.
La création de la taxe carbone signifie aussi que nos gouvernants vont devoir travailler en profondeur à la réorientation globale de notre fiscalité. L'enjeu est tel qu'on ne peut se contenter d'un simple débat sur le montant de cette taxe. Il en va de sa crédibilité mais aussi de son efficacité. Il est tellement facile de peigner le peuple dans le sens du poils que les prises de position manichéistes des opposants frontaux à l'application fiscale du Grenelle de l'Environnement démontrent au mieux leur méconnaissance totale du sujet et au pire leur duplicité populiste.
J'ai le souvenir du débat qui a agité durant plus de quarante ans la destination finale de l'argent collectée pour la vignette automobile, initialement imaginée pour venir en aide aux personnes âgées... Avec un petit sourire en coin et un air docte, ses adversaires affirmaient haut et fort que nos pauvres aïeuls étaient bien loin d'en voir la couleur. J'osais dire, à l'époque où je travaillais dans un conseil général, que bien heureusement car la collectivité départementale dépensait trois fois plus de crédits pour les personnes âgées que ne lui en rapportait la perception de la vignette. Tout est dans la symbolique. Et ce ne sont pas les partisans ou opposants à l'impôt sur la fortune qui me diront le contraire. La balle est maintenant dans le camp de tous ceux qui souhaitent que notre monde évolue positivement. Ils doivent serrer les rangs, être de redoutable pédagogues et surtout se préparer à recevoir des coups bas de toutes parts. Mais le jeu en vaut la chandelle, non polluante...

mardi 1 septembre 2009

Croyant mais si peu pratiquant

S'il y a une chose sur laquelle la grande majorité de la classe politique française s'accorde, la main sur le coeur, c'est bien sur la disparition du cumul des mandats... à condition que cela ne les touche pas !
Le PS, à La Rochelle, a entonné le grand air du "plus jamais ça" et l'Elysée vient d'annoncer qu'on ne pourra pas être ministre et président de Région. Plus de beurre ni d'argent du beurre, la crémière se réservant l'usage de ses assises... Et quand on étudie la composition du bureau exécutif du PS, les 8/10émes de ses membres ont au moins deux mandats auxquels il faut ajouter quelques présidences de communauté d'agglomération, bienheureusement jamais comptabilisées. Ne parlons pas des travées du Gouvernement où l'ancien motard, Christian Estrosi, règne en maître sur les Alpes-Maritimes par exemple. Même Arnaud Montebourg, pourtant Saint Just pourfendeur des potentats locaux, s'est empressé dès qu'il l'a pu, d'ajouter la présidence du Conseil général de Saône-et-Loire à sa carte de visite de député. Tartuffe au pays d'Orgon...
Mais finalement là n'est pas le problème. Avant tout, ce dont souffre notre classe politique vient de son trop faible renouvellement. Mais comment renouveler quand les listes électorales sont occupés par des cumulards de candidatures ? Alors jeune militant, j'avais déjà proposé à ma formation politique d'étudier un projet de loi visant à interdire le nomadisme électoral. Voile pudique et silence dans les rangs ! Ce jeune est un peu fou, pardonnez lui ! Il ne sait pas ce qu'il fait... Pourtant c'était tout simple. Il est interdit à tout élu de se présenter à un autre mandat avant la fin de son actuelle fonction élective, la démission n'étant effective que pour raison de santé ou personnelle et bloquant toute velléité de se représenter jusqu'au terme officiel du mandat quitté. En tout état de cause, je souhaitais faire en sorte que les listes européennes, régionales ou autres cessent de perde le soir même du scrutin tous leurs leaders, venus là pour se changer les idées et tromper l'électeur lambda.
Doux rêve d'un jeune en mal de reconnaissance ? Peut être mais certainement un des moyens essentiels pour que la politique au quotidien retrouve le respect et la légitimité qu'elle n'aurait jamais dû abandonner.

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